ESPACE

Le Sentinel-6B d’Airbus Defence and Space entre en phase de test approfondis

Airbus a achevé Sentinel-6B, le deuxième satellite de surveillance des océans du programme européen Copernicus, et le teste à présent de manière approfondie au cours des six prochains mois. La mission Copernicus Sentinel-6 fournit déjà des mesures de haute précision de la topographie des surfaces océaniques grâce au premier des deux satellites, Sentinel-6A, lancé en novembre 2020. Les deux satellites de la mission sont construits pour mesurer la distance à la surface de la mer avec une précision de quelques centimètres. Leur objectif est d’enregistrer les variations du niveau de la mer et d’analyser et d’observer les courants océaniques, précise Airbus Defence and Space. En raison du réchauffement climatique, le niveau des mers augmente actuellement de 3,3 millimètres par an en moyenne, ce qui peut avoir des conséquences dramatiques pour les pays dont les côtes sont densément peuplées. Sentinel-6, qui fait partie du programme européen Copernicus, est également le fruit d’une collaboration internationale entre l’ESA, la NASA, la NOAA et Eumetsat.

Zone-Bourse.com du 6 décembre

Thales Alenia Space : le projet robotique EROSS récompensé par le Trophée des Etoiles de l’Europe 2021

A l’occasion de la 9ème édition du trophée des Etoiles de l’Europe, qui a eu lieu le 2 décembre à Paris en présence de Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le projet EROSS (European Robotic Orbital Support Services) a été récompensé. Il s’agit d’un projet Horizon 2020 de la Commission Européenne, conduit sous la responsabilité de Thales Alenia Space, en coopération avec 10 partenaires européens. Il consiste à développer les briques technologiques de base de véhicules spatiaux destinés à l’« On-Orbit Servicing », qui seront chargés d’effectuer un large éventail d’opérations en orbite, parmi lesquelles l’inspection d’une cible, la manipulation robotique, l’extension de la vie opérationnelle d’un satellite, le ravitaillement en orbite, ou la désorbitation de débris spatiaux. Les « Étoiles de l’Europe » visent à valoriser les équipes françaises qui ont choisi l’Europe pour développer leurs recherches et s’ouvrir à l’innovation. Ce trophée récompense les coordinatrices et coordinateurs de projets européens de recherche et d’innovation, portés par une structure française.

Zone-Bourse.com du 6 décembre

ArianeGroup va développer un microlanceur réutilisable à l’horizon 2026

Le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, en déplacement sur le site ArianeGroup de Vernon (Eure) pour présenter la nouvelle stratégie spatiale française, a annoncé lundi 6 décembre qu’ArianeGroup allait développer un microlanceur réutilisable. Ce lanceur, baptisé « Maïa Space », « doit être opérationnel en 2026 », a indiqué le ministre. Il concrétise les engagements pris par Emmanuel Macron lors de la présentation en octobre de son programme France 2030, prévoyant de consacrer 1,5 Md€ à l’espace. « L’Europe a manqué le virage du lanceur réutilisable, nous n’y avons pas cru, nous avons pris du retard par rapport à nos partenaires américains qui ont développé SpaceX et Falcon 9 », a indiqué Bruno Le Maire. « Nous allons rattraper un mauvais choix stratégique pris il y a dix ans, pour qu’enfin la France et l’Europe aient un lanceur réutilisable ». Le futur lanceur pourra embarquer des satellites pesant entre 500 kilos et une tonne, pour les placer entre 200 et 2 000 kilomètres de la Terre. L’industrialisation de Maïa Space sera faite à Vernon, avec une centaine d’emplois supplémentaires, selon Bruno Le Maire. Le lanceur sera équipé du moteur Prometheus, et devrait être basé sur le démonstrateur d’étage réutilisable Themis. « Nous avons mis un coup d’arrêt à ce dans quoi l’Europe était en train de s’engager : la division, la rivalité et, dans le fond, l’affaiblissement de tous les acteurs spatiaux européens, pour rassembler nos forces, faire une division du travail et des compétences qui sera plus efficace », a précisé le ministre. « Cela nous met en ordre de marche pour pouvoir rivaliser avec [les acteurs] américains et bientôt chinois ». Chaque pays partenaire préférera le futur lanceur européen pour ses lancements dits institutionnels (militaires, scientifiques) aux lanceurs américains. Si ArianeGroup développe seul sa gamme de lanceurs comprenant le lanceur lourd Ariane 6 et le microlanceur Maïa, le créneau des microlanceurs réutilisables pouvant embarquer des satellites de quelques dizaines de kilos à 500 kilos sera, lui, ouvert à la concurrence. Dans le cadre de France 2030, un appel à projets sera lancé d’ici la fin de l’année auprès de startups et de PME. « Nous apporterons des financements, du soutien technique, du soutien technologique, et nous garantirons les premières commandes », a affirmé Bruno Le Maire.

Ensemble de la presse du 7 décembre

L’ESA choisit Airbus Defence and Space pour la mission d’exploration d’exoplanètes Ariel

L’Agence spatiale européenne (ESA) a signé un contrat avec Airbus Defence and Space pour la construction de la mission Ariel (Atmospheric Remote-sensing Infrared Exoplanet Large-survey). Airbus Defence and Space dirigera le consortium industriel européen composé de plus de 60 contractants pour la construction du satellite et apportera son expertise et son soutien à l’ESA pour le développement du module de charge utile. Ariel, mission du programme Cosmic Vision de l’ESA, étudiera la composition des exoplanètes, leur formation et leur évolution, en surveillant un échantillon diversifié d’environ 1 000 planètes extrasolaires dans les longueurs d’onde visibles et infrarouges. Il s’agit de la première mission dédiée à la mesure précise de la composition chimique et des structures thermiques des exoplanètes en transit. Le contrat est évalué à environ 200 millions d’euros. « Airbus possède une vaste expérience dans la conduite de missions scientifiques révolutionnaires, notamment JUICE, Gaia, Solar Orbiter, LISA Pathfinder et CHEOPS, sur lesquelles nous nous appuyons pour la dernière mission scientifique de l’ESA, Ariel », a déclaré Jean-Marc Nasr, responsable des systèmes spatiaux au sein d’Airbus Defence and Space.

Boursorama du 8 décembre

23 dirigeants de la filière spatiale française lancent la coalition SpacEarth Initiative, qui vise à promouvoir les apports du spatial, « au service de la vie sur Terre »

23 industriels de la filière spatiale française, maîtres d’œuvre, équipementiers et startups, s’expriment dans La Tribune, attirant l’attention sur l’impact crucial de l’espace, au quotidien, pour les citoyens. « Avec les transitions sociétales et environnementales à l’œuvre, nous avons plus que jamais besoin de l’espace. Qui sait en effet que la moitié des mesures utilisées pour prévoir les évolutions du climat viennent des satellites ? », interrogent-ils, soulignant que « chacun d’entre nous utilise près de 40 satellites dans son quotidien ». Les dirigeants de la filière ont travaillé au sein du GIFAS pendant plusieurs mois pour définir le projet commun SpacEarth Initiative. Appelant à « être fiers de notre filière stratégique », ils soulignent l’excellence industrielle, les « compétences, implantées essentiellement en France et en Europe », et la « très forte compétitivité » de la filière française. « Nous pouvons renforcer notre position de leader au niveau international mais surtout imposer notre approche centrée sur les besoins sur Terre », déclarent-ils, insistant sur la nécessité, pour les pays de l’Union européenne, d’avancer de concert dans le secteur spatial : « nous ne pouvons pas agir seuls : une vision à long terme et partagée des décideurs européens est essentielle ». Se félicitant de la place accordée au spatial par le plan France 2030, ils appellent à concrétiser les objectifs fixés, notamment en matière de lancement, de satellites et de traitement de la donnée, « les trois étant consubstantiels ». La présidence française de l’Union européenne en 2022 et la tenue de la conférence ministérielle de l’Agence Spatiale Européenne en octobre « constituent deux moments clés à ne pas manquer ; des décisions déterminantes y seront prises pour les décennies à venir. Pour notre avenir à tous, et pour assurer notre indépendance, ne ratons pas ces rendez-vous », conclut le texte. Les dirigeants d’Airbus Defence and Space, Thales Alenia Space, ArianeGroup, Dassault Aviation, Safran, Sodern, Hemeria, Air Liquide, CS Group, Groupe ADF, Axon’Cable, Lynred, Radiall, Soditech, Comat, Sophia Engineering, Sereme, Latécoère, Eiffage Energie Systems-Clemessy, SpaceAble, AddUp, Venture Orbital Systems et ThrustMe, maîtres d’œuvre, équipementiers et startups, sont signataires.

La Tribune du 9 décembre