Aéronautique

La filière aéronautique se réorganise aussi de l’intérieur

La filière aéronautique française est soutenue par l’Etat, mais aussi par ses grands donneurs d’ordres, et s’organise pour tenir le choc de la crise pandémique. Bruno Durand, directeur industrie, achats et performance de Safran : « Ces derniers mois, en raison de la crise, nous avons ajouté un peu plus d’âme dans nos relations avec nos fournisseurs. Quand nous avons des arbitrages à effectuer, nous essayons au maximum de favoriser les fournisseurs français en leur permettant jusqu’au bout de revoir leur offre pour être sélectionnés. » Le motoriste, pour qui travaillent 600 fournisseurs, en suit 150 à 180 de très près ; 25 d’entre eux sont directement épaulés par le groupe, qui leur dépêche ses experts financiers. Une mesure s’additionnant à une autre, 300 000 emplois, sur 600 000 menacés, auraient été sauvés dans la construction aéronautique. Aries Alliance a ainsi pu bénéficier du fonds Ace Aéro Partenaires auquel participent Airbus, Safran, Thales et Dassault. C’est la seule entreprise à en avoir bénéficié pour l’instant, la consolidation s’avérant plus lente que prévu. « Il s’agit souvent d’entreprises familiales, et leurs dirigeants n’acceptent pas toujours de perdre les rênes en cas d’absorption par un groupe ou de changement d’actionnariat, précise Bruno Durand. Mais la situation évolue. Ce moment de deuil est en train de passer. » Ace Management examine actuellement quinze projets. Même engluées dans la crise, certaines sociétés continuent d’investir sur l’avenir. C’est le cas de Mecachrome, qui fournit notamment des pièces mécaniques de haute précision pour le Leap. Mecachrome est en train de mettre au point un concept d’avenir : la Focus Factory

L’Usine Nouvelle – 01/03

Thales est confiant pour 2021

Thales a terminé l’année 2020 avec un bénéfice d’exploitation en recul de 33 % sur un an, un chiffre d’affaires qui a perdu 7,7 % et des commandes qui se sont amenuisées de 3 %. Les ventes dans le secteur défense et sécurité, principale division du groupe, ont notamment décliné de 2,2 % Les analystes ont été déçus par les ventes. Pour l’année en cours, Pascal Bouchiat, le directeur financier, annonce une « croissance significative » dans la plupart des activités, avec une progression du chiffre d’affaires qui reflètera une croissance annuelle de 2 à 6 %, à périmètre constant. Thales compte poursuivre sa restructuration, et réaliser des économies supplémentaires « dans la foulée de l’intégration des activités de Gemalto en 2019 ».

Reuters – 04/03

Les volumes de fret aérien augmentent

En janvier, le fret aérien a retrouvé son niveau mondial d’avant la crise. Mesurée en tonne-kilomètre, la quantité de fret transportée a augmenté de 1,1 % sur un an, et de 3 % par rapport à décembre 2020. La tendance est particulièrement perceptible dans la zone nord-américaine (11,7 %). L’Europe est stable : 0,4 %, mais la zone Asie-Pacifique décline de 6,8 %. Toutefois, le trafic passagers représente 85 % des revenus des compagnies et, de ce côté, « cela va de mal en pis », rappelle l’Iata. En janvier, le trafic mondial s’est effondre de 72 % sur un an, évalué en kilomètre-passager payant. Ce taux était de 69,7 % en décembre, toujours sur un an. « 2021 commence plus mal que 2020 », ne peut que constater Alexandre de Juniac, directeur général de l’Iata. Concernant le fret, « notre capacité à y répondre est limitée par une pénurie d’espaces dans les soutes des avions de passagers », souligne-t-il.

AFP – 02/03

Des tests généralisés, standardisés et numériques

Les compagnies aériennes demandent que les certificats de test Covid négatif, expérimentés ici et là, se généralisent, se standardisent et deviennent numériques. Pour l’Iata, c’est le meilleur moyen de relancer les voyages en avion. Actuellement, ils sont demandés de façon fragmentaire, certains pays comme les Pays-Bas exigeant deux garanties, un test PCR réalisé trois jours avant le départ et un test express réalisé à l’aéroport. Depuis plusieurs mois, l’Iata et les transporteurs développent des applications téléphoniques, susceptibles de servir de laissez-passer sanitaire. L’Association va déployer son ‘travel pass’ dans quelques semaines, en partenariat avec dix compagnies (British Airways, Emirates, Etihad, Qatar Airways ou Singapore Airlines). Air France, Air Caraïbes et French Bee démarrent, ce mois-ci, des tests grandeur nature au départ de Roissy et d’Orly pour les vols à destination de l’Outre-Mer. Toute généralisation de ces applications exige néanmoins le feu vert des gouvernements, « ce qui ne va pas toujours de soi », commente le rédacteur des Echos.

Les Echos – 03/03

Relance

Bruno Le Maire fait preuve de sa détermination, en promettant le déploiement du plan de relance (100 milliards d’euros) « quelles que soient la situation sanitaire et son évolution ». Il maintient également un objectif de 6 % de croissance du PIB cette année. Les baisses d’impôts de production pèseront 10 milliards en 2020. Même si Washington a investi 1 900 milliards de dollars dans la relance, Bercy ne compte pas « ouvrir davantage les vannes », ni taxer l’épargne des Français.

Le Monde – 03/03

Daher s’en sort plutôt bien en 2020

L’an passé, Daher a livré 53 turbopropulseurs, TBM et Kodiak, en Amérique du Nord surtout, en Europe aussi et, dans une moindre mesure, aux Emirats arabes unis. C’est certes moins qu’en 2019 (68 livraisons), mais la performance n’en demeure pas moins appréciable étant donnée la conjoncture internationale. Daher a enregistré cinquante commandes en 2020, à livrer cette année. Didier Kayat, directeur général de Daher, a félicité les équipes de la division aéronautique : « En plus de maintenir un volume de livraisons solide, les commandes déjà enregistrées pour 2021 offrent des perspectives positives pour l’année à venir ».

La Tribune – 26/02

L’A321 à Toulouse…

 La ligne d’assemblage de l’A321, qu’Airbus doit installer à Toulouse, est « attendue comme le Messie ». Sa mise en place a pris du retard car le constructeur veille à ce que cette nouvelle chaîne ne soit pas perçue comme concurrente de celles existantes. Pour l’heure, seule la chaîne de Hambourg assemble cet appareil que « les compagnies s’arrachent ». L’Usine Nouvelle – 01/03