ESPACE

Airbus Defence and Space soutiendra le projet de station privée Starlab

Airbus Defence and Space a annoncé, le 4 janvier, apporter son soutien et son expertise en matière de conception technique au projet de station orbitale privée Starlab. La station, qui doit être placée en 2028 sur orbite terrestre basse, ambitionne de devenir la 1ère station commerciale en vol libre du monde. Toutes sortes d’expériences en micropesanteur pourront y être menées, pour aider la NASA, les agences spatiales et les chercheurs du monde entier, après l’arrêt de la Station spatiale internationale (ISS). Ce partenariat devrait permettre à terme au projet Starlab de devenir supra-américain alors que le projet a été présenté en octobre dernier par les sociétés américaines Lockheed Martin, Nanoracks et Voyager Space, une startup fondée en 2019 à Denver. « Ce partenariat avec Voyager Space est la 1ère étape vers la mise en service de la prochaine génération de stations spatiales destinées aux astronautes internationaux », a déclaré Jean-Marc Nasr, Directeur des activités spatiales d’Airbus. « Cette collaboration est une étape importante pour faire de Starlab une réalité, en fournissant les bases d’un leadership européen et américain durable dans l’Espace », a-t-il ajouté.

Air & Cosmos du 10 janvier

Selon le Directeur de l’ESA, Joseph Aschbacher, l’accès indépendant de l’Europe à l’Espace est menacé

L’accès indépendant de l’Europe à l’Espace sera menacé si le développement des services de lancement de satellites ne fait pas l’objet d’une réforme radicale, a averti le directeur de l’Agence spatiale européenne (ESA), Josef Aschbacher. Il estime qu’une approche axée sur le marché était nécessaire pour garantir que la région continue de disposer de capacités de lancement souveraines et compétitives. « Nous sommes confrontés à une crise dans le secteur des lanceurs », a déclaré Joseph Aschbacher. « Le moment est venu d’examiner réellement la manière dont nous voulons construire le système de lanceurs à l’avenir ». L’Europe n’a pas réussi à développer des services de lancement « entièrement commerciaux » dans le cadre du modèle traditionnel, ce qui limite la capacité de l’industrie à répartir le développement et la production. Il souhaite ainsi que son agence adopte une réforme de type NASA, dans laquelle elle achèterait des services définis au lieu de gérer le développement de systèmes qui sont ensuite commercialisés par Arianespace. « Nous devons faire en sorte que le secteur commercial, par le biais d’un processus concurrentiel, fournisse des solutions de lanceurs dont l’ESA est le client », a-t-il détaillé. « Comme la NASA, l’agence pourrait toujours fournir un soutien technologique. Mais elle agirait en tant que client d’ancrage pour les entreprises du secteur privé ».

Financial Times du 10 janvier

Le Royaume-Uni échoue à placer des satellites en orbite depuis son site de Newquay

Le 1er tir de la mission « Start me up », pilotée par Virgin Orbit, a eu lieu lundi 9 janvier depuis le site de Newquay. La mission, issue d’une coopération entre l’Agence spatiale du Royaume-Uni (UKSA), le Conseil de Cornwall, la Royal Air Force et pilotée par Virgin Orbit, société spatiale codétenue par le milliardaire Richard Branson, devait lancer 9 petits satellites en orbite basse pour le compte de 7 clients privés et gouvernementaux. La 1ère fusée jamais lancée dans l’Espace depuis le sol britannique n’a, pour une raison qui n’a pas été rendue publique immédiatement, pas atteint l’orbite voulue. Le système de lancement, associant un avion et une fusée, avait été testé en 2017 outre-Atlantique. Le Boeing 747 modifié, baptisé « Cosmic Girl », a bien décollé lundi soir avec, fixé sous une de ses ailes, la fusée Launcher One. Une fois les 35 000 pieds atteints comme prévu, soit 10,5 km, l’appareil semble bien avoir été en mesure de larguer la fusée qui, à ce moment précis, devait allumer ses moteurs pour s’arracher à l’attraction terrestre et atteindre l’orbite basse pour déployer les satellites installés sous sa coiffe. Cette dernière étape a semble-t-il échouée. Le succès de la mission était censé crédibiliser les ambitions du port spatial de Newquay de devenir le QG des lancements express de petits satellites commerciaux mais aussi militaires, servant ainsi d’infrastructure dédiée à ce que les armées appellent : le « responsive launch », soit un lancement réactif face à une situation d’urgence.

Le Figaro du 10 janvier