ArianeGroup a doublé son bénéfice en 2026

Après être revenu à l’équilibre en 2024, ArianeGroup poursuit son redressement financier. En 2025, le groupe a doublé son bénéfice qui s’est ainsi élevé 6 M€. Encore loin toutefois des 251 M€ dégagés en 2018. La coentreprise d’Airbus et de Safran bénéficie du redressement engagé par Martin Sion, avant l’arrivée de Christophe Bruneau le 1er avril. Le succès du lanceur Ariane 6, avec 4 tirs en 2025 et un carnet d’une trentaine de lancements via Arianespace, soutient cette dynamique. L’objectif est désormais d’accélérer la cadence de lancements et de profiter de la hausse des budgets spatiaux européens pour retrouver progressivement une forte rentabilité.

La Tribune du 16 mars 2026

Infinite Orbits va implanter une usine de satellites près de Toulouse

La société Infinite Orbits, spécialisée dans les petits astronefs de surveillance de l’espace et la prolongation de vie des satellites en orbite géostationnaire, annonce la construction d’une usine de satellites à Labège (Haute-Garonne). Elle aménagera dès avril des salles blanches d’intégration et de test dans un bâtiment de 800 m² en location, en investissant 5 M€. L’usine devrait démarrer en septembre 2026. Infinite Orbits produit deux types d’astronefs, dont le microsatellite Orbite Guard de 150 kg dédié à la surveillance des satellites géostationnaires contre l’espionnage dans l’espace. Elle a obtenu l’an dernier un contrat de 50 M€ de la DGA pour fournir un service d’inspection avec un astronef en 2027 au Commandement de l’espace, et le former aux opérations en orbite.

Les Echos du 17 mars 2026

Les cinq molécules à la base de l’ADN retrouvées dans les échantillons de l’astéroïde Ryugu

Une étude publiée le 16 mars dans la revue Nature Astronomy révèle la présence des 5 nucléotides qui forment les « briques » de l’ADN et de l’ARN dans des échantillons de l’astéroïde Ryugu rapportés par la mission japonaise Hayabusa-2 en décembre 2020. Ces molécules, essentielles au codage de l’information génétique des organismes vivant sur Terre, avaient déjà été détectées dans les échantillons de l’astéroïde Bénou, rapportés sur Terre par la mission américaine Osiris-REx en 2023, ainsi que dans les météorites d’Orgueil et de Murchison, tombées respectivement en France en 1864 et en Australie en 1969. « Le problème, avec les météorites, c’est qu’on n’est jamais sûr qu’elles ne sont pas contaminées par la Terre, d’où l’intérêt de rapporter directement les échantillons depuis l’espace », explique Patrick Michel, directeur de recherche CNRS à l’Observatoire de la Côte d’Azur et membre de la mission Hayabusa-2. Les astronomes cherchent désormais à comprendre comment les astéroïdes ont pu contribuer à la chimie prébiotique sur la Terre, et donc à l’apparition de la vie.

Le Monde du 17 mars 2026

Sirius Space acquiert la société AMM-42

Sirius Space vient d’annoncer l’acquisition de la société AMM-42, PME de mécanique de précision (précédemment détenue par le groupe ACI), afin de renforcer ses capacités industrielles et accélérer sa production. Cette opération permet d’intégrer un savoir-faire clé à sa chaîne de fabrication. AMM-42 produira des pièces structurelles, en complément de SERM dédiée aux moteurs. Cette stratégie d’intégration verticale vise à sécuriser la production et soutenir le développement du démonstrateur SIRIUS 1B, dont le 1er vol est prévu en 2027.

Aeromorning du 17 mars 2026

10 003 satellites Starlink actifs

Selon des données compilées par la startup française Look Up, spécialisée dans la surveillance de l’espace, la constellation Starlink d’Elon Musk dépasse, depuis son dernier lancement le 13 mars, 10 000 satellites actifs, creusant un large écart avec ses concurrents : OneWeb (651), Amazon Leo (210) et les réseaux chinois (moins de 200 chacun). Ce seuil illustre le poids d’un acteur privé dans l’orbite basse et son impact stratégique et économique. Les données, issues de la plateforme Synapse, confirment aussi l’enjeu croissant de souveraineté et de surveillance spatiale, alors que Look Up déploie un réseau mondial de radars pour suivre un trafic en forte expansion.

La Tribune du 18 mars 2026

CS Group sélectionné par le CNES pour structurer la future offre européenne de surveillance spatiale

CS Group, filiale du groupe Sopra Steria, a été choisi par le CNES (Centre national d’études spatiales) pour concevoir et développer STREAMS, un programme stratégique destiné à renforcer les capacités françaises et européennes de surveillance de l’espace. Le programme s’articule autour de trois axes : consolider le catalogue national des objets spatiaux en fédérant des centaines de capteurs (optique, radar, radiofréquence et, à terme, satellitaires) au service des usages civils, commerciaux et de défense ; opérer le service européen CAESAR, dédié à la détection et à la gestion des risques de collision en orbite ; moderniser les infrastructures informatiques SSA (Secure Service Access) du CNES, afin de gagner en performance, en résilience et en capacité de traitement des données. « STREAMS sera déployé aux côtés d’un écosystème industriel de premier plan, impliquant Aldoria, Hemeria, Safran Data Systems, Auticon, pour structurer un cadre européen robuste et interopérable », est-il précisé.

Aeromorning du 20 mars 2026