INDUSTRIE

AddUp et Dassault Aviation s’associent pour concevoir un atelier de fabrication additive automatisé

Passer du prototypage à la production implique beaucoup plus d’automatisation que ce que cette technologie n’offre actuellement. Le trop grand nombre d’opérations manuelles, comme le dépoudrage ou l’usinage, explique pourquoi les industriels sont encore nombreux à freiner l’intégration de l’impression 3D du fait de ces étapes coûteuses et chronophages de post-traitement. Conscients des efforts qu’il reste à fournir pour atteindre des niveaux de productivités plus élevés et réduire l’intervention humaine, AddUp et Dassault Aviation ont décidé de s’associer pour hisser l’impression 3D métallique au niveau industriel. Le spécialiste de la fabrication additive métallique et le constructeur aéronautique travaillent autour d’un projet collaboratif de R&D. Baptisé « AEROPRINT », le projet, structuré sur 5 ans, sera coordonné par Dassault Aviation. Il vise à développer, qualifier et mettre en place un démonstrateur préindustriel compétitif de fabrication additive métallique multi-matériaux (titane et aluminium). L’objectif est de pouvoir sortir des pièces aéronautiques complexes certifiées de classe 2 et 3. C’est le site Dassault Aviation d’Argonay en Région Auvergne-Rhône-Alpes, qui a été identifié comme pilote pour la mise en place de cette filière. AddUp sera chargé de développer un nouveau système de production basé sur l’interopérabilité et la robotisation des procédés. Les partenaires évoquent un véritable atelier automatisé, qui aura la capacité de produire en série et dans 2 matériaux différents des pièces pour l’aviation.

Primante3D du 25 novembre

CoreDux monte en puissance dans les systèmes complets

La part d’activité réalisée par CoreDux France dans l’aéronautique et le spatial est appelée à croître très rapidement en prolongement de son intégration récente comme fournisseur de rang 1 par des grands donneurs d’ordre comme Safran, Thales, Airbus et Arianespace. Les grands donneurs d’ordre reconnaissent la capacité de cette société, spécialisée dans la conception et la fabrication de systèmes artériels à base de tuyaux flexibles, à leur offrir une offre globale sur des sujets de pointe comme les systèmes de refroidissement ou d’alimentation des moteurs. CoreDux profite des développements menés depuis une dizaine d’années pour d’autres secteurs d’activité comme le spatial, pour les décliner à l’aéronautique. Tel est le cas du travail réalisé autour des applications cryogéniques. « Airbus nous a, en effet, sélectionnés pour travailler sur l’avion zéro émission qui sortira à l’horizon 2035. Nous allons fournir, pour cet appareil, le système artériel situé entre la pile à combustible et le réservoir », explique Julien Fauquenoy, son Directeur général. « Ce type de système artériel sera prêt dès 2023 et devrait nous permettre de devenir, ainsi, un maillon incontournable de la chaîne hydrogène ». Fournisseur depuis 2019 des systèmes d’approvisionnement en carburant des moteurs d’Ariane 6, la société pourrait prochainement compter SpaceX et Blue Origin parmi sa liste de clients, comprenant déjà MaiaSpace, ISAR Aerospace et Latitude. Tous ces développements devraient permettre à la société de doubler son chiffre d’affaires de 25 M€ dans les 5 ans à venir. L’entreprise poursuit, en complément de son intégration à la démarche ALTYLAB du cluster aéronautique ALTYTUD des Hauts-de-France, le renforcement de son bureau d’études et de son centre de R&D. Leurs effectifs ont été doublés et atteignent à présent une trentaine de personnes.

Air & Cosmos du 25 novembre

Portrait de Guillaume Faury à l’occasion de l’Airbus Summit

Mercredi 30 novembre, lors de l’Airbus Summit, l’avionneur européen présentera ses dernières avancées en matière de décarbonation. A cette occasion, les Echos Week-End consacrent un grand portrait à Guillaume Faury, le Président exécutif du groupe, et reviennent notamment sur quelques-unes de ses maximes. « Never waste a good crisis », déformation d’une citation de Churchill sur la création des Nations Unies pendant la Seconde Guerre Mondiale, signifie notamment pour Guillaume Faury qu’une crise est toujours un moyen de mobiliser une opportunité pour mettre en œuvre des mesures difficiles qui ne feraient pas consensus en temps normal. « Le Covid n’est pas une période dont je garde des mauvais souvenirs d’un point de vue émotionnel. C’était dur, il y avait de l’incertitude mais il y avait aussi énormément d’énergie », raconte le Président exécutif d’Airbus. Il explique également toujours mettre en adéquation les paroles et les actes : « On dit ce qu’on fait et on fait ce qu’on dit. Se tenir à ses valeurs et à ses engagements même quand c’est difficile, c’est quelque chose auquel je tiens beaucoup. C’est stratégique et c’est aussi une forme d’intégrité ». Pour le dirigeant, il faut également se plier aux lois de la physique et s’astreindre à regarder les choses telles qu’elles sont et non telles qu’on voudrait qu’elles soient. Un principe de base d’Airbus lors de la crise du Covid-19 était justement « Face reality ». Enfin, le dirigeant explique que la 1ère personne qui puisse nous aider, c’est d’abord nous-même. Charge aux salariés d’Airbus de se prendre en main et d’agir pour trouver une solution à un problème sans attendre qu’elle tombe du ciel. Charge au secteur de se mobiliser pour tracer son chemin vers l’aviation décarbonée, sans forcément tout attendre de l’Etat ou de l’Europe.

Les Echos du 25 novembre

« La supply chain Airbus en ordre de marche face au ramp-up » : enquête d’Air & Cosmos

A l’occasion de la Convention Aeromart Toulouse, qui a lieu du 29 novembre au 1er décembre, Air & Cosmos consacre un article à la supply chain d’Airbus, confrontée au challenge de la montée en cadence. Airbus envisage une reprise massive des volumes de production de ses avions commerciaux, avec l’objectif de sortir chaque mois de ses unités d’assemblage 75 appareils de la famille A320neo à l’horizon 2025. Une feuille de route maintenue lors de la présentation, le 28 octobre dernier, des résultats financiers des neuf premiers mois de l’année, par Guillaume Faury, président exécutif du groupe. Pour la supply chain, cette montée en cadence est un relais de croissance stratégique. Le groupe toulousain Satys a dépassé son niveau d’activité d’avant-crise. « Nous avons enregistré une croissance d’environ 45% cette année, dont la moitié en organique », se félicite Grégory Mayeur, directeur général. « Nous sommes en mesure d’établir des perspectives de croissance à deux chiffres pour les années à venir », ajoute-t-il. L’entreprise vise 250 M€ de chiffre d’affaires en 2025. Pascal Lannette, président du sous-traitant Derichebourg Aeronautics Services, filiale du groupe Derichebourg basée à Blagnac, souligne : « Airbus représente historiquement 80% de notre volume global d’activité. La montée en cadence nous amène à faire face aujourd’hui à des hausses d’activité comprises entre 15 et 25% ». Pour le spécialiste des systèmes d’air Liebherr-Aerospace Toulouse, la feuille de route annoncée est également « une très bonne nouvelle », se félicite François Lehmann, qui codirige la filiale du groupe Liebherr avec Sami Blal, Mathieu Tournier et Nathalie Duquesne. « Nous sommes présents sur la plupart des plateformes, dont l’A320neo, l’A220 et l’A330neo. Cela devrait nous permettre de retrouver notre niveau d’activité d’avant-Covid dès 2023 ». Pierre Barès, directeur général délégué du groupe Mecaprotec, expert du traitement de surface aéronautique, se réjouit également : « Cette année, nous allons enregistrer une croissance de 45%. Nous devrions retrouver notre trend d’avant-crise l’an prochain et visons 60 M€ de chiffre d’affaires en 2026 ». Le groupe Ségneré, spécialisé dans l’usinage, la tôlerie, l’outillage, l’assemblage et la fabrication additive, est aussi directement impacté : « Nous travaillons historiquement sur tous les programmes Airbus », explique Jean-Michel Ségneré, président du groupe. « La montée en cadence a un impact positif assez direct sur notre activité ». Le groupe devrait dépasser les 11 M€ de chiffre d’affaires cette année. Le groupe toulousain Airplane, spécialisé dans la peinture et la maintenance aéronautique, est également concerné : « Pour Airbus, nous peignons uniquement des appareils d’occasion », explique Alain Gaudon, directeur général du groupe. « Nous sommes outillés pour traiter des avions neufs. La montée en cadence pourrait nous faire réfléchir à certaines opportunités. Des réflexions sont en cours ». La supply chain doit toutefois faire face à de nombreux défis, en ce qui concerne la trésorerie, avec la hausse du coût des matières premières et la nécessité d’investir pour monter en capacité, ainsi que le recrutement.

Air & Cosmos du 24 novembre

« Les grands défis de la montée en cadence », entretien avec Olivier Renne (DREETS Occitanie)

Olivier Renne, responsable du secteur aéronautique à la DREETS Occitanie (Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités), qui co-dirige le Comité stratégique de filière régional aéronautique (avec Didier Katzenmayer, directeur aux affaires industrielles d’Airbus Operations SAS, et aux côtés de la Région), accorde un entretien à Air & Cosmos. Il revient sur les perspectives ouvertes par la montée en cadence de la production annoncée par Airbus. « Nous constatons une dynamique de croissance, notable dans tous les segments de l’aéronautique. Les compagnies aériennes ont besoin d’avions. Pour autant, la situation n’est pas uniforme au sein de la supply chain régionale. Car certaines entreprises, positionnées notamment sur l’A350 et l’A330, n’ont pas encore retrouvé leur niveau d’activité d’avant-crise, alors que d’autres, plutôt tournées vers les monocouloirs, devraient très directement bénéficier de la montée en cadence qui est annoncée par Airbus et commence d’ailleurs déjà se matérialiser », indique-t-il. Olivier Renne évoque également le besoin en fonds de roulement (BFR), sujet de discussions entre fournisseurs et donneurs d’ordre : « Les donneurs d’ordre, globalement, font leur part. On voit certaines entreprises qui ont ainsi pu négocier des hausses de prix liées à des surcoûts en matières premières ou en énergie ». En ce qui concerne le recrutement, il note : « je vois aujourd’hui apparaître une lueur d’espoir. Car jusqu’à présent, les entreprises nous disaient : “Je publie des offres et il n’y a pas de candidats”. Désormais, elles voient arriver sur le marché des personnes qui avaient été mises au chômage au moment de la crise sanitaire et qui peuvent se laisser séduire par un secteur aéronautique dont l’image s’est améliorée ».

Air & Cosmos du 24 novembre

Air France accueille son vingtième Airbus A350

Le vingtième A350-900 d’Air France a été livré le 25 novembre. Baptisé « Angers », l’appareil est affecté aux liaisons long-courrier de la compagnie. Il a effectué son premier vol commercial vers Lima, au Pérou. La compagnie a commandé un total de 38 exemplaires de l’A350-900, dont les livraisons se poursuivront jusqu’en 2025.

Air & Cosmos et Air Journal du 26 novembre

A Bercy, une journée découverte des métiers de l’industrie pour les collégiens et lycéens

Jeudi 24 novembre, dans le cadre de la 11ème semaine de l’Industrie, le ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique a ouvert ses portes à près de 1 000 collégiens et lycéens lors de la journée « Bercy fait son industrie ». L’événement s’est déroulé en présence de Roland Lescure, ministre délégué chargé de l’Industrie, et de Pap Ndiaye, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse. « Il n’y a pas assez de filles dans l’industrie », a insisté Pap Ndiaye. « Il est temps qu’on fasse entrer l’industrie dans l’école et l’école dans l’industrie », a déclaré de son côté Roland Lescure. « Il faut que les usines s’ouvrent aux jeunes et que les jeunes s’ouvrent à l’usine, pour réindustrialiser le pays », a-t-il souligné. « L’industrie, en plus, ça paie bien ! Si vous voulez fabriquer des choses, être bien payé, voyager, vous éclater, allez dans l’industrie ». A cette occasion, Pap Ndiaye a également fait part de son intention de « rénover le stage de 3ème ».

Les Echos du 28 novembre

Airbus reçoit une commande ferme de Croatia Airlines pour 6 A220-300

Airbus a annoncé ce mardi la signature par Croatia Airlines, le transporteur national croate basé à Zagreb, d’une commande ferme pour 6 avions A220-300. Les termes financiers de l’opération n’ont pas été dévoilés. « Croatia Airlines prévoit de louer 9 A220 supplémentaires, portant son engagement total pour ce type d’appareil à 15 », a indiqué Airbus. Ces A220 doivent permettre de réduire les coûts d’exploitation et d’améliorer l’efficacité environnementale.

Les Echos Investir du 29 novembre

Le Sommet Airbus 2022 se tiendra les 30 novembre et 1er décembre

L’édition 2022 du Sommet Airbus se déroulera les 30 novembre et 1er décembre. L’événement sera consacré aux « progrès et réalisations tangibles du secteur aérospatial qui s’accélère vers un avenir plus durable ». Des invités experts du monde des affaires, de la science, de l’industrie automobile et de l’énergie ainsi que du secteur de l’aviation se joindront aux intervenants d’Airbus « pour explorer les innovations prometteuses, les technologies perturbatrices et les initiatives intersectorielles qui accélèrent la voie vers une aviation net zéro ». Seront abordés, entre autres, les carburants d’aviation durables ou l’avion à hydrogène ZEROe. Le Sommet 2022 abordera également la nécessité d’une Défense et d’une sécurité européennes solides, « condition préalable à la réalisation de nos objectifs de durabilité » selon Airbus.

Airways Magazine du 29 novembre

Comment Airbus va analyser les traînées de condensation de l’avion à hydrogène

Afin de mieux connaître l’impact environnemental des traînées de condensation issues de la combustion d’hydrogène, Airbus va mener des essais en vol aux Etats-Unis, dans le cadre du projet Blue Condor, piloté par Airbus UpNext. Les essais sont prévus pour le printemps 2023. Les équipes du groupe vont faire voler deux planeurs Arcus-J fabriqués par le constructeur allemand Schempp-Hirth : l’un fonctionnera avec du kérosène, l’autre avec de l’hydrogène. Les traînées de condensation émises par les deux planeurs à plus de 10 000 mètres d’altitude seront analysées et comparées, grâce à des instruments fournis par le centre de recherche aéronautique allemand, le DLR. Un banc d’essai a été mis au point à Toulouse pour l’élaboration du dispositif. Les résultats de ces essais seront mutualisés avec ceux issus du démonstrateur de système de propulsion à hydrogène lancé en février dernier avec General Electric et Safran (embarqué sur un A380).

L’Usine Nouvelle du 29 novemb

Rolls-Royce teste un moteur d’avion à l’hydrogène

Le motoriste britannique Rolls-Royce a annoncé lundi avoir testé avec succès, en partenariat avec easyJet, l’alimentation d’un moteur d’avion à hélice alimenté par de l’hydrogène à la place du kérosène. Ce « premier essai au monde d’un moteur d’avion moderne avec de l’hydrogène marque une étape majeure pour prouver que l’hydrogène pourrait être le carburant zéro carbone de l’aviation du futur », a fait valoir Rolls-Royce. Le test a été réalisé sur un banc d’essai pendant plusieurs semaines au cours du mois de novembre, dans un centre d’essai militaire britannique à Salisbury (ouest de Londres), sur un moteur d’avion régional AE 2100-A. Transformé en démonstrateur avancé, l’appareil était alimenté par de l’hydrogène sous forme gazeuse, un hydrogène décarboné, obtenu à partir d’énergie éolienne et marémotrice. Les deux partenaires entendent « prouver que l’hydrogène peut fournir de l’énergie de manière sûre et efficace aux moteurs d’avions civils et prévoient déjà une deuxième série d’essais ».

Challenges du 29 novembre

Coût de l’énergie : « Plus de 400 entreprises ont appelé l’État à l’aide » selon Roland Lescure

Le ministre délégué en charge de l’Industrie, Roland Lescure, fait le point dans Le Figaro sur l’impact de la crise énergétique sur les industriels. « Aujourd’hui, il y a un peu plus de 400 entreprises qui nous ont alertés. Les entreprises affectées baissent leur production, ont recours à de l’activité partielle (chômage partiel, NDLR) ou font face à des difficultés de financement. Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, car toutes les entreprises sont affectées aujourd’hui, à des degrés divers. L’Europe affronte une crise énergétique de grande ampleur. Nous devons en partager la facture : en France, l’État en prend en charge 55%, les entreprises 40%, et les ménages seulement 5% ». « Globalement, la crise que nous traversons est un transfert financier massif de ressources vers les pays producteurs de gaz et de pétrole », estime Roland Lescure. Le Figaro consacre un article aux baisses de production que pourrait connaître l’industrie française en 2023. L’impact va au-delà des seules industries très consommatrices en énergie. L’aéronautique n’est pas épargnée. « Certains de nos fournisseurs ont décidé de s’arrêter de produire cet hiver », explique Olivier Andriès, directeur général de Safran. « Ce sont les plus petits qui sont le plus affectés », alerte-t-il, car ils ont déjà beaucoup souffert de la crise de la Covid-19 et viennent d’investir pour suivre les remontées en cadence des grands donneurs d’ordre civils et militaires. La crise énergétique limite la capacité des TPE et PME à répondre à ces hausses de production. De son côté, Airbus relève des difficultés chez les spécialistes des aérostructures (les pièces de fuselage et de voilure).

Le Figaro du 29 novembre

Ilham Kadri, CEO de Solvay, souhaite un « Inflation Reduction Act » européen

Pour Ilham Kadri, CEO de Solvay, la situation des chimistes européens est préoccupante. Au premier semestre, l’industrie chimique européenne a vu sa balance commerciale entrer en déficit, à hauteur de 5,6 Md€ pour la première fois. « Ce chiffre est un véritable choc pour notre industrie. Nous devons le dire haut et fort, cette situation est inquiétante », s’alarme la dirigeante, qui s’exprime dans Les Echos. Sans une prise de conscience européenne, ce secteur pourrait déplacer une grande partie de ses investissements vers les Etats-Unis, où les coûts de l’énergie sont moindres et où les pouvoirs publics mettent en place des incitations agressives.

Les Echos du 29 novembre

Le programme de turboréacteur hybride SWITCH est lancé

MTU Aero Engines, Pratt & Whitney, Collins Aerospace, Airbus et GKN Aerospace, en coopération avec le Centre aérospatial allemand (DLR) et plusieurs universités européennes, ont annoncé la formation d’un consortium de collaboration, coordonné par MTU Aero Engines, pour développer une technologie de turbosoufflante hybride-électrique et à eau pour les futurs systèmes de propulsion d’aéronefs. Le projet SWITCH (Sustainable Water-Injecting Turbofan Comprising Hybrid-Electrics) est soutenu par l’entreprise commune Clean Aviation de l’Union européenne. Il est axé sur le développement d’un nouveau concept de propulsion, basé sur deux technologies synergiques : la turbosoufflante à injection d’eau (WET) et la propulsion hybride-électrique. « En combinant ces technologies avec l’architecture de moteur GTFTM de Pratt & Whitney, le concept SWITCH vise à améliorer considérablement l’efficacité et à réduire sensiblement les émissions sur toute l’enveloppe opérationnelle d’un avion. Les technologies développées dans le cadre de SWITCH seront entièrement compatibles avec des carburants alternatifs plus propres – tels que le carburant aviation durable (SAF) – et seront évaluées pour une utilisation future avec l’hydrogène », précise Airbus. SWITCH vise à augmenter le rendement énergétique par rapport aux moteurs actuels d’au moins 25% et à réduire les émissions de CO2 et autres NOx des avions à court et moyen rayon d’action.

Air & Cosmos du 30 novembre

Airbus et Renault annoncent un partenariat pour développer une batterie électrique solide

Airbus et Renault ont signé un accord pour concevoir, notamment, une batterie solide destinée aux voitures électriques et à de futurs avions hybrides. Le partenariat vise à « renforcer les transversalités et les synergies afin d’accélérer les feuilles de route d’électrification » des deux entreprises. Les équipes d’ingénieurs d’Airbus et de Renault uniront leurs forces pour faire mûrir les technologies liées au stockage de l’énergie. L’accord de coopération portera notamment sur les briques technologiques liées à l’optimisation de la gestion de l’énergie et à l’amélioration du poids des batteries, et recherchera les meilleures voies pour passer des chimies actuelles des cellules (lithium-ion avancé) à des conceptions entièrement solides qui pourraient doubler la densité énergétique des batteries à l’horizon 2030. Cet accord « aidera Airbus à mûrir les technologies associées aux futurs avions hybrides-électriques ». Il doit être détaillé lors du Sommet Airbus qui se tient du 30 novembre au 1er décembre. Sabine Klauke, Chief Technical Officer d’Airbus, souligne : « Atteindre des émissions nettes de carbone nulles d’ici 2050 est un défi unique qui nécessite une coopération entre les secteurs, dès aujourd’hui. La combinaison de l’expérience du Groupe Renault dans le domaine des véhicules électriques avec nos propres résultats en matière de démonstrateurs de vol électrique nous permettra d’accélérer le développement des technologies de rupture nécessaires aux futures architectures d’avions hybrides dans les années 2030 et au-delà. Cela favorisera également l’émergence de normes techniques et réglementaires communes à l’appui des solutions de mobilité propre nécessaires pour atteindre nos objectifs climatiques ».

Ensemble de la presse du 30 novembre

Métaux stratégiques : création de l’OFREMI, voué à sécuriser les approvisionnements de l’industrie française

Le gouvernement a lancé, mardi 29 novembre, au ministère de l’Ecologie, en présence d’Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, et de Roland Lescure, ministre délégué chargé de l’Industrie, l’Observatoire français des ressources minérales pour les filières industrielles (OFREMI). Initié à l’issue du rapport Varin sur la sécurisation des approvisionnements en métaux critiques, ce nouvel outil a pour objectif de fournir aux pouvoirs publics et aux entreprises des analyses permanentes sur les chaînes mondiales de fourniture de matières premières, ainsi que sur les besoins actuels et futurs du secteur industriel. L’observatoire devra livrer « des informations claires sur les chaînes d’approvisionnement, et ce dès la mine », indique à La Tribune son directeur, Stéphane Bourg. « C’est un sujet très sérieux. L’enjeu, c’est de ne pas construire une nouvelle dépendance […], alors qu’on se bat pour sortir de la dépendance aux énergies fossiles », a souligné Agnès Pannier-Runacher.

La Tribune du 30 novembre

Électricité : l’Etat amortira automatiquement près de 20% de la facture des PME à partir de janvier

Dès janvier prochain et pendant toute l’année 2023, les TPE et PME pourront bénéficier automatiquement d’une aide sur leur facture d’électricité, dès lors que le prix annuel moyen de l’électricité dépasse, dans leur contrat, 180 € le mégawattheure. Ce dispositif, qui vient compléter le guichet unique permettant à toutes les entreprises de bénéficier d’une aide sur l’ensemble des factures énergétiques de septembre à décembre 2022, sera financé par une taxe énergétique à laquelle sont soumis les fournisseurs d’électricité. Les TPE et PME pourront voir directement leur facture d’électricité allégée « sans aucune action de leur part », souligne le cabinet de Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances.

La Tribune et Le Figaro du 30 novembre

« Guillaume Faury, l’homme qui a consolidé Airbus » : portrait dans Les Echos

« La Story », le podcast d’actualité des Echos, consacre un portrait à Guillaume Faury, CEO d’Airbus. Avec la reprise du trafic aérien et le retour des passagers, le groupe a enregistré en 2021 des bénéfices records, à 4,2 Md€. En 2022, il a vu quelque 700 avions livrés et bénéficie d’un carnet de commandes plein. Airbus est désormais leader mondial de l’aéronautique civil. « Un redressement spectaculaire dû à une bonne gestion industrielle en temps de crise », soulignent Les Echos. Après le défi de la crise de la Covid, Airbus fait face au challenge de la décarbonation du secteur. En septembre 2020, Guillaume Faury a annoncé l’avènement de l’avion à hydrogène pour 2035, positionnant le constructeur sur l’innovation, un thème propre à attirer les jeunes talents.

Les Echos du 30 novembre

Air Corsica réceptionne le premier ATR 72-600 équipé du moteur PW127XT

ATR livre à son client de lancement, Air Corsica, le premier ATR 72-600 équipé du nouveau moteur PW127XT. Air Corsica a passé une commande ferme de 5 ATR 72-600 neufs, il y a un an, lors du Salon aéronautique de Dubaï. Cette première livraison marque une étape importante dans le renouvellement de la flotte. « Le nouveau moteur PW127XT réduit les coûts de maintenance de 20% et améliore la consommation de carburant de 3% par rapport au modèle PW127M », indique ATR.

Aerobuzz du 30 novembre