AVIONNEURS

Airbus étudie l’A350 cargo et Boeing, le 777X version fret

Airbus s’entretient avec de potentiels clients de l’éventualité de lancer des A350 cargos. Si le constructeur parvient à un consensus d’acquéreurs, il pourrait convertir ses gros-porteurs non-utilisés en avions de fret. L’Européen tenterait, sur ce marché, de réduire l’écart avec Boeing. Ce dernier réalise, avec des appareils convertis en cargos, plus du tiers de ses ventes. Boeing a livré 202 cargos 777 contre 38 pour l’A330. Boeing règne surtout sur le fret avec le 747 : plus de 260 livraisons. « Puisque la cadence de production de l’A350 a été réduite et que le marché du cargo est le point fort du marché des gros porteurs, on pourrait conclure que la probabilité d’un A350F a augmenté en un an », observe un expert. Boeing serait en train d’étudier une version fret du 777X.

Reuters – 12/03

Le 5X pour Boeing, peut-être l’A322 pour Airbus

Boeing et Embrear envisagent de lancer de nouveaux modèles d’avion malgré les aléas de la crise pandémique. Chez l’un et chez l’autre, les projets à l’étude sont basés sur une propulsion conventionnelle et sur une amélioration de la technologie actuelle. Chez Boeing, le projet 5X serait une concrétisation de l’hypothétique NMA. Airbus jouit d’une avance assez confortable sur Boeing, dans le segment moyen-courrier, pour rester en position d’observation, et a tout loisir de plancher parallèlement sur l’avion à hydrogène. L’Européen peut choisir d’allonger l’A220, qui rendrait l’A319neo obsolète, problème qu’Airbus peut ignorer, ou d’agrandir l’A321neo, une « remise à niveau » qui prendrait le nom d’A322 et qui « tuerait le Max en Europe », selon l’appréciation d’un expert. CFM International devrait être candidat à sa motorisation, et reprendre le projet de turboréacteur à double flux et à entraînement direct, mix du GEnx et du Leap, là où GE et Safran l’avaient laissé.

Aviationweek.com – 16/03

ATR, mal en point mais confiant sur le long terme

ATR (Airbus/ Leonardo) n’a livré que dix de ses turbopropulseurs régionaux en 2020, contre 68 en 2019, et n’a enregistré que six commandes, hors annulations, contre 52 l’année précédente. ATR a pour clientes de petites compagnies régionales, particulièrement affectées par la chute du trafic. Le constructeur a pu réduire ses effectifs de 15 % sans départs contraints. L’année en cours devrait se présenter un peu mieux mais, depuis le début de l’année, ATR a enregistré trois commandes et trois annulations… Parmi les atouts que l’entreprise peut avancer : elle est seule en course sur son créneau depuis que Longview Aviation Capital a décidé d’arrêter la production du Q400, elle espère de plus obtenir une certification chinoise pour la fin du premier semestre, et elle fabrique des appareils consommant 40 % de carburant de moins que les jets régionaux. Le constructeur songe à convertir certains de ses avions en cargos, et reste malgré tout confiant sur le long terme.

Les Echos, Le Figaro – 18/03