Marché civil

Le fret, « une poire pour la soif »

Les compagnies aériennes compensent la très faible demande des passagers par le transport du fret. « Avec les nouvelles restrictions de déplacement, la contribution du cargo a fortement augmenté pour représenter un tiers de nos revenus », confirme Christophe Boucher (Air France Cargo). La demande pour le fret était en hausse de 1,1 % en janvier, mais l’offre avait du mal à suivre (-19,5 %). Alexandre de Juniac (Iata) : « Pour beaucoup de compagnies aériennes, 2020 a vu l’activité fret devenir une source vitale de revenus ». Un expert considère toutefois que « le cargo n’est qu’une poire pour la soif. Même en plein essor, il ne pourra jamais compenser la dégringolade de l’activité passagers, le coeur de métier des transporteurs aériens. »

Le Figaro – 05/04

Inde. Un trafic domestique riche en promesses

L’Inde est la proie d’une deuxième vague virale, particulièrement agressive, qui oblige certaines entreprises à fermer et certaines villes à reconfiner. Le déploiement des vaccins accuse en outre une lenteur inquiétante. Néanmoins Boeing prédit que le trafic aérien des passagers aura doublé en 2030 par rapport aux niveaux d’avant la pandémie. Le trafic intérieur se rétablit plus rapidement qu’ailleurs, et s’est déjà hissé à 76 % de ce qu’il était avant le Covid.

Bloomberg – 07/04

Le trafic mondial a encore accusé une baisse en février

Le transport aérien de passagers continue de flancher dans le monde. L’Iata calcule qu’en deux ans (depuis février 2019), il a perdu les trois quarts de son activité, et qu’il a été divisé par dix sur les liaisons internationales. La tendance s’est donc une nouvelle fois aggravée après un mois de janvier 2021 à moins 72,2 %.

AFP – 07/04

Matières  premières

Avec la pandémie, l’industrie souffre de la hausse des prix et certains composants commencent à manquer. Le prix des matières premières flambe : acier, cuivre, aluminium, bronze ou laiton, et les délais de livraisons s’allongent. Selon la « bible des matières premières », Cyclope, « les grands groupes disposent d’une puissance d’achat et d’outils de couverture qui leur permettent de faire face à cette situation. C’est forcément plus compliqué pour les PME. »

Challenges – 08/04