INSUSTRIE

Entretien avec Cédric Gautier, CEO d’Airbus Atlantic

Cédric Gautier, CEO d’Airbus Atlantic, accorde un entretien à Ouest-France. Le dirigeant rappelle les enjeux de la création d’Airbus Atlantic, nouvelle société composée de 14 sites industriels dans le monde, « complètement intégrée au système Airbus et qui regroupe 13 000 personnes », dont la moitié sur les sites Airbus Nantes et Montoir-de-Bretagne et Stelia Aerospace, à Saint-Nazaire. « On rassemble toutes les composantes du groupe qui travaillent sur les aérostructures, depuis les bureaux d’études jusqu’aux lignes de production », indique-t-il. Il insiste sur l’importance des aérostructures dans le cadre de la production, en 2035, d’un avion décarboné : « L’architecture de cet avion de nouvelle génération sera essentielle. Installer une propulsion hydrogène signifie davantage de volumes à emporter, et à des températures très basses. La forme de la structure porteuse de l’avion, qu’on appelle aérostructure, sera stratégique pour les avionneurs. Elle pourrait être différente des formes d’avions classiques qu’on voit depuis des décennies ». Cédric Gautier évoque également le projet de nouvelle ligne de production à Montoir-de-Bretagne, dont la mise en service est prévue pour le second semestre 2022 : « cette cinquième ligne est un besoin fondamental pour l’A320 XLR. Cet avion n’a pas d’équivalent dans le monde et fait l’objet de nombreuses prises de commandes. La ligne de production sera différente et plus moderne avec de la digitalisation pour des opérations plus rapides et plus fiables. Le site de Montoir assure une activité cruciale au sein d’Airbus. D’autres investissements conforteront cette situation stratégique », précise-t-il.

Ouest-France du 17 janvier

Modernisation et recrutements au sein d’Airbus Atlantic

Cédric Gautier, CEO d’Airbus Atlantic, a annoncé sa volonté d’investir 1 Md€ dans l’outil industriel de la filiale, sur 4 ans, relève Ouest-France. Les trois usines de Loire-Atlantique, sur les sites de Nantes, Montoir-de-Bretagne et Saint-Nazaire, vont connaître une modernisation, chaque site conservant ses spécialités : les pièces de structures (caissons centraux de voilure, entrées d’air de réacteurs…) à Nantes, l’assemblage des pointes avant et des fuselages à Montoir-de-Bretagne, les pièces élémentaires (panneaux de fuselage…) à Saint-Nazaire. Airbus Atlantic a prévu 700 à 800 recrutements en 2022, sur l’ensemble de ses sites. Fin 2021, le carnet de commandes d’Airbus s’élevait à 7 082 appareils, rappelle Ouest-France, soit « plus de 10 ans de production assurée pour les usines du groupe », souligne le quotidien.

Ouest-France du 18 janvier

Airbus et ses partenaires vont créer un centre de recyclage d’avions en Chine

Airbus a signé un protocole d’accord (MOU) avec la ville de Chengdu et Tarmac Aerosave pour le développement du premier centre de service durable du cycle de vie des avions en Chine. Cet accord couvrira un éventail d’activités allant du stationnement et du stockage des avions aux services de maintenance, de mise à niveau, de conversion, de démantèlement et de recyclage pour différents types d’avions. Un accord formel visant à établir et à encadrer cette coopération industrielle devrait être signé entre les partenaires à la mi-2022, avec une entrée en service du nouveau centre prévue pour la fin de 2023. « Tarmac Aerosave apportera au projet ses 15 années d’expertise éprouvée dans le démantèlement éco-efficace des avions. Située dans le même centre, Satair, filiale d’Airbus, acquerra des avions vieillissants, négociera et distribuera les pièces usagées qui en résulteront pour compléter l’éventail des services liés au cycle de vie », indique Airbus. L’installation couvrira une surface de 690 000 m² et une capacité de stockage de 125 appareils. « Il s’agit d’une autre contribution concrète à la quête de durabilité de l’industrie aéronautique, soutenant le principe de l’économie circulaire, conformément à l’objectif d’Airbus d’être le pionnier de l’aérospatiale durable. Ce centre unique soutiendra l’expansion des services aéronautiques d’Airbus tout en permettant la mise en œuvre de la stratégie de l’« industrie verte » de la Chine », a déclaré Klaus Roewe, SVP Airbus Customer Services. « Le retrait progressif des avions en Chine devrait connaître une croissance exponentielle au cours des 20 prochaines années. Airbus s’est engagé à investir dans la région et ce guichet unique – une première en Chine et en dehors de l’Europe – permettra à Airbus d’être bien positionné sur le marché chinois des services de « seconde vie » des avions », a-t-il ajouté.

Ensemble de la presse du 19 janvier

L’Onera se dote d’une nouvelle installation d’essai pour la sécurité aérienne incendie

L’Office national d’études et de recherche aérospatiales (Onera) construit la plateforme d’essais PyCoFiRe (Pyrénées Composite Fire Research) près de Toulouse, afin d’évaluer la performance environnementale et le comportement au feu de nouveaux matériaux d’avions, et de tester les futurs produits d’extinction qui remplaceront le gaz halon, interdit dans les nouveaux programmes d’avions car il troue la couche d’ozone. La plateforme, qui sera opérationnelle début 2023, représente un investissement de 14 M€, financé à hauteur de 10,3 M€ par le fonds européen Feder utilisé par la région Occitanie, de 1,55 M€ par l’Onera et de 2,15 M€ par les industriels Airbus, Safran et ArianeGroup. « Nous avons vu avec Airbus et Safran que les laboratoires sont équipés pour les essais à l’échelle réduite, mais il nous manquait une brique pour les effectuer à l’échelle réelle », explique Gillian Leplat, chef de projet PyCoFiRe à l’Onera. Les nouveaux matériaux composites et thermoplastiques, plus légers, qui entrent pour moitié dans la composition de l’A350, doivent notamment être testés au feu. PyCoFiRe sera une alternative à la plateforme américaine Fire engine simulator de la Federal aviation administration (FAA), la seule agréée jusqu’ici pour qualifier l’efficacité des agents d’extinction d’incendie.

Les Echos du 19 janvier