ESPACE

ArianeGroup a reçu le prix « Excellence in industry award »

ArianeGroup a reçu, le 18 septembre, le prix « Excellence in industry award », une récompense internationale initiée par la Fédération Internationale d’Astronautique (IAF). Avec cette distinction, ArianeGroup est reconnue pour son engagement et son niveau d’excellence en matière de planification et d’exécution des missions réalisées, notamment le lancement du télescope spatial James Webb (JWST), le 25 décembre 2021. « Recevoir cette reconnaissance prestigieuse, c’est entrer dans le cercle très privilégié des lauréats, parmi lesquels Lockheed Martin en 2021, Airbus Defence and Space en 2020, ou encore Blue Origin en 2019. Ce prix récompense l’expertise d’ArianeGroup en matière de transport spatial et l’engagement de toutes ses équipes en France et en Allemagne. Cette distinction appartient à toutes celles et ceux qui rendent ces réussites possibles, employés, partenaires et clients institutionnels et commerciaux », s’est réjoui André-Hubert Roussel, président exécutif d’ArianeGroup.

Le Démocrate Vernonnais du 26 septembre

Astéroïdes : la NASA lance la première mission de défense planétaire

Dans la nuit du 26 au 27 septembre, la sonde DART de la NASA doit venir percuter l’astéroïde Dimorphos, à 11 millions de kilomètres de la Terre, pour tenter de dévier sa trajectoire. Ce test est destiné à protéger la Terre et l’humanité contre la menace des objets géocroiseurs. Lancé en novembre 2021 depuis la base de l’US Air Force de Vandenberg en Californie, DART est un satellite de 550 kg qui va venir percuter sa cible à la vitesse relative de 6 km/s. Après l’explosion de DART, LICIACube, un CubeSat préalablement largué par le satellite, fournira des images de la zone d’impact. Une autre sonde, Hera, de conception européenne, sera lancée en octobre 2024 et arrivera à destination fin 2026 afin de mesurer précisément la déviation produite. « Hera mesurera la taille du cratère, déterminera la structure interne de Dimorphos, calculera sa masse et, ainsi, nous permettra de dire exactement quelle quantité de mouvement a été transmise par l’impacteur à l’astéroïde frappé », explique l’astrophysicien français Patrick Michel, Directeur de Recherches au CNRS et Coordinateur de la coopération AIDA (Asteroid Impact and Deflection Assessment), qui accompagne le développement et l’interprétation des données des missions DART (NASA) et Hera (ESA).

Ensemble de la presse du 26 septembre

Mitsubishi Electric veut imprimer des antennes en orbite grâce à la fabrication additive

Aux Etats-Unis, des chercheurs des laboratoires de recherche Mitsubishi Electric (Mitsubishi Electric Research Laboratories, MERL), filiale du groupe japonais spécialisée dans le matériel électrique et les panneaux photovoltaïques, ont développé un système capable d’imprimer une antenne de satellite en orbite. D’après les chercheurs, cette solution pourrait modifier la conception des antennes, jusqu’ici conçues pour résister au lancement. Jusqu’à 80% du poids de ces éléments pourrait être économisé, ce qui réduirait leur coût de lancement.

L’Usine Nouvelle du 26 septembre

Mission DART : l’astéroïde percuté avec succès

Tôt ce mardi matin, la sonde DART (Double Asteroid Redirection Test) de la NASA a percuté, comme prévu, l’astéroïde Dimorphos. La NASA a rappelé que son satellite était de la taille d’un « distributeur automatique de boissons », tandis que sa cible, située à 11 000 kilomètres de la Terre, n’était pas plus grande qu’un « stade de football ». La mission DART était la première « mission de défense planétaire ». Elle visait à tester la capacité à dérouter un objet géocroiseur. Il faudra toutefois attendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines, pour savoir si l’impact a permis de faire dévier l’astéroïde de sa trajectoire.

Ensemble de la presse du 27 septembre

Mission Artemis-1 : le lancement vers la Lune est reporté sine die

Le lanceur Artemis-1 de la NASA va rentrer dans son hangar afin d’être mis à l’abri d’un ouragan, a déclaré l’agence spatiale américaine lundi 26 septembre. Une opération qui repousse sine die le décollage de la mission, déjà plusieurs fois reporté. Les responsables de la NASA « se sont réunis lundi matin et ont pris cette décision en s’appuyant sur les dernières prévisions concernant l’ouragan Ian », a indiqué l’agence. La NASA n’a donné aucune indication concernant une future date de décollage. La période de tir suivante s’étendra du 17 au 31 octobre, avec une possibilité de décollage par jour (sauf les 24, 25, 26 et 28 octobre). Puis ce sera du 12 au 27 novembre (sauf les 20, 21 et 26 du mois), précise Le Monde.

Le Monde du 27 septembre

Ariane 6 : Thales Alenia Space signe un contrat avec ArianeGroup

Thales Alenia Space (TAS) en Belgique vient de signer un contrat avec ArianeGroup pour la production de la chaîne de sauvegarde du lanceur Ariane 6. « La fonction principale de la chaîne de sauvegarde est de neutraliser le lanceur dans le cas où la trajectoire suivie mettrait en péril des personnes ou des biens », précise le groupe. Les boîtiers électroniques qui constituent le cœur du système de sauvegarde sont intégralement conçus et réalisés par Thales Alenia Space en Belgique. Ce contrat fait suite aux contrats de développement préalablement signés pour Ariane 6. Il prévoit une montée en puissance jusqu’au 15ème lanceur avec la livraison de 112 équipements d’ici l’été 2024, et préparera la montée en cadence de la phase d’exploitation qui doit s’étendre sur 30 ans. En Belgique, Thales Alenia Space est également responsable du développement de l’électronique de pilotage du système d’orientation des tuyères, et en Espagne, du développement du transmetteur de télémétrie.

Zone-Bourse.com du 28 septembre

La défense planétaire s’intéresse aux plus petits objets géocroiseurs

Le Figaro revient sur la mission DART de la NASA, visant à dévier un astéroïde pour la première fois. Mesurant 160 mètres de diamètre, l’astéroïde Dimorphos, percuté mardi matin, permet de mettre en lumière le danger que peuvent représenter des projectiles de relativement petite taille pour la Terre. Un objet de 10 km de diamètre, comme celui qui provoqua la fin des dinosaures il y a 66 millions d’années, serait capable d’éradiquer 90% des espèces vivantes sur notre planète. Un astéroïde de 1 km de large pourrait lui aussi menacer la survie de l’humanité. Avec un objet d’une centaine de mètres de diamètre, les dégâts seraient régionaux, mais un impact mal placé pourrait raser une mégalopole de plusieurs millions d’habitants. Or, plus l’objet est petit, plus les probabilités d’un impact sont grandes. Si, théoriquement, l’équivalent de l’extinction des dinosaures ne devrait se reproduire que tous les 100 millions d’années, une étude britannique de l’Imperial College estime qu’un objet de 1 km frappe la Terre en moyenne tous les 400 000 ans. La probabilité passe à un événement tous les 60 ans pour un objet de 20 mètres.

Le Figaro du 28 septembre

Comment Thales Alenia Space veut créer son réseau internet quantique

Thales Alenia Space (TAS) a signé le 19 septembre un partenariat avec la startup SpeQtral, basée à Singapour, qui entend lancer son satellite de communications quantiques en 2024. Ce protocole d’accord va permettre à TAS de tester ses stations de communication quantique au sol avant le lancement de son propre satellite. « SpeQtral a déjà lancé un satellite de test, en 2019, pour étudier le vieillissement de ses composants en orbite pendant deux ans », indique Mathias Van Den Bossche, directeur R&D télécommunications et systèmes de navigation de TAS. « Ils comptent envoyer un nouveau satellite un an et demi avant le nôtre, ce qui nous permettra de faire des manipulations au sol et de résoudre de premiers problèmes ». TAS réalise ainsi un pas de plus vers son objectif de développer et commercialiser un réseau internet quantique d’ici à 2035. « Il existe deux branches dans la communication quantique », explique Mathias Van Den Bossche, « la cryptographie quantique – ou distribution de clé quantique – et les réseaux d’information quantique ». La première approche vise à sécuriser un flux d’information grâce à des clés de chiffrement quantiques. La seconde vise à échanger directement de l’information quantique. « Ce sont ces échanges qui permettront de mettre en réseau des ordinateurs quantiques et créer ce que certains appellent l’internet quantique », rappelle-t-il. « Un réseau d’information quantique peut supporter de nombreuses applications, comme internet le fait actuellement, alors que l’échange de clé quantique n’est qu’une méthode de cryptographie ».

L’Usine Nouvelle du 29 septembre

L’Italienne Samantha Cristoforetti, première commandante européenne de l’ISS

L’astronaute italienne Samantha Cristoforetti, à bord de l’ISS depuis avril 2022, est devenue ce mercredi 28 septembre la première femme européenne à prendre le commandement de la station spatiale. Elle est la troisième femme astronaute de l’agence spatiale européenne et la première femme astronaute italienne.

Les Echos et Sud-Ouest du 29 septembre

ArianeGroup : focus sur le projet Susie

Le magazine Air & Cosmos – qui propose par ailleurs un dossier, cette semaine, au programme d’avion de combat NGAD (Next Generation Air Dominance) de l’US Air Force -, consacre un article à l’étage réutilisable Susie, présenté par ArianeGroup à l’occasion du Congrès international d’astronautique (IAC). Susie, acronyme de Smart Upper Stage for Innovative Exploration, est conçu pour répondre aux besoins futurs de transport et de missions vers et dans l’Espace. Il vise à soutenir les enjeux spatiaux européens des décennies à venir, dans un contexte de forte croissance de l’économie du spatial et de l’intensification de l’utilisation de l’orbite basse. Il s’inscrit en partie dans le cadre de l’étude Nests (New European Space Transportation Solutions), confiée par l’ESA en 2021 à 3 consortiums, menés par ArianeGroup, avec Airbus Defence and Space, Thales Alenia Space, Avio et la startup allemande RFA (Rocket Factory Augsburg). « Devons-nous nous en remettre aux Etats-Unis, à la Chine, à la Russie ou à l’Inde pour envoyer des astronautes sur orbite ? » soulève Joseph Aschbacher, directeur général de l’ESA, interrogé par le magazine. « Je peux seulement vous répondre que Susie est peut-être l’une des solutions et je suis très heureux que l’industrie élabore des propositions ».

Air & Cosmos du 30 septembre

Mission DART : les télescopes James Webb et Hubble offrent des vues détaillées de l’impact

Les télescopes spatiaux James Webb et Hubble ont révélé, ce jeudi 29 septembre, les vues détaillées de l’impact du vaisseau DART de la NASA sur l’astéroïde Dimorphos. Ces images aideront les scientifiques à comprendre le processus de modification de l’orbite. « L’impact paraît beaucoup plus important que prévu », commente Ian Carnelli, responsable de la mission européenne Hera, qui ira inspecter les dégâts à la surface de Dimorphos dans quatre ans. La caméra NIRCam de James Webb, travaillant dans le proche infrarouge, a observé l’impact pendant plusieurs heures après la collision. Ses dix images révèlent un noyau compact entouré de « panaches de matériaux s’éloignant du centre de l’endroit où l’impact a eu lieu », décrit un communiqué commun de l’agence spatiale européenne (ESA) et des deux observatoires spatiaux.

Le Figaro du 30 septembre

Projet Solaris : exploiter l’énergie solaire depuis l’Espace

L’ESA a proposé un programme préparatoire, appelé Solaris, en prévision du prochain Conseil de l’ESA au niveau ministériel prévu en novembre 2022. L’objectif de Solaris serait de « préparer le terrain pour une éventuelle décision en 2025 sur un programme de développement complet en établissant la viabilité technique, politique et programmatique de l’énergie solaire basée sur l’Espace pour les besoins terrestres », indique l’ESA. Il s’agit de capter l’énergie solaire dans l’Espace et de « l’envoyer sur Terre sous forme de micro-ondes avant de la transformer en électricité », détaille L’Usine Nouvelle. Le projet est soutenu par Airbus. Une fois l’énergie collectée, elle devra être convertie en micro-ondes par une antenne pour être réceptionnée par une deuxième antenne au sol assurant la conversion inverse. Sur son site munichois, Airbus Defence and Space emploie des antennes fournies par une startup néo-zélandaise, Emrod, au sein d’une installation expérimentale. La construction dans l’espace des fermes solaires représente un verrou technologique à lever. Pour produire l’équivalent d’une centrale nucléaire, soit entre 1 et 2 GW, le système spatial devra avoir une superficie de plusieurs kilomètres carrés. « Nous avons développé des robots autonomes capables d’assembler ce type de structures », souligne Christophe Figus, responsable robotique chez Airbus Defence and Space. Cette année, deux bras robots de 15 kilos ont déjà assemblé en moins de 8 heures un réflecteur entier, à Toulouse, avec une précision de 0,5 mm.

L’Usine Nouvelle du 30 septembre

La startup Connektica s’installe à Toulouse

La startup canadienne Connektica a annoncé l’ouverture d’une filiale à Toulouse. Créée en 2019 à Montréal, Connektica a développé une plateforme d’essais et de gestion de la chaîne d’approvisionnement conçue « pour répondre aux exigences des intégrateurs de satellite et des fabricants de composants », explique la startup. Ce système doit permettre de produire plus rapidement des satellites plus petits et à moindres coûts. « Nous avons fait évoluer la plateforme avec d’autres batteries de tests et l’avons enrichie d’outils de mesure qui traitent les métadonnées de production et les historiques de performance. Le but est d’obtenir des indicateurs très utiles à nos clients. Les impératifs de qualité, tout comme les économies de ressources et de délais, sont au centre de notre développement », explique Jeremy Perrin, l’un des deux fondateurs de Connektica. Le toulousain Anywaves (antennes satellites) est déjà un utilisateur.

La Tribune du 30 septembre et L’Opinion du 28 septembre

Lanceurs spatiaux : l’essor des startups européennes

L’Express consacre un article à l’essor des startups développant des microlanceurs, capables d’envoyer en orbite basse une charge allant de quelques dizaines à quelques centaines de kilos. La demande d’accès à l’Espace n’a jamais été aussi pressante : selon le dernier rapport d’Euroconsult, 1 700 satellites devraient être lancés chaque année durant la décennie. « On voit depuis quelques années se créer des ports spatiaux un peu partout sur la planète pour accueillir ces microlanceurs », souligne Sita Sonty, directrice au Boston Consulting Group (BCG) et experte des questions spatiales. Diamant 1, le pas de tir historique de Kourou, va faire l’objet d’importants travaux afin d’accueillir plusieurs microlanceurs ; une première enveloppe de 50 M€ a déjà été débloquée. Du côté des sociétés européennes, parmi lesquelles figurent, notamment, les startups allemandes Isar Aerospace et RFA (Rocket Factory Augsburg), ou l’Espagnol PLD Space, la société française Maïa Space, filiale à 100 % d’ArianeGroup, mise sur une capacité d’emport de 500 kg en version réutilisable, et de plus d’une tonne en version « consommable » (quand le premier étage n’est pas récupéré). « Maïa est en quelque sorte une fusée intermédiaire entre les microlanceurs et les lanceurs lourds, ce qui nous permet d’avoir la souplesse de la startup tout en ayant un segment de marché bien plus large que nos concurrents », indique le président exécutif de Maïa Space, Yohann Leroy, qui espère faire voler Maïa à horizon 2025-26.

L’Express du 29 septembre