COMPETIVITE

Aéronautique civile : les cinq grands défis d’Airbus pour réussir 2022 et au-delà

Après la crise de 2020, Airbus a conclu une année 2021 « de transition ». La signature de 771 commandes brutes sur l’année illustre ainsi une véritable dynamique. Ces résultats appuient la stratégie de remontée en cadence impulsée par Guillaume Faury, CEO du constructeur européen. Airbus doit désormais confirmer sa remontée en puissance au cours d’une année 2022 qui s’annonce exigeante. Son principal objectif sera de poursuivre la hausse de cadence de production impulsée l’an dernier, notamment concernant les A320neo, dont plus de 5 800 exemplaires ont été commandés. Au-delà des perturbations possibles liées à la crise sanitaire, plusieurs paramètres sont à surveiller pour poursuivre l’accélération de la production, dont les matières premières, la logistique, le prix de l’énergie… La disponibilité du personnel qualifié pourrait également venir perturber la mécanique. C’est d’autant plus vrai qu’Airbus regarde déjà au-delà des 65 appareils produits en 2023. « Les discussions avec les clients et surtout la chaîne de production porte ainsi sur la soutenabilité de taux de production à 70 ou 75 appareils par mois à l’horizon 2024-2025, soit un niveau jamais atteint dans l’aéronautique civile » explique Guillaume Faury. Cette montée en cadence sera accompagnée de la transformation industrielle du groupe dans le domaine des aérostructures. Un grand pas a été franchi en France avec le regroupement opérationnel des activités dédiées du constructeur au sein d’Airbus Atlantic. Un autre défi sera d’arriver à recréer une dynamique sur le segment des long-courriers, lourdement touché par la crise en raison de l’effondrement des vols internationaux, plus durable que celui du transport domestique et régional.

La Tribune du 13 janvier