L’IATA évoque les conséquences de la guerre dans la région du Golfe sur l’aviation mondiale
Les attaques contre des installations pétrolières au Moyen-Orient ont fait augmenter le prix du brut au-dessus de 100 $ le baril (86,85 €), tandis que des menaces de missiles et de drones ont désorganisé le trafic aérien vers les hubs de transport au Moyen-Orient. Selon Willie Walsh, directeur général de l’Association du transport aérien international (IATA), reçu vendredi 20 mars par l’Association des journalistes de l’aéronautique et de l’espace (AJPAE), « Il n’y a pas de gagnants dans cette situation. Tout le monde va en ressentir l’impact ». « Il y a du carburant aviation produit au Moyen-Orient qui est envoyé en Amérique du Nord, du carburant qui part en Asie », a-t-il expliqué. Il a cependant indiqué que la demande mondiale reste stable pour l’instant. Les compagnies aériennes continuent à moderniser leur flotte avec des avions plus économes en carburant, les livraisons prévues n’étant pas retardées pour le moment.
Les Echos du 23 mars 2026
Finnair commande 18 Embraer E195-E2 et des A320/321ceo d’occasion
La compagnie Finnair poursuit la modernisation de sa flotte court et moyen-courrier. Elle a commandé 18 avions Embraer E195-E2, avec des options et droits d’achat supplémentaires, dont les livraisons débuteront en 2027. Des accords ont aussi été conclus avec Pratt & Whitney pour l’achat de moteurs de rechange et de services de maintenance. Parallèlement, la compagnie prévoit d’acquérir jusqu’à 12 Airbus A320/321ceo sur le marché des avions d’occasion, afin de remplacer les A319 et A320 les plus anciens de sa flotte au cours des prochaines années. La flotte actuelle de Finnair comprend 79 appareils Airbus, Embraer et ATR.
Le Journal de l’Aviation du 23 mars 2026
Les compagnies aériennes commencent à répercuter la hausse du prix du carburant
Depuis le début des frappes en Iran fin février 2026, le prix du baril de kérosène a plus que doublé, pour atteindre mi-mars 2026 près de 215 $. Or, ce poste représente près d’un quart des coûts des compagnies, déjà fragiles, avec des marges d’environ 4 %. Selon Willie Walsh, le directeur général de l’Association internationale du transport aérien (IATA), une hausse des prix des billets semble donc inévitable. La guerre perturbe aussi les opérations (routes allongées, espaces aériens fermés). Toutefois, la demande reste solide. En Europe, ces tensions s’ajoutent à des défis structurels : coûts élevés des carburants durables, retards de livraisons et perte de compétitivité.
Aerobuzz du 24 mars 2026
Le trafic aéroportuaire français n’a pas retrouvé son niveau de 2019
Selon le bilan 2025 présenté par l’Union des aéroports français (UAF), les plateformes françaises membres de l’UAF ont accueilli un total de près de 210,5 millions de passagers commerciaux en 2025, en hausse de 2,3 % par rapport à 2024, mais toujours en retrait de 1,8 % par rapport à la période d’avant-crise sanitaire. Thomas Juin, président de l’UAF, a mis en garde face à un « décrochage » des aéroports français par rapport à leurs homologues européens et internationaux, une tendance qui devrait s’accélérer selon lui avec les conséquences de la guerre en Moyen-Orient sur le trafic aérien. Il a notamment fustigé le triplement de la taxe sur les billets d’avion prévu dans le budget 2025. Si cette décision ne semble pas avoir de conséquences sur le nombre de voyageurs français, elle a incité certaines compagnies aériennes, essentiellement les low cost comme Ryanair, à réduire la voilure en France avec moins d’offres au départ des aéroports français, notamment régionaux.
BFMTV et Air & Cosmos du 26 mars 2026
Guerre en Iran : les experts redoutent des pénuries de kérosène à court terme pour les compagnies aériennes
Les conséquences de la crise au Moyen-Orient se font déjà sentir sur le trafic aérien en Asie, dont les raffineries s’approvisionnent en priorité en pétrole brut au Moyen-Orient, alors que l’Europe a des sources plus diversifiées (Amérique du Nord, Europe du Nord, Asie centrale, Afrique). Vietnam Airlines va, par exemple, supprimer 23 vols intérieurs par semaine dès le mois d’avril. « L’approvisionnement limité en kérosène, dû au conflit au Moyen-Orient, expose les compagnies aériennes nationales à un risque de pénurie de carburant », a justifié l’autorité vietnamienne de l’aviation civile. Aucune restriction n’est constatée aujourd’hui sur les escales européennes, « Mais si la situation perdure, des pénuries de kérosène pourraient commencer à partir de mi-avril ou fin avril », selon les analystes d’UBS, qui soulignent que l’Europe importe des volumes du Koweït, par exemple, ce qui pourrait resserrer l’offre sur le long terme.
Les Echos du 27 mars 2026