Seb veut négocier un accord de rupture conventionnelle collective

02/03/2026

Parce que sa marge opérationnelle n’a été “que” de 7,4 % en 2025, le fabricant d’électroménager Seb, qui emploie 32 000 salariés dans le monde et 6 000 en France (dont 40 % pour la production et 60 % pour la R&D et les fonction support), a annoncé une restructuration visant à supprimer 13 % de son effectif français, soit 500 postes. Selon la CFDT, 6 sites industriels seraient concernés. La direction n’envisage toutefois pas de licenciements économiques mais le non-remplacement de départs naturels, des mobilités internes et des départs volontaires avec une rupture conventionnelle collective (RCC). La CFDT dit avoir accepté de mener une négociation en vue d’un accord RCC, mais le syndicat prévient qu’il sera vigilant à propos du “caractère réellement volontaire des départs”,  des “conséquences sur la charge de travail” et des “risques de mise en péril des sites industriels français”. 

Source : actuel CSE

Force Ouvrière signe le projet d’avenant sur la rupture conventionnelle

03/03/2026

Le bureau confédéral de Force Ouvrière a décidé hier de signer le projet d’avenant sur l’assurance chômage finalisé mercredi 25 février.

“Pour FO, il n’était pas question de rouvrir une renégociation globale de la convention d’assurance chômage, ni de remettre en cause l’équilibre du régime et ses droits annexes, qui sont préservés par le projet d’avenant proposé à la signature. Le texte ne s’écarte pas du périmètre fixé par le gouvernement, malgré les tentatives du patronat d’élargir les discussions, notamment aux annexes 8 et 10 et d’instrumentaliser la situation financière de l’assurance chômage pour réduire lourdement les droits des salariés qui sont privés d’emploi”, justifie Force Ouvrière. Pour FO, le projet d’accord vise à mieux encadrer les ruptures conventionnelles individuelles et à mieux accompagner les demandeurs d’emploi concernés. La mesure spécifique de dégressivité demandée par le patronat a été abandonnée”.

Les discussions vont désormais se poursuivre, à compter du 11 mars, sur les contrats courts. “Fidèle à son attachement en faveur du paritarisme à l’assurance chômage, FO est pleinement engagée dans l’autre pendant de cette négociation, celui sur les contrats courts, avec pour objectif de mieux réguler les pratiques abusives et de préserver le CDI comme contrat de référence”, indique le communiqué.

Si les instances confirment les propos des chefs de file, le texte devrait également être signé par le Medef, la CPME, l’U2P côté patronal, la CFDT, FO et la CFTC côté syndical. 

Source : actuel CSE

Agenda autonome : des négociations pourraient s’ouvrir d’ici l’été 2026

03/03/2026

Les numéros un des organisations syndicales et patronales (Medef, U2P, CPME, CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC) se sont réunis en visio vendredi 27 février pour donner suite à leur agenda social autonome. Après une première réunion le 29 janvier dernier, les programmes se précisent mais aucun calendrier n’a encore été élaboré. Selon les interlocuteurs que nous avons pu contacter, les discussions sur l’emploi des jeunes, la valorisation des parcours syndicaux et le modèle productif pourraient commencer d’ici l’été 2026. En revanche, il est plus difficile de déterminer si une négociation s’ouvrira sur le financement de la protection sociale.

Par ailleurs, des groupes de suivi des derniers accords nationaux interprofessionnels (ANI) sur le paritarisme, le partage de la valeur, la transition écologique, le télétravail ou encore l’emploi des salariés expérimentés seraient également mis en place. Le Medef refuse pour l’instant la revalorisation des retraites complémentaires et reporte le sujet au mois de juin.

Source : actuel CSE