La CGT ne signera pas le projet d’avenant sur les ruptures conventionnelles

16/03/2026

La CGT confirme qu’elle ne signera pas le projet d’avenant sur l’indemnisation chômage des ruptures conventionnelles. Dans un communiqué publié le 11 mars 2026, la confédération syndicale indique que la commission exécutive de la CGT a voté contre la signature de l’accord. 

“La CGT constate que l’occasion a été manquée de faire le bilan de la loi de 2008 sur l’usage des ruptures conventionnelles par le patronat, qui a voulu cette loi et qui use et abuse de ce type de ruptures pour déguiser des licenciements. Baisser les droits de trois mois, et même de six mois et demi pour les plus de 57 ans, au moment même où le chômage et la pauvreté explosent suite à l’échec de la politique de l’offre, c’est plonger 35 000 à 55 000 personnes supplémentaires dans la précarité !”, estime la CGT.

Alors qu’un avant-projet de loi est déjà prêt pour transposer l’avenant dans la loi, la CGT “appelle le Parlement à ne pas accepter un nouveau recul des droits au chômage, s’ajoutant aux 25 % de baisses déjà actées avec l’accumulation de reculs notamment dues aux réformes Macron”.

Source : actuel CSE

Municipales : la CFDT appelle à “un sursaut”, la CGT demande à faire entendre “les exigences sociales”

17/03/2026

Regrettant le fort niveau d’abstention lors du premier tour des municipales, la CFDT, qui réunissait hier sa commission exécutive, appelle à “un sursaut” pour le second tour organisé le dimanche 22 mars, “et à une mobilisation des travailleurs et des travailleuses pour s’exprimer, dans les urnes, sur les sujets qui les concernent au premier chef : le logement, l’environnement, le cadre de vie, la mobilité…”

La confédération réitère au passage “son combat permanent contre une ligne politique qui place l’exclusion et la préférence nationale au cœur de son programme” et demande aux électrices et électeurs “attachés aux principes fondamentaux de la République – liberté, égalité, fraternité – de refuser que leur quotidien soit dicté par des élus qui prônent l’inégalité des droits entre les personnes”. 

De son côté, la CGT, tout autant préoccupée par le haut niveau d’abstention et par la progression d’une extrême droite qualifiée de “pire ennemie du monde du travail”, estime que c’est “l’invisibilisation des questions sociales” qui, “en laissant la place aux questions sécuritaires”, “a permis la progression de l’extrême droite dans de nombreux territoires”.

Le syndicat appelle les travailleuses et les travailleurs “à aller voter massivement au second tour pour faire entendre leurs exigences sociales et battre l’extrême droite et les listes qui auront fait alliance avec elle”. Pour la CGT, les collectivités locales sont en première ligne pour répondre aux besoins essentiels en matière de transports, de logements, de crèche, d’action sociale, de services publics de proximité, etc.  

Source : actuel CSE

Rupture conventionnelle : le Medef officialise sa signature

17/03/2026

Sans surprise, après l’U2P, c’est au tour du Medef d’annoncer qu’il signera bien le projet d’avenant du 25 février dernier sur l’indemnisation chômage post-ruptures conventionnelles. “Les instances du Medef ont confirmé la signature par l’organisation de l’avenant du 25 février 2026 au protocole d’accord du 10 novembre 2023 relatif à l’assurance chômage”, indique un communiqué envoyé hier en fin d’après-midi. 

Source : actuel CSE

Vote aux municipales et proximité syndicale : un sondage à prendre avec précaution

18/03/2026

Un sondage réalisé par Harris Interactive pour le média Lamy Liaisons propose un rapprochement entre l’appartenance syndicale et la coloration politique du vote aux élections municipales (*). Ces données tissent de plus une comparaison avec le sondage réalisé par le même institut lors des municipales de 2020.

Il en résulte que parmi les sondés se déclarant proches d’au moins un syndicat de salariés, 44 % indiquent avoir voté pour une liste du bloc de gauche et 26 % pour une liste du bloc de droite. Les listes d’extrême droite ne recueilleraient que 6 % des réponses, tous syndicats confondus, loin des résultats de Marine Le Pen, la candidate RN aux élections présidentielles de 2022 (23,15 % des suffrages au premier tour, 41,45 % au second tour). En ce sens, le monde syndical reste donc éloigné des idées d’extrême droite.

Comparées à 2020, les réponses des sondés montrent une progression du vote à l’extrême droite de 2 à 6 % à la CFDT, stable à la CGT (5 %), de 6 à 15 % à FO, de 3 à 4 % à la CFE-CGC, et de 2 à 3 % à la CFTC. Ce vote s’établirait en 2026 à 14 % dans les organisations patronales CPME et Medef, mais le chiffre n’est pas connu en 2020, il est donc impossible d’en tracer une évolution.

Attention cependant, les publications de ce sondage ne donnent pas accès à la formulation des questions posées. Or, sur le sujet du vote, la tournure peut faire toute la différence. De plus, le partenaire d’Harris, Toulouna, réalise des sondages rémunérés, ce qui peut jouer sur le profil socio-économique des personnes interrogées. Par ailleurs, le sondeur n’indique pas si les réponses proviennent de simples sympathisants (sans carte syndicales), d’adhérents (avec carte) ou de militants disposant de mandats syndicaux. On peut également s’interroger sur le fait que le sondage est réalisé en ligne, le jour même du scrutin. Les personnes sondées qui sont allées voter en fin de journée ont donc eu moins de chance d’être interrogées. Autre point faible de l’étude, les listes “La France Insoumise” sont intégrées au bloc de gauche et les listes souverainistes au bloc d’extrême-droite ce qui rend ces blocs plus larges.

À noter que comme l’indique le sondeur lui-même, les groupes signalés par un astérisque ont des bases de réponses trop faibles, ce qui est le cas de la FSU (14 % de réponses sur un vote à l’extrême droite). Mais la critique vaut également pour les autres syndicats : que penser des chiffres si leurs bases de répondants parmi les sondés sont plus faibles ? Il faut de plus ajouter la marge d’erreur traditionnelle de 0,8 point. 

Enfin, l’échantillon de 4 145 votants est extrait d’un panel de 6 288 personnes, soit un taux de participation au sondage d’environ 66 %. Il en résulte que 34 % des personnes n’ont pas répondu.

(*) Enquête réalisée en ligne le 15 mars 2026. Échantillon de 4 145 personnes inscrites sur les listes électorales dans les communes de 3 500 habitants et plus, issu d’un échantillon représentatif de 6 288 Français âgés de 18 ans et plus.

Source : actuel CSE

Carburants : la CGT demande une table ronde, FO veut la transparence sur les marges

19/03/2026

Depuis le début de la guerre en Iran, les prix des carburants ont augmenté ces dernières semaines sur fond de craintes de la population sur l’approvisionnement en pétrole. Le gazole atteint 2,07 euros le litre et l’essence 1,91, pas loin du seuil symbolique de 2 euros. De quoi amputer de nouveau le pouvoir d’achat des salariés. FO considère toute hausse des prix comme “irresponsable” : “Le coût de l’énergie constitue déjà un frein majeur à la réindustrialisation du pays et au maintien de nombreuses entreprises sur notre territoire. (…) [FO] exige de la transparence sur les coûts réels et les marges pratiquées, ainsi que des mesures immédiates pour empêcher toute spéculation sur un bien aussi essentiel que l’énergie”, indique la secrétaire confédérale Rachèle Barrion par communiqué.

De son côté, la CGT a envoyé un courrier le 10 mars au ministre de la souveraineté industrielle Roland Lescure. La secrétaire générale Sophie Binet y réclame notamment :

  • une taxe flottante,
  • une tarification régulée des prix de l’énergie,
  • un accès facilité à des contrats long terme fondés sur les coûts réels de production et d’investissements,
  • rétablir le taux de TVA à 5,5 % sur les abonnements de gaz et d’électricité,
  • abaisser à 5,5 % la TVA sur l’ensemble de la facture d’énergie.

Sophie Binet demande également l’organisation d’une “table ronde” sur l’augmentation des prix de l’énergie.

À noter que se tient ce matin à Matignon une réunion interministérielle sur les prix de l’énergie. Le secrétaire général de FO, Frédéric Souillot, rencontrera par ailleurs, vendredi matin, le ministre délégué chargé de l’industrie Sébastien Martin.

Source : actuel CSE

Le Medef a signé la charte pour la santé mentale

19/03/2026

Dans un communiqué diffusé hier, le Medef annonce avoir signé la charte pour la santé mentale. Il s’agit “de ces enjeux face auxquels l’entreprise a un rôle central à jouer”, indique l’organisation patronale.

La charte avait été présentée aux entreprises lors des Rencontres des entrepreneurs de France en septembre dernier.

“Cette charte engage les signataires sur quatre axes, rappelle le Medef :

  • déstigmatiser la santé mentale et favoriser un dialogue ouvert dans l’entreprise ;
  • former les managers et renforcer le dialogue social sur la santé psychologique au travail ;
  • promouvoir une amélioration continue, en évaluant régulièrement les pratiques et leurs effets ;
  • soutenir les salariés fragilisés, en proposant des dispositifs concrets et accessibles”.

Source : actuel CSE

L’Ires lance un plan de transformation pour s’adapter à la baisse de son budget

20/03/2026

L’Institut de recherches économiques et sociales (Ires) au service du monde syndical fait les frais des restrictions budgétaires. Sa subvention ayant été réduite de 12 % par la loi de finances pour 2025 (soit environ 320 000 euros sur un budget global de presque 2,4 millions d’euros), il se trouve, selon ses termes, “en situation de crise” (communiqué en pièce jointe).

À l’issue de son Assemblée générale qui s’est tenue hier, l’institut a déploré la baisse récurrente de ses financements. Les organisations syndicales demandent donc au Premier ministre de renforcer son soutien. Un courrier avait été adressé en ce sens à Sébastien Lecornu en novembre 2025, mais il est resté sans réponse jusqu’à présent. Heureusement, si l’on peut dire, la nouvelle baisse des financements de France Stratégie de 7 % ne sera pas répercutée sur l’Institut. “Le plus ennuyeux, c’est la baisse de nos fonds propres qui fait peser un risque de trésorerie”, nous a indiqué Frédéric Lerais.

Afin de pérenniser ses activités à moyen terme, les syndicats ont réduit leurs commandes de travaux de recherche à l’agence d’objectifs mais l’Ires planche sur de nouvelles ressources financières, notamment les fonds européens. Il va également se rapprocher des Instituts supérieurs du travail et étudier la possibilité de fournir des travaux de recherche à de grands CSE. Il est aussi question de favoriser une meilleure articulation entre les travaux de recherche et les organisations syndicales. Les thèmes traditionnels de travail (emploi, travail, revenus et protection sociale, mutations du système productif, relations professionnelles) vont être complétés par trois nouveaux axes : 

  • mettre en place un outil d’observation et d’analyse économique et sociale à destination des syndicats pour qu’ils s’inscrivent au mieux dans le débat public économique et social ;
  • analyser les évolutions de la régulation de la relation d’emploi et leurs enjeux (hiérarchie des normes, articulation loi/négociation collective) ;
  • documenter les évolutions de la responsabilité de l’employeur (nouveaux liens de subordination, développement des plateformes, impact du numérique…) en analysant les conséquences de ces mutations pour la négociation collective.

Pour mémoire, un amendement au Projet de loi de simplification avait tenté de remettre en cause les subventions perçues par l’Ires, avant d’être finalement retiré. “On constate aujourd’hui que l’Ires est apprécié, les travaux des chercheurs et des organisations syndicales participent de la démocratie sociale. Tout le monde nous sollicite mais il faut faire beaucoup avec moins”, nous a indiqué Éric Peres (FO), vice-président de l’Ires. Les syndicats sont en tout cas fermement décidés à continuer de gérer l’Institut en commun.

Source : actuel CSE

Rupture conventionnelle : la CPME et la CFDT signent le projet d’avenant

20/03/2026

Après le Medef et l’U2P, c’est au tour de la CPME de confirmer sa signature du projet d’avenant sur l’indemnisation chômage post-rupture conventionnelle à la suite d’une réunion du comité exécutif qui s’est tenue le 17 mars. 

“En signant cet avenant, la CPME réaffirme son attachement au pilotage paritaire de l’Unédic et la nécessité de continuer à faire des économies alors que la dette du régime devrait atteindre 61 milliards d’euros en 2026. La CPME appelle désormais de ses vœux une adoption rapide par le Parlement”, indique le communiqué publié hier matin.

La CFDT a également fait part hier de sa signature à la suite de bureau national. La confédération syndicale se félicite du “retrait du document de cadrage demandé par le Premier Ministre, François Bayrou, en août 2025, exigeant 2 à 2,5 Mds d’économies par an”, du fait que cet avenant “préserve l’accès aux allocations chômage à la suite d’une rupture conventionnelle” et que les seniors soient protégés dans le cadre de cet accord. 

Elle rejoint ainsi la CFTC et Force ouvrière. 

Source : actuel CSE