Des plans sociaux chez Latécoère, Figeac Aéro et Lisi Creuset

Latécoère ne supprimera que 246 postes dans sa branche aérostructure, contre 345 licenciements prévus (sur un effectif de 827 personnes). Latelec, sa branche interconnexion, est moins exposée que les autres. Aucun licenciement n’y est aujourd’hui programmé, le chômage partiel ayant permis de sauver 130 emplois. Les activités aérostructure et interconnexion seront réunies, cet été, sur le site historique de Toulouse, dans un bâtiment neuf. Direction et partenaires sociaux réfléchissent à un APC (accord de performance collective) pour la branche interconnexion, qui pourrait se solder par la suppression de jours de congés. La DRH juge en effet qu’elle manque de compétitivité. Latécoère compte exploiter les dispositifs gouvernementaux pour digitaliser ses sites. L’usine Latelec de Liposthey, dans les Landes, est appelée à devenir une smart factory, les sites aérostructure de Montredon et de Gimont pourraient suivre. Latécoère va enfin finaliser le rachat de Bombardier au Mexique.

De son côté Figeac Aéro pâtit de la crise du Max, du décalage de certification du 777X, et des baisses de cadence affectant tous les autres programmes auxquels il participe. L’équipementier a essuyé une perte nette de 14 millions d’euros sur son exercice 2019-2020, et ne veut pas communiquer sur le chiffre d’affaires du troisième trimestre pour l’exercice en cours, alléguant « un manque de visibilité à court terme ». Figeac Aéro a édulcoré son PSE (plan de sauvegarde de l’emploi), limitant l’écrémage de son usine de Figeac, dans le Lot, à 220 postes au lieu de 320. L’entreprise a annoncé vouloir « adapter sa structure de coûts au caractère durable de la crise ».

Lisi Creuset Aéronautique, filiale de Lisi Aerospace, exploite deux usines à Marmande. LCA subit à la fois les crises du Covid-19, du 737 Max, et le retard du moteur GE9X. Son activité s’est effondrée de 45 % en 2020, et 2021 devrait être à l’avenant. Le niveau d’avant-crise n’est pas attendu avant 2025. 197 suppressions de postes étaient envisagées cet automne, soit 23 % de l’effectif. Après négociations avec les partenaires sociaux, la direction est parvenue à limiter le plan social à 105 départs volontaires.

La Tribune – 30/01 et 03/02  et AFP – 03/02