Air France dans le Brouillard

Alors que la compagnie affiche ses résultats financiers, les discussions sur la recapitalisation vont bon train.

Recapitalisation d’Air France

Ryanair pousse Bruxelles à durcir les contreparties En pleine négociation entre Paris et Bruxelles sur la recapitalisation d’Air France par l’Etat français, Ryanair a appelé mercredi la Commission européenne à exiger qu’Air France cède de nombreux créneaux aéroportuaires de décollages en France en contrepartie de la validation de l’aide d’Etat qu’elle recevra. Ryanair demande même un durcissement de ces contreparties.

La Tribune – 12/02

Air France-KLM, dans le brouillard

Air France-KLM a perdu 7,1 milliards d’euros l’année dernière. La pandémie l’a privé des deux tiers de sa clientèle. Le chiffre d’affaires s’est effondré de 59 % sur un an. Le groupe avertit que le premier trimestre 2021 sera difficile et qu’une reprise est très aléatoire à prédire. La perte nette d’Air France-KLM correspond à ce que les analystes attendaient. Elle inclut une provision de 822 millions d’euros pour accompagner les départs volontaires. Les effectifs ont fondu de 10 % en un an : 5 000 salariés de moins chez KLM, 3 600 chez Air France. 900 départs sont encore programmés chez KLM, et 4 900 chez Air France. Aujourd’hui Air France-KLM tourne sur un effectif de 76 500 postes ETP. Pour 2022, le groupe prévoit un nombre d’avions en retrait de 7 % par rapport à 2019.

AFP, Latribune.fr – 18/02

Recapitalisation d’Air France sous conditions européennes

Bruxelles surveille Paris sur au moins deux dossiers sensibles : l’aide que la France veut apporter à EDF et à Air France. Selon Ben Smith, directeur général d’Air France-KLM, la compagnie française perd « plus de 10 millions d’euros par jour. Moins pour KLM », et aucun retour à la normale n’est espéré avant 2024. Les services antitrust de Margrethe Vestager, commissaire européenne à la Concurrence, consentiraient à ce que le groupe Air France-KLM soit recapitalisé s’il cède à ses concurrents, easyJet, Wizz ou Ryanair, des slots à Orly et Schipol-Amsterdam. Ils citent en exemple Lufthansa, qui a accepté de le faire à Francfort et Munich, contre 6 milliards d’euros d’aide publique.

Le Monde – 16/02