INDUSTRIE

Airbus et Kongsberg vont collaborer sur le soutien des hélicoptères NH90 norvégiens

Airbus Helicopters, Kongsberg Defence & Aerospace et Kongsberg Aviation Maintenance Services ont signé un accord stratégique à long terme pour collaborer en matière de soutien et de services aux forces armées norvégiennes. Dans le cadre de ce protocole, les sociétés travailleront à renforcer le déploiement des capacités de maintenance locales, ainsi qu’à optimiser la disponibilité de l’hélicoptère NH90. Airbus développe et qualifie également les installations de Kongsberg pour assurer la maintenance des boîtes de transmission de la queue du NH90 pour la flotte norvégienne. « Cet accord est le début d’un partenariat ambitieux avec Kongsberg qui renforcera l’autonomie et la capacité de soutien souverain de la Norvège dans ce domaine spécialisé », a déclaré Damien Lamy, directeur régional de la coopération industrielle d’Airbus Helicopters, dans un communiqué. « Kongsberg a une capacité avérée dans l’activité de production, de fabrication, de réparation et de révision pour l’industrie aérospatiale. Kongsberg est également un partenaire stratégique des forces armées norvégiennes pour le soutien et la logistique. Nous nous réjouissons de notre coopération renforcée avec Airbus, l’objectif global étant d’accroître la capacité opérationnelle des utilisateurs du NH90 », a déclaré M. Terje Bråthen, vice-président exécutif de Kongsberg Aerostructures & MRO. Le NH90 est un hélicoptère multi-rôle et contient un système de mission entièrement intégré pour des opérations dans les conditions les plus exigeantes sur terre et en mer, de jour comme de nuit.

Aerotime du 4 février

« Nous avons le pouvoir d’inventer l’avion bas-carbone » : tribune de Jean-Baptiste Djebbari

Jean-Baptiste Djebbari, ministre des Transports, s’est exprimé vendredi dans une tribune publiée par l’Opinion, à l’occasion du sommet de Toulouse sur l’aviation durable. Le ministre a mis en avant la dimension « historique » de l’événement : « aujourd’hui, à l’initiative de la France, plus de quarante Etats, des dizaines d’entreprises et représentants des salariés du secteur vont, ensemble, s’engager à décarboner le transport aérien d’ici à 2050 », a-t-il déclaré. « Contre l’écologie de la privation, nous incarnons l’écologie de l’innovation. Contre l’esprit de défaite, nous incarnons l’esprit de conquête. C’est cet esprit de conquête qui nous a permis de rallier à notre cause, un à un, tous les Etats membres de l’Union européenne, et même d’autres, comme les Etats-Unis, le Canada ou le Royaume-Uni. Et c’est armés de cet esprit de conquête que nous irons convaincre le reste du monde », se félicite-t-il. « Parce que nous sommes une grande puissance aéronautique, parce que nous sommes le berceau de champions mondiaux comme Airbus, Thales et Safran, et de startups prometteuses comme Aura Aero, Elixir Aircraft ou Ascendance Flight Technologies, nous avons cette chance inouïe de pouvoir changer le cours des choses, pas seulement pour la France, mais aussi pour la planète tout entière », souligne le ministre.

L’Opinion du 4 février

Nouvelle convention collective pour le secteur de la métallurgie

L’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), et les fédérations syndicales CFDT, FO et CFE-CGC de la branche ont signé ce lundi la nouvelle convention collective qui régira l’ensemble des droits applicables pour les salariés du secteur. Jusqu’ici, la métallurgie était couverte par 76 conventions collectives territoriales, auxquelles s’ajoutaient une convention propre à la sidérurgie et une autre, de portée nationale, pour les ingénieurs et cadres. Un tel « empilement » ne correspondait plus aux « attentes » des dirigeants de société ni à celles des salariés, et devenait source d’« insécurité juridique », comme l’a expliqué Eric Trappier, le président de l’UIMM, lors d’une cérémonie qui s’est tenue, lundi, au siège de l’organisation, à Paris. Le nouveau texte est issu de négociations engagées en 2016. Il régira les droits des 1,6 million de travailleurs du secteur. Présente lors la cérémonie à l’UIMM, la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, Elisabeth Borne, a salué l’accord, y voyant la démonstration d’un « dialogue social vertueux » susceptible de « servir d’exemple à d’autres secteurs ». Des pourparlers doivent se poursuivre à l’échelon territorial pour régler des points qui n’ont pas été abordés par la convention nationale.

Le Monde et Sud-Ouest du 8 févrie

Sogeclair signe un nouveau contrat-cadre avec Airbus

La société toulousaine Sogeclair, spécialisée en ingénierie, vient de remporter un nouveau contrat-cadre de cinq ans auprès d’Airbus. La société a été sélectionnée comme fournisseur stratégique d’engineering, de manufacturing engineering et de customer services. Ce contrat prendra effet au 1er avril 2022. Il offre un périmètre qui augmente sensiblement par rapport au précédent référencement puisqu’il inclut l’ingénierie de fabrication. « Sogeclair pourra être consulté par Airbus dans le monde entier, pour toutes ses filiales, tant pour les nouveaux produits que la R&T, l’amélioration de produits existants ou le support de l’avion une fois livré » précise Giuseppe Fiorentino, directeur commercial de Sogeclair Aerospace, cité par La Dépêche du Midi.

La Dépêche du Midi du 8 février

Entretien avec Stefano Bortoli, président exécutif d’ATR

Stefano Bortoli, président exécutif d’ATR, accorde une interview à La Tribune. Il expose les raisons de son optimisme pour le groupe, qui a fait preuve de résilience face à une crise inédite. « Depuis le mois de mai 2021, nous avons commencé à voir des dynamiques différentes au niveau mondial avec un regain de l’utilisation de nos avions. Désormais, 75% de notre flotte a été remise en vol. Sur le marché de l’aviation régionale, ce chiffre s’élève à 80%. Nous observons aussi un intérêt croissant pour l’achat d’avions de la part des clients », indique-t-il. Il se félicite de la forte reprise des commandes : ATR a atteint 31 livraisons et 35 commandes fin 2021. Le carnet de commandes s’élève « à environ 200 appareils ». Stefano Bortoli fait le constat « qu’aujourd’hui si vous voulez acheter un avion régional turbopropulseurs, il n’existe qu’ATR ». Il souligne « la valeur de la plateforme ATR, sa versatilité ; en 40 ans nous avons toujours été capables de nous moderniser et de mettre à jour les performances des appareils. Beaucoup de nouveautés ont été intégrées dans l’avionique, pour donner plus de confort aux passagers, consommer moins de carburant, réduire le temps de vol et les coûts de maintenance ». En matière d’aviation durable, « Notre ambition en tant que leader mondial de l’aviation régionale est d’avoir une approche qui prenne naturellement en compte les aspects environnementaux mais qui permette aussi la croissance économique ». Le dirigeant évoque une étude démontrant « qu’une augmentation de 10% des connexions régionales entraîne une croissance du PIB d’environ 6% ». ATR a l’ambition de proposer des réponses qui soient de plus en plus durables : « Nous avons adopté une approche d’ingénierie baptisée Ecodesign. L’idée est de prendre en compte notamment l’aspect environnemental à toutes les étapes d’un programme aussi bien pour le recyclage, la maintenance ou l’usage des matériaux. Nous nous sommes engagés à atteindre une aviation avec zéro émission nette en 2050 ». Stefano Bortoli rappelle qu’ATR travaille déjà sur les futures étapes pour améliorer l’avion : « Nous voulons certifier un avion volant avec 100% de SAF (sustainable aviation fuel). Nous allons faire un premier vol de test en mai ou en juin avec les avions de la compagnie suédoise Braathens et le producteur de carburant SAF finnois Neste. Notre prototype vient de réaliser une série de tests au sol et en vol avec 100% de SAF dans un moteur. C’est la démonstration que l’on peut améliorer l’utilisation des SAF, à condition que la quantité de carburant disponible soit suffisante et que son prix soit à un niveau acceptable. Les carburants d’aviation durable pourraient faire baisser de 80% les émissions de CO2 à long terme. Notre cible est de certifier un avion pouvant accueillir 100% de SAF en 2025. Nous travaillons avec Pratt & Whitney sur cette échéance », détaille-t-il.

La Tribune du 9 février

ATR a livré 31 appareils et enregistré 35 commandes en 2021

ATR annonce avoir livré 31 appareils neufs, ainsi que 10 avions d’occasion, en 2021, et avoir enregistré 35 commandes. Le groupe conserve son leadership dans le secteur de l’aviation régionale, et fait part de « perspectives de marché optimistes grâce à la reprise, l’innovation et le leadership en matière de durabilité ». Les dirigeants du groupe ont exprimé leur optimisme quant aux perspectives de l’entreprise à moyen et long terme. Le marché des avions-cargos est en forte croissance, et ATR prévoit une demande de 460 avions-cargos sur 20 ans dans la catégorie des avions de moins de neuf tonnes. ATR souligne également les opportunités qu’offre le marché du remplacement – avec un potentiel de 1 200 turbopropulseurs dans la catégorie des 30 à 70 sièges – et les marchés en croissance comme le Japon, l’Asie du Sud et l’Afrique. L’essor du commerce électronique et la décentralisation des activités économiques représentent de plus une opportunité de croissance pour le secteur de l’aviation régionale. Ces opportunités vont de pair avec une réduction supplémentaire de l’empreinte environnementale : en 2022, ATR mettra sur le marché le nouveau moteur PW127XT, qui consomme 3% de carburant en moins, offre une réduction de 20% des coûts de maintenance du moteur par rapport aux moteurs actuels, et deviendra standard sur les avions ATR 72 et 42. Le constructeur effectuera également un vol d’essai au printemps avec Braathens Regional Airlines et Neste, dans le but d’achever la certification SAF à 100% de ses appareils d’ici 2025. Stefano Bortoli, président exécutif d’ATR, a déclaré : « Nous avons constaté une nette tendance à la hausse en 2021, avec des signes positifs d’un marché en reprise. Cela n’est pas seulement dû à l’amélioration des conditions économiques, mais aussi à notre réponse aux défis imposés par la pandémie. Nous avons continué à investir dans notre produit, en offrant des solutions concrètes pour que nos clients puissent exploiter leurs avions avec le modèle économique le plus durable. Nos équipes ont fait un grand pas en avant vers l’aviation régionale durable, avec une offre de moteurs améliorée et en traçant une voie vers le vol avec des carburants d’aviation 100% durables. Tout cela contribue à rendre les services aériens plus accessibles et plus abordables. C’est l’esprit et les valeurs d’ATR : nous ne cessons jamais de travailler pour atteindre notre objectif de relier les personnes et les entreprises de manière durable dans toutes les régions du monde ».

Ensemble de la presse du 9 février

Airbus a enregistré 36 commandes en janvier 2022

Airbus annonce avoir reçu 36 commandes d’avion au mois de janvier. Le groupe a par ailleurs livré 30 appareils auprès de 20 clients le mois dernier. L’essentiel des commandes de janvier a été réalisé avec le loueur américain Azorra Aviation, qui a commandé 22 A220 (2 A220-100 et 20 A220-300). S’y ajoutent 8 A321neo et 6 A320neo, acquis par deux clients restés anonymes. Airbus a livré 2 A220-100 (dont le premier ACJ à Comlux), 11 A321neo, 13 A320neo et 4 A350-900 (dont un à Air France), soit au total 30 livraisons à 20 clients.

Ensemble de la presse du 9 février

Airbus Corporate Jets livre son premier ACJ330-300 à K-5 Aviation

K5-Aviation a pris livraison de son premier appareil ACJ330-300 d’Airbus Corporate Jets (ACJ). K5-Aviation est le plus grand opérateur d’ACJ en Europe avec quatre ACJ319 et un ACJ350-900 dans sa flotte. Conçu pour les marchés des VIP et des particuliers, « l’ACJ330-300 offre un luxe et un confort haut de gamme ainsi qu’une véritable autonomie sans escale dans le monde entier », précise Airbus. L’avion ACJ330-300 sera doté d’une cabine VIP de 243 m², installée par Fokker Techniek, l’équipementier sélectionné par K5-Aviation. À la fin du mois de décembre 2021, la famille A330 d’Airbus avait remporté plus de 1 800 commandes, ce qui en fait le gros porteur le plus vendu au monde, indique Airbus.

Air & Cosmos du 10 février