IRP

La croissance est nulle mais le chômage baisse

Au premier trimestre 2022, la France a connu une croissance nulle de son produit intérieur brut (PIB), selon les dernières estimations de l’Insee. Ce chiffre est lié à la faiblesse de la demande intérieure : la consommation des ménages recule de 1,3%. Cela n’empêche pas une hausse, même si elle moins forte qu’auparavant, tant des exportations (+1,5 %) que des importations (+1,1 %).

Toujours au premier trimestre, selon les statistiques de Pôle emploi, le nombre de demandeurs d’emploi a continué de baisser : -2,7% pour l’ensemble des catégories (le nombre de demandeurs est au total de 5,2 millions, et même –  5% pour la catégorie A (soit – 167 400 demandeurs, soit 2,9 millions de personnes). La catégorie A rassemble des personnes sans emploi, devant accomplir des actes positifs de recherche d’emploi, et à la recherche d’un emploi quel que soit le type de contrat (CDI,CDD, à temps plein, à temps partiel, temporaire ou saisonnier).

Au premier trimestre, plus de 714 000 personnes inscrites ne sont pas tenues de chercher un emploi (catégories D et E).

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La CFDT interpelle Emmanuel Macron avec une “carte pétition”

“Vous ne pouvez pas faire sans nous, répondez aux 15 revendications de la CFDT !”. C’est par ces mots que la CFDT encourage ses adhérents et plus largement l’ensemble des Français à envoyer à Emmanuel Macron sa carte pétition, au format papier ou électronique (en pièce jointe et sur le site de la CFDT). Au format carte postale, le document réclame notamment une hausse des salaires et l’abandon du projet de report de l’âge légal de la retraite à 65 ans. D’autres revendications portent sur la rénovation des logements, le chèque énergie, la lutte contre les déserts médicaux ou encore le retour à l’ancien régime de l’assurance chômage.

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Près d’un dirigeant sur deux déclare avoir réalisé un mauvais recrutement au cours des 12 derniers mois

Selon une enquête réalisée par le cabinet de recrutement Robert Half, et publiée le 28 avril, 43 % des 300 dirigeants sondés reconnaissent avoir fait au moins un mauvais choix au cours des 12 derniers mois. Parmi les erreurs de casting, ils indiquent se résigner à recruter un candidat dont les compétences ne correspondent pas aux exigences du poste (52 %) et qu’ils précipitent le processus de recrutement (51 %).

Par ailleurs, ces erreurs de recrutement sont dues à l’absence de packages suffisamment compétitifs pour attirer les meilleurs talents (43 %). “La rémunération et les possibilités d’évolution dans l’entreprise, mais aussi le soin apporté à la fiche de poste et à la mission proposée, sont autant d’éléments déterminants pour élargir son pool de recrutement”, observe le cabinet. 

Pour rectifier le tir, ce dernier liste les pratiques les plus efficaces pour parer à un mauvais recrutement. À commencer par une meilleure sélection des candidats ; l’identification des domaines et des compétences essentiels au poste à pourvoir et par une plus grande structuration du processus d’embauche.

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Le ministère du travail met à jour son questions-réponses sur l’activité partielle

Le document de questions-réponses du ministère du travail a été mis à jour. Il tient désormais compte des deux derniers décrets publiés au Journal officiel en février et en avril dernier.

Les questions-réponses en matière d’activité partielle sont mises à jour du nouveau taux horaire minimum d’allocation et du taux majoré applicable à certains secteurs.

Le relèvement du taux horaire minimum de l’allocation

Un décret du 25 avril 2022 a relevé à 7,73 euros (au lieu de 7,53) le taux horaire minimal de l’allocation d’activité partielle versée aux employeurs pour les heures chômées à partir du 1er mai 2022.

Le document de questions-réponses indique donc désormais que le taux de l’allocation horaire versée à l’employeur est de 36% du salaire brut antérieur du salarié, dans la limite de 36% de 4,5 SMIC, avec un plancher de 7,73 euros (montant applicable aux demandes d’indemnisation relatives aux heures non travaillées à compter du 1er mai 2022).

Cette “revalorisation” du taux horaire est liée à la hausse du Smic intervenue au 1er mai dernier : le salaire minimum est passé de de 10,57 euros à 10,85 euros bruts de l’heure en raison de son indexation à l’inflation. Selon les dernières données publiées par l’Insee, les prix à la consommation ont augmenté de 4,5 % en mars 2022, après une hausse de 3,6 % en février. Le montant du Smic est également mis à jour dans la partie “régime social” des questions-réponses sur l’activité partielle.

Dans les exemples des questions-réponses, le ministère du travail actualise également les données de calcul et notamment le plancher de l’indemnité horaire de 8,59 euros versée au salarié, applicable depuis le 1er mai 2022.

Le taux majoré applicable à certains secteurs

Deux décrets du 24 février 2022 (n°2022-241 et n°2022-242) ont prolongé temporairement le taux majoré de l’indemnité d’activité partielle applicable à certains employeurs les plus affectés par la crise sanitaire. Jusqu’au 31 mars 2022, bénéficient d’un taux majoré de 70 % de la rémunération horaire brute de référence :

  • les employeurs dont l’activité est interrompue sur décision administrative ;
  • les employeurs situés dans une circonscription territoriale soumise à des restrictions spécifiques des conditions d’exercice de l’activité économique et de circulation des personnes prises par l’autorité administrative lorsqu’ils subissent une forte baisse d’au moins 60 % de chiffre d’affaires.

Les questions-réponses du ministère du travail reprennent donc cette prolongation, sans toutefois indiquer ce qu’il advient des taux majorés au-delà du 31 mars 2022. Il faudra attendre la publication d’un nouveau décret pour voir si le gouvernement se saisit de la possibilité de prolonger ces taux jusqu’au 31 juillet.

Rappelons enfin que les questions-réponses sur l’activité partielle de longue durée ont été mises à jour mi-avril.

Marie-Aude Grimont

Calcul des effectifs : une nouvelle rubrique du BOSS est mise en ligne

Le Bulletin officiel de la sécurité sociale (BOSS) a mis en ligne une nouvelle rubrique consacrée au calcul de l’effectif salarié des entreprises. Elle traite des modalités de calcul de l’effectif salarié pris en compte pour l’application de l’ensemble des dispositifs prévus par le Code de la sécurité sociale, de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH), ainsi que du versement mobilité.

Selon l’actualité mise en ligne sur le site internet boss.gouv.fr le 29 avril 2022, plusieurs adaptations pratiques sont proposées, notamment pour permettre la proratisation de l’effectif pour les salariés en convention individuelle de forfaits en jours réduits ainsi que pour les salariés dont le contrat de travail comprend à la fois des phases d’activité et d’inactivité.

La nouvelle rubrique comporte 6 chapitres :

Chapitre 1 – Champ d’application et seuils d’effectifs concernés ;

Chapitre 2 – Modalités d’appréciation de l’effectif d’une entreprise ;

Chapitre 3 – Principes de calcul de l’effectif de l’entreprise ;

Chapitre 4 – Neutralisation des effets du franchissement d’un seuil d’effectif ;

Chapitre 5 – Modalités particulières de décompte de l’effectif en matière de versement mobilité ;

Chapitre 6 – Modalités particulières de décompte de l’effectif en matière d’obligation d’emploi des travailleurs handicapés.

Le contenu de cette rubrique fait l’objet d’une consultation publique, la date limite d’envoi des observations formulées dans le cadre de la phase de consultation étant fixée au 15 juin 2022. Une version tenant compte, le cas échéant, de certaines observations pourra alors être publiée. Les remarques et questions doivent être formulées par courriel adressé à l’adresse suivante : boss@sante.gouv.fr. Seules les contributions signées seront examinées.

Sous cette réserve, le contenu de la rubrique sera opposable à l’administration à compter du 1er août 2022. À cette date, les circulaires dont les dispositions sont reprises ou modifiées par le BOSS seront abrogées.

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La CGT publie son baromètre économique

“Outiller les militants de la CGT et au-delà, dans leur lutte pour la bataille des idées”. Telle est l’ambition du baromètre économique de la CGT (en pièce jointe), diffusé hier par communiqué de presse et disponible en ligne. Le document de plus de 80 pages aborde des sujets comme le chômage, le travail précaire, les conditions de travail, la pauvreté, la recherche publique ou encore les jeunes générations. Sur les salaires, la CGT relève, graphique à l’appui, la stagnation du salaire réel (une fois prise en compte l’augmentation des prix à la consommation) depuis le début des années 2000 : + 0,57 % par an en moyenne. Une hausse que la CGT attribue à l’amélioration des qualifications. Elle appelle donc de ses vœux une augmentation générale des salaires (page 20 du baromètre).

Au sujet des retraites (page 37), la CGT fustige les “fétichistes de l’équilibre” qui ont tenté une réforme des retraites en 2020. Le syndicat pense au contraire qu’il faut renforcer le système de retraites “pour assurer son financement et des pensions décentes”, avec une pension minimale au Smic pour une carrière complète.

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