DEVELOPPEMENT DURABLE

Première étude d’envergure sur les vols 100 % Saf

Airbus, Rolls-Royce, le DLR et Neste (carburant durable) lancent la première étude d’envergure sur les effets des vols 100 Saf. Les premiers essais moteurs ont démarré au sol, mi-mars, chez Airbus à Toulouse, et se poursuivront en vol, à bord d’un A350-900 motorisé par le Trent XWB de RR. L’an passé la France a établi une feuille de route pour faire naître une filière intégrée, avec des objectifs de 2 % d’incorporation de biocarburants en 2025, et 5 % en 2030. Parallèlement, Airbus, Air France, Safran, Suez et Total avaient lancé un appel à manifestation d’intérêt sur le sujet.

AFP, Usinenouvelle.com – 18/03

La nécessité de décarboner l’aviation

Air & Cosmos évoque les rencontres des 11 et 12 mars, organisées par l’Académie de l’Air dans le cadre du colloque : ‘Transport aérien en crise et défi climatique’. La rédaction revient sur l’Accord de Paris, circonscrit la responsabilité du trafic aérien concernant l’augmentation de la teneur en carbone dans l’atmosphère, et insiste sur la nécessité, pour les acteurs de la filière, d’en réduire les émissions. La rédaction passe en revue les leviers à leur disposition : réformer le contrôle du trafic aérien, accueillir une nouvelle génération d’avions plus légers et moins gourmands, développer les carburants de synthèse, ou l’hydrogène, avec l’appui des Etats, la même volonté politique devant aider les compagnies « à faire leur révolution ».

Air & Cosmos – 19/03

L’appareil régional 100 % électrique d’Aura Aéro

Aura Aéro, constructeur toulousain d’avions de voltige, envisage de construire un avion 100 % électrique de 19 places, pour le transport régional. L’appareil prendrait les airs en 2024, pour une mise en service fin 2026. Hier, Aura a inauguré sa première ligne d’assemblage sur le site de l’aéroport de Francazal. Cinq compagnies aériennes et opérateurs air-taxi ont déjà fait part de leur intérêt, et pourraient détacher des salariés à Francazal pour accélérer le développement de l’avion.

Latribune.fr – 22/03

 « Un texte suicidaire pour l’aéronautique française »

Une cinquantaine de députés de tous bords s’insurge contre le projet de loi Climat, actuellement débattu à l’Assemblée. Ils dénoncent « un texte suicidaire pour l’aéronautique française », en particulier l’interdiction des liaisons intérieures courtes au profit du train, de nature à freiner le développement de l’avion décarboné pour 2035. « La Convention citoyenne pour le Climat a été installée en octobre 2019, dans une période où le transport aérien était en croissance de 8 % chaque année en moyenne, déclare leur porte-parole. Désormais, nous vivons dans un autre monde et ces articles sont anachroniques. » Alain Di Crescenzo, président de la CCI Occitanie : « Est-ce vraiment l’avion qui pollue le plus comme moyen de transport ? Quand je regarde les chiffres, j’ai du mal à comprendre cette stigmatisation. »

Latribune.fr, 18/03

« La décroissance, ça ne marche pas »

Les Echos font la même analyse avec la décroissance du trafic aérien, revendiquée par les écologistes. Ces militants « se trompent de combat, mais aussi d’adversaire, [et] risquent d’empêcher le transport aérien de réussir sa transition énergétique ». La rédaction critique leur vision « simpliste », et veut démontrer que « la décroissance, ça ne marche pas ». Ainsi la pandémie, vecteur de décroissance aérienne, n’a pas eu d’impact durable sur les concentrations atmosphériques de CO2, ni sur le réchauffement climatique. L’OMM (Organisation météorologique mondiale) a même calculé, en février, un niveau de dioxyde de carbone légèrement supérieur à celui de février 2020.

Les Echos – 19/03

Une électrification par étapes et selon différents modes

Le transport aérien représente, au plus, 3 % des émissions liées à l’activité humaine, mais l’opinion est de plus en plus méfiante envers ce mode de transport, à tel point que l’industrie s’engage massivement vers un horizon décarboné. La revue Followed, guidée par Hervé Blanc, directeur général de la division Power de Safran, et Jean Hermetz, conseiller spécial de l’Onera, expose à ses lecteurs les différentes étapes et les différentes options qui conduiront à cet horizon. « Pour consommer moins, ces moteurs seront de grand diamètre, explique Hervé Banc. Leur inertie sera donc importante. Ils seront extrêmement durs à accélérer, or il y a des phases dans lesquelles un avion doit avoir une dynamique de propulsion très forte. Par exemple, en approche sur un aéroport il faut pouvoir remettre les gaz dans un délai extrêmement court et reprendre de l’altitude » si les pistes ne sont pas encore libres. Micro-hybridation, hybridation série, hybridation parallèle, tout électrique, l’électrification de l’aviation empruntera plusieurs modes, son extension aux moyen-courriers dépendra ensuite de la densité des batteries mais, avertit Followed, « sauf révolution technologique, il est peu probable qu’elle intervienne avant 2050 ». L’autre enjeu sera la capacité de produire de l’hydrogène vert. En attendant, la rédaction opère un zoom sur l’e-taxiing qui, pour Safran, permettrait de réduire les émissions carbonées de 73 % en phase de roulage, et économiser 4 % de carburant sur chaque trajet complet.

Followed – 01/03