COMPAGNIES

United commande 25 Max

United Airlines a commandé 25 Max supplémentaires, et prévoit d’avancer à 2022 et 2023 la livraison des Max déjà retenus. En tout, United a commandé 188 appareils de cette famille. Pour Ihssane Mounir, responsable des ventes d’avions commerciaux chez Boeing, « cette commande confirme notre opinion : le transport aérien et notre secteur sont résilients et en train de se rétablir ». United continue de plaider, à Washington, pour un prolongement des aides publiques afin de garantir les postes existants.

AFP – 02/03

Saudia compte commander des Boeing et des Airbus

Saudia (Saudi Arabian Airlines) chercherait à lever de la dette pour financer une commande de quelque 70 nouveaux avions, Airbus et Boeing (A321, B777 et Dreamliner). La flotte de Saudia est composée de 144 appareils, intégrant déjà les trois familles citées.

Reuters – 01/03

Les flottes se dévalorisent

La crise dévalorise les flottes des compagnies aériennes. Chez Air France-KLM cette dépréciation, due au retrait des A380 et 747, a coûté 672 millions d’euros pour l’exercice 2020. IAG a dû consigner une charge exceptionnelle de 837 millions d’euros pour le retrait de 32 Boeing 747 chez British Airways, et quinze A340-600 chez Iberia. En moyenne, les flottes auraient perdu 10 à 20 % de leur valeur en un an. L’A320neo a perdu 11 % de sa valeur en moyenne, le Max-8 : 14 %. En ce qui concerne l’A380 et le B747, la perte de valeur dépasse les 50 %. Les long-courriers sont, du reste, particulièrement affectés : -15 à -25 % pour le 777-300ER selon son âge, sur le marché de l’occasion. -19 à -28 % pour l’A330 selon l’âge et la version. Mais la nouvelle génération résiste mieux. Le Dreamliner ne s’est décoloré que de 6 à 19 %, et l’A350 ne perd que 5 à 6 % en version 1000, 5 à 9 % en version 900.

Lesechos.fr – 02/03

Naissance d’une nouvelle compagnie : Flyr

Les investisseurs semblent tourner de nouveau leur regard vers les transporteurs aériens. easyJet vient de lever 1,2 milliard d’euros grâce à une émission obligataire, et une nouvelle compagnie fait son entrée à la Bourse d’Oslo : Flyr. Cette introduction lui a permis de lever 600 millions de couronnes. Flyr vise le court et moyen-courrier, en Norvège et vers quelques destinations européennes, espérant récupérer la clientèle des transporteurs nordiques en difficulté. La nouvelle venue prévoit d’acquérir ou de louer huit appareils, et veut tripler sa flotte d’ici à 2024. « En raison de la disponibilité des avions et des équipages, une montée en puissance rapide liée à la demande est possible pour Flyr, estime Tonje Wikstroem Frislid, sa directrice générale. Nous disposerons de systèmes opérationnels modernes conçus par des experts du secteur, d’une expérience client entièrement digitale et d’une équipe dirigeante forte d’une longue expérience dans l’aérien. » C’est une menace supplémentaire pour les compagnies historiques, Air France-KLM ou Lufthansa, toujours sous perfusion publique.

L’Agefi – 02/03

Le monde s’arme malgré la crise

Les dépenses militaires ont atteint 1 830 milliards de dollars en 2020, selon la dernière étude ‘Military Balance’ de l’institut britannique IISS. Un an après la crise pandémique, la course aux armements ne mollit pas : les dépenses militaires se sont encore étoffées dans le monde, en 2020, pour atteindre 2,08 % du PIB planétaire, contre 1,85 % en 2019. La compétition budgétaire est largement dominée par les États-Unis, suivis de la Chine et de l’Inde. Les investissements maritimes se sont accrus, notamment du côté chinois. Au chapitre technologique, les financements ont privilégié l’IA, les innovations quantiques, le big data, les systèmes autonomes, l’hypervélocité, les armes à énergie dirigée et la biotechnologie. En Europe, les trois premiers investisseurs sont le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne. « L’Europe est en train de mettre les bouchées doubles, voire triples, pour éviter un déclassement stratégique », signale-t-on au ministère des Armées. Les budgets de défense ont contribué à soutenir l’activité économique.

Le Figaro – 02/03

Airbus réhabilite les aérostructures

Air & Cosmos présente le virage stratégique d’Airbus, qui promeut maintenant les aérostructures comme un élément d’avenir prépondérant, l’architecture devenant cruciale dans la conception des avions de demain. Il s’agit de « renforcer notre outil industriel pour préparer notre avenir à court et long terme, a déclaré Guillaume Faury, le directeur général du groupe. Nous devons poursuivre la transformation de notre chaîne de valeur industrielle pour la rationaliser et la simplifier, afin d’améliorer la qualité, la compétitivité et la durabilité de notre écosystème interne. » Airbus est impliqué dans les aérostructures à travers deux de ses filiales, Stelia Aerospace et Premium Aerotec, qu’il pourrait soit rapprocher, soit intégrer plus intimement dans son propre giron. Cette réorganisation sera confiée au DDMS (Digital Design Manufacturing and Services), un outil de transformation numérique qui couvre tous les métiers concernés, et dont le développement a « pris de l’ampleur sur le programme A321XLR », observe Air & Cosmos. Parmi les préoccupations de l’avionneur : l’arrivée à maturité des composites thermoplastiques dans lesquels Airbus a massivement investi (programme Wings of Tomorrow), et dont sera issue la prochaine génération d’aile pour monocouloir. Daher, « l’un des premiers à miser sur les composites thermoplastiques en France », a un pied dans le programme Wings of Tomorrow, et doit livrer, à Airbus, cinq nervures thermoplastiques « fortement chargées, pour alimenter un premier démonstrateur échelle 1 ».

Air & Cosmos – 26/02