Lancement réussi du satellite IOD-2, réalisé par Thales Alenia Space pour la mission Celeste de l’ESA

Le 28 mars, les 2 premiers satellites de la mission de démonstration en orbite Celeste ont décollé de Nouvelle-Zélande à bord de la fusée Electron de Rocket Lab. Leur mission consiste à commencer à tester une couche complémentaire en orbite terrestre basse pour Galileo. Les 2 satellites – construits respectivement par l’espagnol GMV et Thales Alenia Space – valideront des technologies de base ainsi que de nouvelles capacités en matière de signaux et de services. Ils mettront en service les fréquences requises dans les bandes L et S pour la phase opérationnelle de la mission. Des lancements supplémentaires en 2027 permettront à la mission d’atteindre sa configuration complète avec 11 satellites en orbite. L’Agence spatiale européenne (ESA) a ainsi « franchi une étape majeure dans le renforcement de l’ambition européenne d’une navigation par satellite plus résiliente », souligne l’agence. « Face aux besoins croissants en matière de géolocalisation de précision, les systèmes spatiaux de navigation tels que Galileo nécessitent d’être complétés par des satellites multifréquences en orbite basse », a expliqué le PDG de Thales Alenia Space, Hervé Derrey.

La Tribune du 29 mars 2026

La Chine ambitionne d’envoyer un taïkonaute sur la Lune en 2029

En avril 2019, le directeur de l’Administration nationale spatiale de la Chine (CNSA), avait annoncé l’ambition « de bâtir une station de recherche scientifique dans les régions du pôle Sud de la Lune et de réaliser des missions lunaires habitées dans une dizaine d’années ». Cette annonce, intervenue alors que la Chine venait de réaliser le premier alunissage de l’Histoire sur la face cachée de la Lune avec la mission Chang’e 4, avait déclenché le lancement du programme Artemis par les États-Unis. Selon Mathieu Grialou, représentant du CNES en Chine, le calendrier chinois est « politique : arriver à poser un taïkonaute avant le 1er octobre 2029, date anniversaire des 80 ans de la fondation de la République populaire ». Début février 2026, le premier étage réutilisable du nouveau lanceur Longue Marche 10 a été testé avec succès, revenant au sol de manière contrôlée.

Le Figaro du 30 mars 2026

SpaceLocker met en orbite un nanoastronef de 20 kg

Le 30 mars 2026, SpaceLocker a envoyé avec SpaceX son nanoastronef « Out of the Box » de 20 kg sur une orbite basse à 500 km de la Terre. La startup fondée en 2022 a pour objectif de réduire le coût, le délai et l’impact environnemental des missions spatiales en plaçant plusieurs charges utiles sur un satellite. Ainsi, sur le CubeSat Out of the box, de 20 centimètres de côté, 5 casiers en aluminium de 10 cm contenant 5 charges utiles, ont été arrimés, offrant une solution innovante pour mutualiser les missions spatiales. Ce 1er satellite opéré en interne compte donc 5 clients. L’entreprise a vendu 6 autres missions commerciales à réaliser dans les 2 ans sur d’autres satellites et 2 missions technologiques pour le CNES et l’Agence spatiale européenne (ESA). Elle a enregistré en tout pour 4 M€ de contrats. Les missions commerciales se partagent entre les télécoms et l’observation de la Terre.

Les Echos du 31 mars 2026

L’ONERA lance sa mission FlyLab

Le 30 mars 2026, les nanosatellites FlyLab-1 et 2 de l’ONERA ont été mis en orbite à 590 km avec succès, pour une mission de 2 ans. Véritable « laboratoire volant », ce programme soutenu par la DGA prévoit des démonstrations technologiques aux finalités duales. FlyLab-1 testera notamment une caméra infrarouge innovante, tandis que FlyLab-2 analysera l’ionosphère et des signaux radar. Les 2 satellites étudieront aussi le vol relatif et les manœuvres complexes en orbite, grâce à leurs systèmes de propulsion. L’objectif étant d’améliorer l’agilité des satellites et de préparer de futures applications de rapprochement en orbite.

Theatrum Belli du 31 mars 2026

Artemis 2 : départ prévu dans la nuit de mercredi 1er au jeudi 2 avril

4 astronautes (3 Américains et 1 Canadien), doivent décoller dans la nuit de mercredi à jeudi de Cap Canaveral (Floride) pour tourner autour de la Lune, à près de 7 500 km de sa surface, avant de revenir vers la Terre au bout de 10 jours. Cette mission de la NASA utilise le lanceur Space Launch System et le vaisseau Orion. Elle sera le premier vol habité du programme visant à préparer le retour d’astronautes sur la surface lunaire. Cela fait plus de 50 ans qu’aucun être humain n’avait dépassé les 1 500 km de distance de la Terre. Le module de service européen (ESM-2) est au cœur de la mission. Construit par Airbus Defence and Space pour le compte de l’Agence spatiale européenne (ESA), il assurera l’alimentation électrique, la régulation thermique ainsi que l’air et l’eau indispensables à la survie des 4 astronautes dans l’espace.

Ensemble de la presse du 1er avril 2026

Christophe Bruneau prend la tête d’ArianeGroup ce 1er avril

ArianeGroup a nommé Christophe Bruneau au poste de président exécutif, en remplacement de Martin Sion, qui prend la direction générale d’Alstom à compter du 1er avril. Fort d’un parcours franco-allemand, Christophe Bruneau possède l’expérience des coopérations européennes. Entré chez Safran en 2004, il était jusqu’à présent vice-président chargé de la division moteurs militaires de Safran Aircraft Engines.Présent au Japon dans le cadre de la délégation du président de la République, il doit signer ce 1er avril à Tokyo un projet de coopération avec IHI Aerospace sur la mise en place et l’exploitation d’une station optique de surveillance.

Les Echos du 31 mars 2026

Rapprochement franco-japonais dans le spatial

Le président de la République a entamé le mardi 31 mars une tournée asiatique de 4 jours entre le Japon et la Corée du Sud, marquée par un renforcement de la coopération spatiale entre la France et le Japon. Plusieurs partenariats industriels ont été annoncés. Ainsi ArianeGroup va signer un accord avec le groupe IHI Aerospace pour l’exploitation d’une station optique. ThrustMe équipera des satellites japonais avec une technologie de propulsion à l’iode. Look Up a conclu un partenariat stratégique pour déployer une plateforme nationale de surveillance de l’espace au Japon, combinant les données radar Sorasys, sa plateforme de fusion de données Synapse et les capacités de simulation et de jumeaux numériques du japonais Spacedata.

Les Echos du 1er avril 2026

ThrustMe, fabricant de moteurs électriques pour minisatellites, veut doubler sa production et ses effectifs en 2026

En 2026, ThrustMe entend doubler sa production de moteurs électriques pour satellites en privilégiant l’embauche de profils techniques. « Nous voulons doubler nos effectifs dans l’année », précise Ane Aanesland, PDG et cofondatrice, à L’Usine Nouvelle. La société devrait alors compter 120 salariés. Basée à Verrières-le-Buisson (Essonne), la société entend favoriser la mixité de ses effectifs. « Nous avons du mal à convaincre les techniciens qu’ils ont leur place dans l’industrie spatiale et encore plus les femmes », regrette Ane Aanesland. La société, invitée de la délégation au Japon d’Emmanuel Macron, va équiper 40 satellites japonais pour plus de 10 M€ avec sa solution de propulsion électrique à l’iode, selon Les Echos.

L’Usine Nouvelle et Les Echos du 1er avril 2026

Eutelsat négocie avec l’agence spatiale indienne pour accroître ses options de lancement de satellites

Eutelsat est en pourparlers avec l’Organisation indienne de recherche spatiale (ISRO) concernant de futurs lancements de satellites, a déclaré son directeur général Jean-François Fallacher, dans un entretien accordé à Reuters. Jean-François Fallacher a déclaré s’être rendu à New Delhi en février avec la délégation d’Emmanuel Macron, où il a rencontré le ministre indien des télécommunications et les autorités de régulation pour discuter de l’accès au marché. « Nous nous préparons pour l’avenir, car les capacités de lancement doivent être préparées très tôt », a-t-il déclaré. « L’Inde est un immense pays (..) l’accès à son marché est donc stratégique ».

Les Echos Investir du 1er avril 2026

Artemis 2 : décollage vers la Lune réussi

La fusée SLS (Space Launch System), a décollé mercredi soir de Floride avec à son bord 4 astronautes, les Américains Victor Glover, Christina Koch et Reid Wiseman – commandant de la mission – et le Canadien Jeremy Hansen. 8 minutes après le décollage, la capsule Orion s’est détachée comme prévu du premier étage de la fusée et s’est placée en orbite terrestre. L’équipage consacrera la 1ère journée dans l’espace à placer le vaisseau Orion sur une orbite terrestre haute (70 000 kilomètres d’apogée) avant de prendre la direction de la Lune, située à plus de 384 000 kilomètres de la Terre, soit 1000 fois plus loin que la Station spatiale internationale. La mission, qui doit durer 10 jours, constitue un test pour ouvrir la voie à un retour sur le sol lunaire en 2028.

Ensemble de la presse du 2 avril 2026

L’Europe va négocier avec la NASA sa présence dans les futures missions lunaires

L’Agence spatiale européenne (ESA) va « négocier » sa présence dans les futures missions lunaires Artemis, a déclaré son directeur général, Josef Aschbacher, dans un entretien à l’AFP mercredi 1er avril depuis le Kennedy Space Center (Floride). La NASA a récemment annoncé suspendre le projet « Gateway » de construction d’une station spatiale autour de la Lune, pour se concentrer sur la construction d’une base sur le sol lunaire. L’Europe (ainsi que l’agence spatiale japonaise) devait fournir certains des éléments de la station Gateway, déjà construits ou en cours de développement. L’envoi de 3 astronautes européens dans des missions Artemis était prévu. Josef Aschbacher a indiqué vouloir étudier avec la NASA « comment ces places qui avaient été attribuées pour Gateway peuvent être utilisées pour la surface [lunaire] ». « L’objectif, c’est d’avoir des Européens qui marchent sur la Lune », a-t-il insisté, souhaitant à terme « que l’Europe développe ses propres technologies et compétences pour être plus autonome dans les vols spatiaux habités ».

Le Monde du 2 avril 2026

SpaceX a déposé son dossier d’introduction en Bourse, selon les médias américains

Plusieurs médias américains rapportent que SpaceX a déposé, de manière confidentielle, son dossier d’introduction en Bourse auprès du régulateur américain, la SEC. Le dépôt d’un dossier ne préjuge pas d’une date d’entrée en Bourse ni du montant que la société entend lever. Selon The Information, les conseillers de SpaceX sur cette opération estiment qu’elle pourrait vendre pour 75 milliards de dollars de titres, ce qui équivaudrait au triple de la plus grosse levée jamais réalisée.

Ensemble de la presse du 2 avril 2026

« Nous visons de premiers vols commerciaux en 2028 » : AndroMach sélectionnée par Challenges

La startup française AndroMach, spécialisée dans le développement de drones spatiaux réutilisables, a été sélectionnée parmi les « 100 startups où investir en 2026 » par le magazine Challenges. L’entreprise vise à créer des engins spatiaux suborbitaux pour la recherche scientifique et la défense, avec des premiers vols commerciaux prévus pour 2028.

Challenges du 2 avril 2026

Venturi Space étudie les technologies clés des rovers lunaires

Dans le cadre d’un contrat signé avec l’Agence spatiale européenne (ESA), Venturi Space conduit une étude portant les aspects clés du développement des futurs rovers lunaires : la mobilité, les systèmes d’alimentation électrique et la régulation thermique. Lors de campagnes d’essais avec son rover Mona Luna, l’entreprise testera notamment des roues hyperdéformables, des batteries haute performance, ainsi que des systèmes de suspension et d’éjection. Ces solutions doivent équiper des rovers plus lourds, adaptés aux futures missions habitées. Les essais auront lieu dans le bâtiment Luna, développé par l’ESA et le Centre aérospatial allemand (DLR), afin de valider ces technologies dans des conditions proches de l’environnement lunaire.

Aerobuzz du 2 avril 2026

Artemis 2 : feu vert pour la propulsion vers la Lune

Près de 24 heures après le décollage de la fusée Artémis 2, les 4 astronautes de la mission ont obtenu, jeudi 2 avril 2026 au soir, l’autorisation de la NASA de se propulser vers la Lune. Le voyage jusqu’à la Lune durera entre 3 et 4 jours. Le vaisseau spatial Orion qui file actuellement à environ 7 000 km/h ne se posera pas sur la Lune mais en fera le tour, en passant derrière sa face cachée, avant de revenir sur Terre le 10 avril. Pour revenir sur Terre, Orion aura besoin de l’attraction gravitationnelle de la Lune pour faire demi-tour.

Ensemble de la presse du 3 avril 2026

Réussite du projet européen EURISA

Exail a annoncé le succès du projet européen EURISA, financé par l’Union européenne dans le cadre du programme Horizon 2020, visant à concevoir une centrale inertielle performante et 100 % européenne. Piloté par Exail en partenariat avec Airbus Defence and Space, l’ETH Zurich et le centre aérospatial allemand, le projet a abouti à un modèle d’ingénierie pleinement opérationnel pour les futures missions spatiales. Ce système compact d’environ 2 kg intègre des gyroscopes à fibre optique, des accéléromètres à quartz et une électronique embarquée, conçus pour résister aux conditions extrêmes de l’espace. EURISA constitue une avancée majeure pour la souveraineté européenne en navigation spatiale.

Electroniques du 3 avril 2026