INDUSTRIE

Daher devrait conclure une année record

L’avionneur Daher est lancé pour atteindre 70 livraisons de TBM et de Kodiak en 2021, dont la majorité sur le marché américain. Lors de la conférence du salon de l’aviation d’affaires à Las Vegas, l’avionneur français a présenté son modèle haut de gamme TBM 940 et la nouvelle évolution du Kodiak 100. Le groupe Daher met l’accent sur la sécurité avec les automatismes du TBM 940, en particulier le système autoland « Home Safe », l’automanette ou le dégivrage automatique et le mode « descente d’urgence ». Avec des tables rondes mettant en relation des propriétaires, l’objectif est également de présenter le caractère « multi-missions » de la famille des TBM et Kodiak qui, en opérations monopilote, peuvent assurer des missions de transport de passagers comme des évacuations sanitaires. Toutes versions confondues, la flotte mondiale des TBM a dépassé les 2 M d’heures de vol. Sur les 1 050 TBM livrés, la majeure partie (78%) concerne les États-Unis, quand l’Europe ne représente que 12% des livraisons et l’Asie-Pacifique 2%. Daher prévoit de livrer le 400ème exemplaire de la famille TBM 900 à la fin 2021.

Aerobuzz du 13 octobre

Ametra se consolide en acquérant la PME Styrel

Lundi dernier, le sous-traitant aéronautique Ametra a annoncé l’acquisition de la PME technologique française Styrel. Une opération de taille pour ce spécialiste de l’ingénierie et de l’intégration de systèmes électriques et électroniques, qui affiche un chiffre d’affaires de 50 M€, alors que Styrel pèse 6 M€ de chiffre d’affaires et compte quatre implantations en France. « L’entreprise Styrel nous a été présentée par Safran il y a six ans, car nos activités sont très complémentaires, relate Anne-Charlotte Fredenucci, présidente du groupe Ametra. C’est une société de service spécialisée dans l’informatique industrielle et embarquée ». L’opération vient couronner le spectaculaire redressement d’un sous-traitant clé de la filière aéronautique. Alors que l’avenir paraissait menacé en 2009, Anne-Charlotte Fredenucci a donné un nouveau visage à l’entreprise, implantée à Longué-Jumelles (Maine-et-Loire) et employant aujourd’hui quelque 700 salariés. La présidente précise que l’entreprise n’a pas eu à lancer, contrairement à beaucoup d’autres, de plan social pour traverser la crise. L’opération réalisée avec Styrel va également conforter la stratégie de diversification entamée très tôt par la dirigeante, consciente de devoir à tout prix éviter la dépendance à un segment. « Pour la suite, nous restons ouverts à d’autres opportunités », commente Anne-Charlotte Fredenucci ; « Styrel est sans aucun doute la première d’une série d’acquisitions ».

L’Usine nouvelle du 11 octobre

Satys lève 40 M€ pour se préparer à la reprise

Le groupe aéronautique Satys (basé à Toulouse) renforce ses moyens financiers pour préparer la reprise du secteur. Son entité Satys Aerospace, spécialisée dans la peinture et le traitement de surface des avions, a levé 40 M€ auprès des actionnaires du groupe, dont 30 M€ d’Ace Capital Partners qui gère le fonds aéronautique. A cette occasion, le groupe a scindé ses activités en deux : la peinture, l’étanchéité et le traitement de surface des avions sont placés dans Satys Aerospace, tandis que les aménagements intérieurs d’avions et de trains sont réunis dans Satys Interiors. « Nous levons des fonds pour financer un gros programme industriel et être un acteur de la consolidation de l’industrie aéronautique », affirme son président, Christophe Cador. Satys Aerospace vient d’obtenir un contrat important pour 180 avions d’une compagnie aérienne du Moyen-Orient. « Nous prévoyons de doubler le chiffre d’affaires aéronautique en quatre ans grâce à nos investissements industriels et à la montée en cadence d’Airbus et de Boeing », ajoute le dirigeant. Si la crise a fait chuter son activité d’un tiers, son chiffre d’affaires passant de 155 à 110 M€ entre 2019 et 2021, le groupe prévoit toutefois de remonter à 146 M€ en 2022, grâce à la reprise du secteur.

Les Echos du 14 octobre

Boeing confronté à un nouveau vice de fabrication sur son 787

C’est une difficulté de plus dont Boeing se serait bien passé. Le modèle long-courrier 787 Dreamliner de l’avionneur américain, son best-seller, déjà affecté par une série de problèmes techniques , fait face à un nouveau défaut de fabrication. C’est ce qu’a confirmé jeudi le constructeur, sorti il y a moins d’un an de la longue crise du 737 Max. Sur le 787, des éléments de l’appareil en titane ne répondent pas aux normes de solidité exigées pour les modèles construits ces trois dernières années. A la bourse de Wall Street, le même jour, l’action de l’avionneur reculait de 1,65%. « Une enquête est en cours, mais nous avons déterminé que cela ne présentait pas de danger immédiat de sécurité pour la flotte d’avions déjà en service », a affirmé un porte-parole de Boeing. « Les avions qui n’ont pas encore été livrés seront remaniés comme il se doit avant leur livraison aux clients », a également précisé le groupe. La sécurité des avions de Boeing est dans le viseur du régulateur aérien américain, la Federal Aviation Administration (FAA), depuis les crashs survenus en 2018 et 2019 de son avion vedette, le 737 Max.

Les Echos du 14 octobre

ASL devient client de lancement d’Universal Hydrogen

Universal Hydrogen a annoncé le 14 octobre avoir signé une lettre d’intention avec ASL Aviation Holdings, un groupe mondial de services aéronautiques basé à Dublin, en Irlande. ASL sera un client de lancement mondial d’Universal Hydrogen pour le marché des turbopropulseurs cargo et prévoit d’acheter jusqu’à dix kits de conversion ATR 72 d’Universal Hydrogen pour les installer dans sa flotte existante ou future d’avions turbopropulseurs. À l’issue d’une étude collaborative du réseau et d’une évaluation des appareils, les kits de conversion d’Universal Hydrogen seront installés dans des avions ATR 72 appartenant à ASL et exploités sur des services pour ses principaux clients dans toute l’Europe. Dans le cadre des conversions d’avions, Universal Hydrogen et ASL vont également conclure un contrat de services de carburant à long terme. Universal Hydrogen a accepté de fournir de l’hydrogène vert pour alimenter les ATR 72 convertis de la flotte d’ASL.

Air & Cosmos du 14 octobre

A bord de l’A350 Airspace Explorer, Airbus teste les innovations pour les cabines d’avions

Le Parisien consacre un article aux innovations pour les cabines d’avions, testées par Airbus, au sol et en vol, à bord de l’A350 « Airspace Explorer ». Elles sont destinées à améliorer la qualité de l’expérience pour les voyageurs, et sont choisies selon quatre thèmes : l’ambiance, le confort, la connectivité et la durabilité. Sièges connectés, hublots rendus opaques dans l’ensemble de l’appareil sur commande de l’équipage, ou lumières différenciées au plafond, qui créent une ambiance ou peuvent, par exemple, faciliter le débarquement zone par zone, sont notamment à l’étude.

Le Parisien du 17 octobre

Premier vol du premier Airbus A350-1000 de French Bee

Vendredi 15 octobre, le premier A350-1000 aux couleurs de French Bee a réalisé son vol inaugural au sein d’Airbus. L’appareil a décollé de Toulouse, pour un vol d’une durée de 3h50. D’ici quelques semaines, l’A350-1000 rejoindra les 4 A350-900 déjà exploités par French Bee. Le second A350-1000 sera livré mi-2022.

Aerobuzz du 18 octobre

Caillau se diversifie dans le solaire avec la reprise de la société AdiWatt

Caillau, spécialiste français des colliers et fixations pour les moteurs, basé à Romorantin (Loir-et-Cher), reprend la société AdiWatt, une PME qui conçoit et fabrique des systèmes de fixation pour les panneaux solaires. « C’est une étape importante dans notre stratégie de croissance et de diversification dans une industrie d’avenir compatible avec notre expertise », se félicite Stéphane Drivon, président de Caillau. Présente en Allemagne, en Chine et au Brésil, AdiWatt travaille déjà dans la plupart des pays d’Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. Caillau reprend 100% de cette société, qui devrait réaliser un chiffre d’affaires de 35 M€ en 2021.

L’Usine Nouvelle du 19 octobre

MRO : entretien avec Laurent Caballe, directeur services clients d’ATR

Air & Cosmos consacre un dossier au secteur de la MRO (Maintenance, Repair, and Operations). Laurent Caballe, directeur services clients d’ATR, accorde un entretien au magazine. Il souligne que la crise a été pour ATR l’occasion de renouveler l’offre globale MRO proposée à ses clients. Il expose notamment les modalités du contrat de maintenance globale, ou GMA, un outil qui permet d’accompagner les opérateurs dans leur recherche de performance, par l’amélioration des coûts de maintenance et l’optimisation de la gestion de leur flotte. La crise « a confirmé que le modèle GMA est un outil pertinent pour aider les clients d’ATR : 100% de nos clients ont souhaité renouveler leur contrat pendant la crise, période durant laquelle quatre nouveaux opérateurs, dont Finnair, ont souhaité rejoindre le programme », souligne-t-il.

Air & Cosmos du 15 octobre