Archives de catégorie : Newsletter N°9 – Actu Aéro

COMPAGNIES

Norwegian a finalisé son plan de restructuration

Norwegian Air a présenté son plan de restructuration définitif à ses créanciers. Si la majorité d’entre eux l’approuvent, de même que les magistrats de la Haute Cour de justice d’Irlande, ce plan permettra à Norwegian de lever de nouveaux capitaux et de sortir du régime de protection contre la faillite en Irlande et en Norvège. « Si tout se déroule comme prévu, nous serons en mesure de procéder à la levée de fonds en mai », affirme Jacob Schram, directeur général du groupe. Parmi les résolutions du plan : une réduction de la flotte. En janvier, il était ques-tion de la faire passer de 140 à 53 appareils. Norwegian vient d’annuler une com-mande de 88 Airbus, alors que le conflit avec Boeing, pour l’annulation de 97 appareils, n’est toujours pas réglé devant la justice américaine.

Reuters – 11/03

Air France teste l’AOK Pass

Air France teste, depuis hier, un passe sanitaire numérique : l’AOK Pass (AOK pour « anticorps OK »). L’expérimentation durera quatre semaines à Roissy, sur des liaisons vers la Guadeloupe et la Martinique, destinations choisies en raison de leur fort taux de remplissage. Concernant le risque de traçage et la protection des données personnelles, une passagère pense qu’il y aura des normes RGPD. « Pour vous dire la vérité, je suis plus inquiète lorsque je vais sur Facebook », sourit-elle.

Aujourd’hui en France – 12/03

Virgin Atlantic lève 160 millions de livres

Les deux actionnaires de Virgin Atlantic, Virgin Group (51 %) et Delta Air Lines (49 %), vont renflouer l’entreprise de 160 millions de livres, pour accompagner la compagnie jusqu’à la reprise espérée de cet été. Virgin Atlantic avait déjà encaissé 230 millions de dollars après avoir vendu deux Dreamliner, qu’elle va désormais louer. Sa division cargo a enregistré une année record en 2020, et la société espère renouer avec les profits en 2022.

AFP – 15/03 DIFFUSION INTERNE

Norwegian renaît sous la forme de Norse Atlantic Airways

La nouvelle low-cost long-courrier Norse Atlantic Airways vise le marché transatlantique. Ses fondateurs sont aussi ceux qui avaient créé la grande soeur Norwegian, à l’arrêt sur le long-courrier depuis quelques semaines, et dont la base française est en liquidation judiciaire. Norse opèrera des Dreamliner bon marché, dont 35 exemplaires de Norwegian, nombre de ces appareils étant disponibles sur le marché depuis le début de la crise. « Nous avons l’occasion unique de construire une toute nouvelle compagnie aérienne à partir de zéro », explique Bjorn Tore Larsen, PDG de Norse Atlantic Airways. En avril, la compagnie devrait être cotée à la Bourse d’Oslo. Le syndicat français des pilotes (SNPL) avoue son incompréhension : Norwegian est en train de renaître sous la forme Norse, alors que le sort de ses salariés français n’est pas encore réglé.

Les Echos – 18/03 DIFFUSION INTERNE

Norse Atlantic Airways, la nouvelle low-cost long-courrier

L’offre commerciale de Norse Atlantic Airways démarrera en décembre. Il s’agit d’une nouvelle low-cost long-courrier calquée sur Norwegian Air Shuttle. Non seulement ses fondateurs sont liés à Norwegian 1, mais la future compagnie loue des Dreamliner qui portaient naguère les couleurs de sa devancière. Sa stratégie transatlantique sera la même, avec des liaisons vers New York, Los Angeles, Miami, Londres, Paris, Oslo et, plus tard, l’Asie. La première Norwegian avait pâti des pannes de moteurs signés Rolls Royce. La seconde a reçu l’assurance que ces déboires étaient résolus.

Bloomberg – 16/03

MOTORISTES

Rolls Royce : une perte qui a doublé en un an

Rolls Royce a publié une perte de 3,2 milliards de livres en 2020 (4 milliards selon les sources), brèche qui s’est élargie du double en un an. Le motoriste, qui brûle toujours 10 millions de livres par jour, a pu économiser un milliard l’an dernier, en taillant résolument dans les effectifs. Le groupe compte sur les progrès de la vaccination, et dans un rebond du PIB mondial, pour se redresser. « Nous conti-nuons à investir dans les technologies de pointe et dans les opportunités à faibles émissions de carbone », déclare Warren East, le directeur général. Rolls Royce a renforcé ses liquidités à 9 milliards de livres, et lancé un programme de 2 mil-liards de cessions d’actifs, qui tousse par moments. La Norvège a ainsi sus-pendu, au nom de la sécurité nationale, la vente d’un motoriste maritime affilié à RR, à un groupe russe.

AFP – 11/03. The Times, Financial Times Europe – 12/03

RR s’enfonce dans le rouge

Rolls-Royce a perdu 3,2 milliards de livres (3,7 milliards d’euros) en 2020, deux fois plus qu’en 2019, « alors que son homologue français Safran a fini l’année dans le vert ». Le chiffre d’affaires de RR est en repli de 29 %, et 7 000 personnes ont déjà quitté le groupe, sur un plan social menaçant 9 000 postes.

Challenges – 18/03 DIFFUSION INTERNE

La BEI aide Safran à financer sa recherche

La BEI (Banque européenne d’Investissement) a accordé à Safran un crédit bancaire de 500 millions d’euros. Le motoriste utilisera ces fonds pour financer sa recherche sur des systèmes propulsifs innovants devant équiper la prochaine génération de monocouloirs, qui permettront « une réduction drastique de la consommation de carburant ». Le prêt sera disponible d’ici septembre 2022, au choix de Safran. Les recherches de Safran privilégient quatre axes : « La recherche du meilleur rendement propulsif, l’optimisation intensive de la gestion de l’énergie, le développement de technologies disruptives ainsi que leur intégration. La conjugaison de ces quatre piliers permettra l’utilisation à 100% de carburants alternatifs. »

Air-journal.fr – 14/03

SCAF ET DEFENSE

Scaf. Florence Parly rappelle les fondamentaux

Florence Parly, ministre française des Armées, est intervenue dans la querelle du Scaf, les industriels responsables du programme (Dassault Aviation et Airbus) commençant à se désolidariser, et les trois capitales engagées, Paris, Berlin et Madrid, commençant à émettre des revendications qui n’étaient pas initialement prévues. « Il ne faut pas perdre de vue les grands principes qui ont été posées par le président de la République et la chancelière dès le départ, a-t-elle déclaré. [Ces principes] sont les clés du succès de ce programme, au risque de reproduire des erreurs commises lors de précédents programmes en coopération, comme l’avion de transport A400M. » Elle a plaidé pour que le critère de sélection soit la campétence et non la géographie, de sorte que « le meilleur » gouverne le lot technologique dans lequel il excelle. Face à Airbus, qui représente désormais les intérêts de l’Allemagne et de l’Espagne, Dassault Aviation estime ne plus être en mesure d’assurer la maîtrise d’oeuvre qui lui a été confiée.

AFP – 11/03

Scaf en danger

Florence Parly, ministre des Armées, s’est exprimée sur l’enjeu et les difficultés du programme du Scaf, mis en difficulté par les nouvelles exigences allemandes et espagnoles. Paris ne conçoit pas, d’une part, le lancement de ce programme sans le volet exportations. « La France a développé des partenariats stratégiques peu nombreux, mais importants, déclare ainsi Mme Parly. C’est le cas des Emirats arabes unis, un pays dans lequel nous avons trois bases militaires. » La ministre française a rappelé, d’autre part, les deux grands principes initiaux, sur lesquels s’étaient pourtant accordés Paris et Berlin : « Identifier des responsables sur les différents chantiers de ce programme. Evitons de reproduire les erreurs commises dans le passé, comme avec l’A400M. » Et, pour chacun des lots technologiques, la certitude que « c’est le meilleur qui est en charge ». Florence Parly a également évoqué les investissements massifs que la France va engager dans le spatial et le cyber : « Nous avons besoin de cybercombattants. Chaque mois, nous voyons de nouvelles attaques. »

Le Monde – 13/03

MGCS en danger

La coopération franco-allemande sur le programme MGCS est devenue aussi problématique que sur le programme Scaf, et là aussi, en raison de l’entrée en scène inopinée d’un troisième acteur : RheinMetall. Au départ, la charge se répartissait entre KMW et Nexter, au sein de KNDS. RheinMetall a fait pencher la balance du côté allemand. D’abord en retrait, le nouvel entrant revendique des responsabilités de plus en plus importantes. L’équipe KNDS est maintenant au complet, et va pouvoir entamer les discussions avec RheinMetall. Philippe Petitcolin, ex-patron de Safran, a pris la tête du conseil d’administration de la joint-venture. Sa direction générale a été confiée à Frank Haun, ex-président de KMW. Nicolas Chamussy, ex-Airbus, vient d’être nommé directeur général de Nexter, et fait partie du comité exécutif de KNDS. Il sera responsable de la production. Ralf Ketzel, directeur général de KMW, sera responsable des programmes.

Les Echos – 15/03

L’Allemagne est-elle un partenaire fiable pour la France ?

Face aux entraves de Berlin, qu’il s’agisse du Scaf ou du char du futur, La Tribune se demande si l’Allemagne n’est pas en train de saborder tous les programmes franco-germaniques pour acheter du matériel américain. « L’Allemagne n’en sera pas à sa première déloyauté vis-à-vis de la France », souligne la rédaction, mentionnant le missile MAST-F et les projets d’observation spatial, alors que « les industriels français jouent le jeu des équipiers modèles dans les programmes Eurodrone et MGCS, sous leadership allemand. Qu’attend l’État français pour taper du poing sur la table ? »

Latribune.fr – 15/03 DIFFUSION INTERNE

Scaf. Les sénateurs français entendent Airbus

Après avoir auditionné Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat a entendu deux représentants d’Airbus, Dirk Hoke, PDG d’Airbus Defense and Space, et Antoine Bouvier, directeur de la stratégie du groupe. Au coeur des auditions : l’impasse dans laquelle s’avance le programme Scaf, et le différend franco-allemand entre Dassault et Airbus. Ceux d’Airbus ont tenté de « déminer » la polémique, indiqué que le temps pressait, et qu’il fallait prendre de court les élections au Bundestag. Selon eux, il n’y a pas de plan B possible. Ces négociations difficiles auraient dû être bouclées fin février.

En cause : la propriété intellectuelle de Dassault, et le nombre de « work packages stratégiques » que revendiquent Dassault et Airbus. En qualité de maître d’oeuvre, le Français veut tous les contrôler ; Airbus en revendique deux : un pour l’Allemagne, un pour Airbus Espagne. Antoine Bouvier a regretté « un grand nombre de non-dits et de procès d’intention, [qui] font aujourd’hui obstacle à une compréhension mutuelle ». Chez Dassault, la CGT proteste contre « un Scaf à la sauce allemande, qui serait une formidable machine à pomper notre savoir-faire et nos charges de travail. En particulier dans les parties de haute technologie comme les commandes de vol, les Fadec des moteurs, qui ont été financées par le contribuable français. ». De son côté, le syndicat IG Metall fait pression pour que Berlin réalise son propre démonstrateur.

AFP – 17/03. Les Echos, Latribune.fr – 18/03

Scaf. Airbus est-il de bonne foi ?

La rédaction de La Tribune est sceptique en analysant les arguments d’Airbus. MM. Hoke et Bouvier ont souligné la différence d’approche entre les deux industriels, le premier, de culture française, envisageant la coopération sous la férule d’un maître d’oeuvre fort, « qui contrôle les risques et prend des responsabilités sur le programme lui-même, et les sous-traitants ». Airbus obéirait davantage à une culture allemande selon laquelle la maîtrise et les work packages sont partagés. La Tribune fait néanmoins valoir que, lorsque l’Allemagne est en charge d’un programme comme le MGCS, « ses industriels exercent une maitrise d’oeuvre forte sans aucune forme de discussion possible ». En outre, Berlin n’a pas de scrupules à faire entrer un partenaire inopiné comme Rheinmetall, « qui s’est imposé en fin des négociations et a raflé 33 % du leadership ».

Latribune.fr – 18/03

Scaf. Eric Trappier « commence à bouillir »

Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, a de plus en plus de mal à dissimuler son exaspération face à l’orientation qu’est en train de prendre le programme Scaf, devant être placé initialement sous maîtrise française, Dassault pour le NGF, coeur du système, et Safran pour sa motorisation. « Je reste calme, mais ça commence à bouillir », déclare M. Trappier. Il fait le compte des concessions accordées à Berlin pour préserver le programme, Dassault acceptant que le 50/50 franco-allemand devienne un trois-tiers franco-germanico-espagnol. Or, Airbus coiffant le partenaire espagnol, Dassault se retrouve maintenant à un tiers/ deux tiers. Le Français a encore accepté qu’une partie du travail se fasse en « joint », sans responsable désigné, mais commence à regimber devant l’exigence supplémentaire d’Airbus, qui veut un rééquilibrage qualitatif des « workpackages stratégiques. Si je le fais, je renonce à ma maîtrise d’oeuvre » et le NGF risque alors de devenir un « Eurofighter bis ». Eric Trappier souligne que son plan B reste ancré dans un projet européen, mais pas avec les règles de gouvernance qui ont été fixées par les Etats, « car ça ne marchera pas ».

Aerobuzz.fr – 16/02

Sévères critiques contre le F-35

Adam Smith, le nouveau chef de la commission des Services armés à la Chambre des Représentants, a sévèrement critiqué le F-35 de Lockheed Martin, qu’il a décrit comme « un trou de cul qui aspire de l’argent ». M. Smith a exhorté le Pentagone à trouver le moyen d’« éliminer ses pertes ». Les trois versions du chasseur ont pris trois ans de retard au moins, et moins d’un quart de leurs pièces sont interchangeables, contre une prévision de 70 % au moment de la signature du contrat.

The New York Times International – 15/03

Le SO4.0, et son cinquième axe prioritaire

Après avoir lancé le chantier de modernisation du MCO en créant la DMAé (direction de la Maintenance aéronautique), le ministère des Armées va plus loin avec le projet NSO4.0, qui devient SO4.0. SO pour « soutien opérationnel », et 4.0 en référence à l’industrie du futur, ou quatrième révolution industrielle. Michel Rouat, général de brigade aérienne et directeur de projet soutien opérationnel 4.0 : « Le SO4.0 témoigne de la volonté d’impliquer davantage les industriels, et d’utiliser les opportunités offertes par les technologies 4.0, avec un objectif clair : le respect des résultats et des performances ». Il s’agit d’améliorer la disponibilité des équipements. C’est la raison d’être des contrats Ravel (Rafale) et Chelem (hélicoptères moyens), du projet Balzac (Mirage2000) ou du projet Vasco (information et de communication). NSO 4.0 s’organisait autour de quatre piliers : organisationnel et RH, ordonnancement (procédures et organisation des actions), amélioration de la production/ organisations, mesure de la performance (temps d’activité, disponibilité du matériel, coûts). Un cinquième axe prioritaire s’est imposé : la modernisation de l’environnement de travail des mécaniciens et des outils de soutien.

Air & Cosmos – 12/03

FILIERE

Les aéroports se reconvertissent en parkings…

L’aéroport Marcel-Dassault de Châteauroux multiplie les activités pour contrer l’effondrement du trafic aérien. L’une de ces alternatives est le parking. L’aéroport accueille les avions d’Air France, Lufthansa, British Airway ou Swiss International Air Lines, empêchés de voler. « Nous accueillons entre 32 et 35 avions mais, au plus fort de la crise, nous en avons eu cinquante », souligne Didier Lefresne, directeur de la plateforme. Après six mois, les appareils sont transférés en Espagne pour une révision d’envergure. Le parking, le fret, l’entraînement, d’autres activités de locations immobilières outre le parking, le transport de passagers et le carburant, ont assuré, à l’aéroport Marcel-Dassault, « une croissance détonante » de 20 % en 2020. La maintenance est portée par trois entreprises basées sur place : Vallair et Dale Aviation (entretien électrique et mécanique des appareils) et, pour les peintures, Satys. « On a beaucoup d’aéroports en France, commente un expert. Peut-être trop. Les aéroports situés dans des zones de population moins denses ont dû développer des activités différentes : Vatry mise sur le cargo, Châteauroux sur le cargo et la maintenance, Châteaudun essaie lui aussi de se construire un avenir. »

Aujourd’hui en France – 14/03 DIFFUSION INTERNE

Des séquelles longues à disparaître

La crise frappe les industriels aéronautiques à trois titres : moins d’avions vendus, moins d’heures de vol, et des avions vieillissants que les compagnies tentent de maintenir en service le plus longtemps possible. Les résultats publiés pour 2020 témoignent de ces positions difficiles, qu’il s’agisse de Rolls-Royce ou de GE, fabricants de moteurs gros-porteurs. Mais Pratt & Whitney, lui aussi, dévoile des ventes en baisse, et des revenus qui ont régressé de 20 % l’an passé. Les signes de restructuration sont de plus en plus manifestes, comme l’atteste les négociations, par GE, pour la cession de Gecas à AerCap. Les séquelles de la crise seront probablement longues à disparaître. La prochaine génération de monocouloirs ouvre une autre source d’incertitude, ni Airbus ni Boeing n’ayant encore de plans bien arrêtés. RR se trouve encore en porte-à-faux : il a beaucoup investi sur l’Ultra-Fan, un moteur qui recourt à des technologies existantes.

The Economist – 13/03

Stelia modernise l’usine de Méaulte

Guillaume Faury, président exécutif d’Airbus, a récemment qualifié les aérostructures d’essentielles à l’activité du groupe. Sa filiale Stelia Aerospace va investir 110 millions d’euros sur quatre ans dans la robotisation des lignes d’assemblage de Méaulte, et l’augmentation de l’IA et du big data qui permettront d’anticiper plus efficacement les retards de la supply chain. « L’inauguration des lignes mobiles pour les monocouloirs à Méaulte nous a permis d’atteindre de hauts niveaux de cadences et d’améliorer notre compétitivité, souligne Stéphane Campion, directeur industriel de Stelia. Nous voulons compléter nos outils pour moderniser nos lignes de production avec une digitalisation accrue à toutes les étapes. »

La Tribune – 16/03

Latécoère : des projets malgré de graves difficultés

Latécoère a été particulièrement meurtri par la crise sanitaire, et son chiffre d’affaires s’est effondré de 42 % en 2020. Cette année, il s’attend à ce que les ventes flanchent encore d’un quart. 246 postes doivent être supprimés. Le groupe va réunir sur un site unique, à Toulouse, ses activités d’aérostructures et d’interconnexion (Latelec). Malgré la crise, Latécoère s’engage dans un vaste chantier de digitalisation de ses sites, celui de Latelec à Liposthey dans les Landes, ou celui de Montredon en Haute-Garonne (aérostructures). L’équipementier a, en outre, finalisé l’acquisition du site de Bombardier au Mexique.

La Tribune – 18/03

Latécoère a vécu une mauvaise année 2020

La perte nette de Latécoère a été cinq fois plus lourde en 2020. Son chiffre d’affaires s’est s’effondré de 42,1 % en un an. A la perte opérationnelle courante se sont ajoutés des dépréciations d’actifs et les coûts de la restructuration (100 millions d’euros). Les ventes d’aérostructures ont perdu 43,1 %, et les ventes de systèmes d’interconnexion : 37,5 %. Latécoère a considérablement réduit ses dépenses. L’entreprise a pu bénéficier d’un PGE de 88 millions d’euros, et d’un prêt d’actionnaires de 35 millions, ce qui a chargé sa dette.

AFP – 16/03

TRAFFIC

Le trafic aérien repart aux Etats-Unis

L’allègement des restrictions et les progrès de la vaccination redonnent des couleurs aux voyages aériens. C’est notamment le cas aux Etats-Unis depuis un mois. Les compagnies compilent des taux de réservation en hausse notable. Ils sont encore inférieurs de 38 % à ce qu’ils étaient un an plus tôt, mais à ce rythme le retour à la normale est attendu pour l’automne. Le tourisme intérieur est le moteur de cette embellie. L’Etat de New York lèvera, début avril, la mise en quarantaine des « voyageurs domestiques ». Les low-cost Frontier et Sun Country tentent une introduction en Bourse. Des réouvertures de lignes, et même des créations de lignes intérieures, se signalent ici et là.

Les Echos – 16/03

Les aéroports, suspendus au green pass européen

La Commission européenne présente aujourd’hui le « green pass », un certificat sanitaire intraeuropéen que Bruxelles veut activer avant juin. « C’est clairement l’outil que nous attendions pour que les gouvernements puissent s’accorder avant l’été prochain, se réjouit Thomas Juin, président de l’Union des Aéroports français. Le maître-mot, c’est de voyager sans quarantaine. Sans cela, il est illusoire de considérer toute reprise. » L’UAF presse maintenant Paris de « se positionner le plus rapidement possible, et d’envoyer des signaux à toute la filière touristique ». Thomas Juin signale que certaines compagnies ont déprogrammé des vols vers la France, privilégiant des pays comme la Grèce, disposés à ouvrir rapidement leurs frontières. Par ailleurs l’UAF a encore demandé à l’Etat une baisse temporaire de la fiscalité.

La Tribune – 17/03 DIFFUSION INTERNE

Un « certificat européen vert » pour les liaisons intra-UE

Bruxelles va proposer un « laissez-passer » qui facilitera les déplacements intra européens, attestant que les voyageurs ont été vaccinés ou que leur test Covid est négatif. Ce « certificat européen vert » se présenterait sous une forme électronique ou dans une version papier. Les vacances d’été se profilant, les Etats membres vivant du tourisme, Grèce, Espagne ou Italie, en sont chaudement partisans. D’autres, comme la France ou la Belgique, mettent en garde de créer une situation discriminatoire. « Pas question de lier la vaccination à la liberté de se déplacer en Europe », proteste ainsi Sophie Wilmès, ministre belge des Affaires étrangères. En effet, « rien ne dit que les pays en feront un usage harmonisé », pointe une spécialiste de l’Institut Jacques-Delors. Le Conseil et le Parlement européen doivent négocier le texte, qui pourrait entrer en vigueur dès le mois de juin.

La Croix – 16/03