Thales Alenia Space, acteur de premier plan mondial de l’observation spatiale

Pour observer la Terre depuis l’espace, Thales Alenia Space (TAS) fournit en satellites aussi bien les armées que les agences institutionnelles spatiales ou de météo. L’activité des satellites d’observation représente pour TAS un tiers du chiffre d’affaires en 2025 et mobilise environ 2000 des 8000 salariés, rappelle Hervé Derrey, PDG du groupe. Dans le domaine de l’observation optique et infrarouge, le groupe est « au meilleur niveau mondial », à égalité avec ses concurrents américains. TAS a fourni toutes les charges utiles qui sont aujourd’hui utilisées par le ministère des Armées, souligne-t-il, « qu’il s’agisse des générations Helios, Pléiades et dernièrement CSO. Sur le domaine des radars, notre expertise, qui se situe en Italie, est également reconnue au meilleur niveau mondial. Nous avons été le fournisseur historique des charges utiles ou de l’ensemble du satellite des programmes Cosmo-SkyMed pour les comptes de l’Agence Spatiale Italienne et du Ministère de la Défense italien ».

L’Usine Nouvelle du 27 avril 2026

5G spatiale : la startup française Univity lève 27 M€ pour mettre en orbite sa constellation satellitaire

Univity (anciennement Constellation Technologies & Operations) a annoncé le 23 avril une levée de 27 M€ pour financer la démonstration et amorcer l’industrialisation de son futur service de 5G spatiale. La startup française prévoit, d’ici 2030, le déploiement d’une constellation de 1500 satellites en orbite très basse.

L’Usine Nouvelle et La Tribune du 24 avril 2026

Les startups spatiales face au défi de l’industrialisation

En France, les startups spatiales telles que Latitude, Sirius Space, MaïaSpace (filiale d’ArianeGroup) et HyPrSpace cherchent aujourd’hui à transformer leurs essais technologiques en capacités industrielles. Fondée en France en avril 2022, MaïaSpace entend mettre en service en seulement 5 ans un minilanceur polyvalent et évolutif, partiellement réutilisable. Elle se positionne comme un pilier de la souveraineté européenne. La société Pangea Propulsion, basée à Barcelone et à Toulouse, se focalise quant à elle sur la motorisation, de même que la startup bordelaise HyPrSpace, qui a suscité l’attention de la DGA. Alpha Impulsion développe un concept de moteur « autophage », qui a remporté un prix à Bruxelles en janvier 2026. Ces startups sont particulièrement attractives pour les jeunes talents.

Air & Cosmos du 28 avril 2026

Venturi Space teste son rover lunaire en « conditions réelles »

Dans le centre de test à Cologne, le rover lunaire Mona Luna, développé par Venturi Space effectue des tests en conditions quasi réelles. Équipé d’un grand panneau solaire, cet engin électrique de 750 kg repose sur des roues capables d’épouser les obstacles. Il est conçu pour évoluer sur un terrain extrême, résister à la poussière lunaire ainsi qu’à des variations de température de 300 degrés. Il a pour mission de transporter sur de longues distances les outils des astronautes et les échantillons prélevés sur la Lune. L’objectif est de trouver de l’eau pour fournir de l’oxygène, par électrolyse, notamment pour boire. Les équipes de Mona Luna sauront dans quelques semaines si leur rover est sélectionné pour une 1ère mission sur la Lune, à l’horizon 2030.

France Info du 29 avril 2026