FILIERE

Les aéroports se reconvertissent en parkings…

L’aéroport Marcel-Dassault de Châteauroux multiplie les activités pour contrer l’effondrement du trafic aérien. L’une de ces alternatives est le parking. L’aéroport accueille les avions d’Air France, Lufthansa, British Airway ou Swiss International Air Lines, empêchés de voler. « Nous accueillons entre 32 et 35 avions mais, au plus fort de la crise, nous en avons eu cinquante », souligne Didier Lefresne, directeur de la plateforme. Après six mois, les appareils sont transférés en Espagne pour une révision d’envergure. Le parking, le fret, l’entraînement, d’autres activités de locations immobilières outre le parking, le transport de passagers et le carburant, ont assuré, à l’aéroport Marcel-Dassault, « une croissance détonante » de 20 % en 2020. La maintenance est portée par trois entreprises basées sur place : Vallair et Dale Aviation (entretien électrique et mécanique des appareils) et, pour les peintures, Satys. « On a beaucoup d’aéroports en France, commente un expert. Peut-être trop. Les aéroports situés dans des zones de population moins denses ont dû développer des activités différentes : Vatry mise sur le cargo, Châteauroux sur le cargo et la maintenance, Châteaudun essaie lui aussi de se construire un avenir. »

Aujourd’hui en France – 14/03 DIFFUSION INTERNE

Des séquelles longues à disparaître

La crise frappe les industriels aéronautiques à trois titres : moins d’avions vendus, moins d’heures de vol, et des avions vieillissants que les compagnies tentent de maintenir en service le plus longtemps possible. Les résultats publiés pour 2020 témoignent de ces positions difficiles, qu’il s’agisse de Rolls-Royce ou de GE, fabricants de moteurs gros-porteurs. Mais Pratt & Whitney, lui aussi, dévoile des ventes en baisse, et des revenus qui ont régressé de 20 % l’an passé. Les signes de restructuration sont de plus en plus manifestes, comme l’atteste les négociations, par GE, pour la cession de Gecas à AerCap. Les séquelles de la crise seront probablement longues à disparaître. La prochaine génération de monocouloirs ouvre une autre source d’incertitude, ni Airbus ni Boeing n’ayant encore de plans bien arrêtés. RR se trouve encore en porte-à-faux : il a beaucoup investi sur l’Ultra-Fan, un moteur qui recourt à des technologies existantes.

The Economist – 13/03

Stelia modernise l’usine de Méaulte

Guillaume Faury, président exécutif d’Airbus, a récemment qualifié les aérostructures d’essentielles à l’activité du groupe. Sa filiale Stelia Aerospace va investir 110 millions d’euros sur quatre ans dans la robotisation des lignes d’assemblage de Méaulte, et l’augmentation de l’IA et du big data qui permettront d’anticiper plus efficacement les retards de la supply chain. « L’inauguration des lignes mobiles pour les monocouloirs à Méaulte nous a permis d’atteindre de hauts niveaux de cadences et d’améliorer notre compétitivité, souligne Stéphane Campion, directeur industriel de Stelia. Nous voulons compléter nos outils pour moderniser nos lignes de production avec une digitalisation accrue à toutes les étapes. »

La Tribune – 16/03

Latécoère : des projets malgré de graves difficultés

Latécoère a été particulièrement meurtri par la crise sanitaire, et son chiffre d’affaires s’est effondré de 42 % en 2020. Cette année, il s’attend à ce que les ventes flanchent encore d’un quart. 246 postes doivent être supprimés. Le groupe va réunir sur un site unique, à Toulouse, ses activités d’aérostructures et d’interconnexion (Latelec). Malgré la crise, Latécoère s’engage dans un vaste chantier de digitalisation de ses sites, celui de Latelec à Liposthey dans les Landes, ou celui de Montredon en Haute-Garonne (aérostructures). L’équipementier a, en outre, finalisé l’acquisition du site de Bombardier au Mexique.

La Tribune – 18/03

Latécoère a vécu une mauvaise année 2020

La perte nette de Latécoère a été cinq fois plus lourde en 2020. Son chiffre d’affaires s’est s’effondré de 42,1 % en un an. A la perte opérationnelle courante se sont ajoutés des dépréciations d’actifs et les coûts de la restructuration (100 millions d’euros). Les ventes d’aérostructures ont perdu 43,1 %, et les ventes de systèmes d’interconnexion : 37,5 %. Latécoère a considérablement réduit ses dépenses. L’entreprise a pu bénéficier d’un PGE de 88 millions d’euros, et d’un prêt d’actionnaires de 35 millions, ce qui a chargé sa dette.

AFP – 16/03