Artemis-2 a remis le cap vers la Terre, après avoir fait le tour de la Lune
La mission Artemis-2, qui a décollé le 2 avril, a effectué dans la nuit de lundi à mardi un vol autour de la Lune, pour la 1ère fois depuis plus de cinquante ans. Les 4 astronautes qui se trouvent à bord du vaisseau Orion sont devenus, le 6 avril 2026, les humains ayant voyagé le plus loin de la Terre, en dépassant le record de 400 171 kilomètres. Ils ont bénéficié d’une perspective inédite pour observer la face cachée de la Lune, à une altitude supérieure (6 500 km) à celle atteinte par leurs prédécesseurs d’Apollo.
Ensemble de la presse du 7 avril 2026
À Seattle, un écosystème spatial ambitieux
Seattle compte plus de 100 entreprises du secteur spatial, pour 5 800 emplois directs et 5 Md$ de chiffre d’affaires, chiffre qui devrait atteindre 27 Md$ d’ici à 2045, selon Le Monde. La région est leader dans les satellites. « L’économie spatiale mondiale s’accélère. Elle est évaluée à 630 Md$ aujourd’hui et devrait approcher les 1 800 Md$ d’ici à 2035 », se réjouit Kelly Maloney, cofondatrice de Space Northwest, qui aide au développement des entreprises de la région de Seattle. Parmi les startups qui y sont implantées figure Interlune, une société fondée par Rob Meyerson, l’ancien président de Blue Origin. Son objectif est d’aller chercher sur la Lune un gaz inexistant sur Terre, l’hélium 3.
Le Monde du 6 avril 2026
Artemis : les prochaines étapes et objectifs de la NASA
La capsule Orion doit amerrir dans la nuit de vendredi à samedi au large de la Californie, marquant la fin de la mission Artemis II, qui a représenté un tournant stratégique pour la NASA. Le 27 février, lors d’une conférence de presse, l’agence spatiale américaine a annoncé la modification de la mission Artemis III, prévue pour 2027, qui ne comportera plus d’alunissage mais un rendez-vous avec un ou plusieurs atterrisseurs en orbite terrestre. L’objectif final reste le retour des astronautes sur la surface lunaire, désormais projeté pour l’année 2028 avec la mission Artemis IV. L’agence prévoit également de lancer Artemis V, une mission chargée d’amorcer la construction d’une base lunaire au pôle Sud, d’ici la fin de l’année 2028. La NASA va investir 30 Md$ supplémentaires pour que cette base voie le jour d’ici 2036.
Le Figaro du 8 avril 2026
Les projets de data centers dans l’espace sont-ils réalisables ?
Elon Musk, Jeff Bezos ou Google veulent déployer des centres de données dans l’espace pour bénéficier de la ressource illimitée en énergie qu’apporte le Soleil, afin de répondre à la demande exponentielle induite par l’IA. La startup américaine Starcloud, qui se consacre au développement de tels data centers, a lancé en novembre 2025 un 1er satellite embarquant des puces IA. Yves Durand, ancien directeur des technologies chez Thales Alenia Space, avait lancé en 2023 le projet Ascend (Advanced Space Cloud for European Net zero Emission and Data Sovereignty) pour la Commission européenne. Les travaux menés avec Thales Alenia Space, Carbone 4, Hewlett Packard Enterprise et Orange ont conclu à la possibilité de créer cette infrastructure. Yves Durand appelle l’Europe à ne pas se laisser distancer par les Etats-Unis, qui pourraient investir massivement pour créer une infrastructure de calcul en orbite, essentielle à un bouclier antimissile.. Selon lui, l’Europe dispose de nombreux atouts dans le domaine du spatial : robotique de maintenance, liaison inter satellitaire, radiateurs. Le développement d’une activité visant à envoyer des serveurs dans l’espace « pourrait justifier à elle seule de travailler de façon commune pour un gros lanceur réutilisable ».
Le Figaro du 8 avril 2026
Mécano ID prévoit de tripler son chiffre d’affaires
Mécano ID, spécialisée dans le développement et la fabrication d’éléments pour le secteur spatial, fait partie des lauréates de la 9ème relève de l’appel à projets Première usine pour son projet Starman. L’entreprise va investir environ 30 M€ dans ce site de 8000 m², soutenu à hauteur de 6 M€ par l’État. Implanté à Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn), il ouvrira ses portes d’ici à 2029. Pour assurer la transition, Mécano ID loue un atelier de 600 m² à Francazal, destiné aux pièces de grande dimension, notamment les coiffes. Historiquement positionnée sur les équipements pour les satellites, la PME s’est diversifiée depuis 2023, en se lançant dans la fabrication de coiffes de lanceur ; un marché nécessitant davantage d’espace. Adrien Mir, son directeur, vise un triplement de son chiffre d’affaires d’ici 2030, actuellement de 10 M€, et une cinquantaine de recrutements.
L’Usine Nouvelle du 9 avril 2026
Spatial européen : l’industrialisation des infrastructures souveraines
Selon Frédéric Parisot, Délégué Général du GIFAS, qui signe une tribune dans l’Opinion, le spatial change de nature. Il entre aujourd’hui dans une nouvelle phase : celle de l’industrialisation, de la cadence et de la résilience. Constellations, connectivité sécurisée, observation de la Terre, lanceurs : l’espace est devenu une infrastructure critique pour nos économies, notre sécurité et notre souveraineté. La France s’est dotée d’une stratégie ambitieuse et a inscrit un effort significatif dans la loi de programmation militaire, mais la crédibilité exige continuité et visibilité pour permettre l’industrialisation. À l’échelle européenne, il faut consolider et renouveler Copernicus, Galileo et IRIS², garantir des lanceurs (Ariane 6) et préserver l’équilibre civil-défense. L’enjeu est désormais le passage au scale-up industriel, freiné par des financements insuffisants et une commande publique fragmentée. Plus de cohérence, de moyens et de coordination européenne sont indispensables pour faire émerger des leaders capables de rivaliser à l’international.
L’Opinion du 10 avril 2026
Artemis 2 : retour sur terre dans la nuit du 10 au 11 avril 2026
Lancée le 1er avril, la mission Artemis 2 touche à sa fin. Dans la nuit de vendredi 10 à samedi 11 avril 2026, aux alentours de 2 heures du matin (heure française), la capsule Integrity de la mission Artemis 2, entrera dans l’atmosphère terrestre à 36 000 km/h. Avant cela, dès 1h33, la capsule Integrity à bord de laquelle se trouvent les 4 astronautes se sera séparée de son module de service ESM (European Servicing Module) qui poursuivra sa course de façon rectiligne pour se désintégrer en entrant dans l’atmosphère terrestre. Juste après avoir largué l’ESM, l’équipage effectuera une légère modification de trajectoire à l’aide de petits moteurs situés sur la capsule Integrity. Cette manœuvre doit les placer en bonne position pour le contact avec les hautes couches de l’atmosphère aux alentours de 1h37. A 6 700 m d’altitude, les parachutes-guides doivent s’ouvrir et extraire les 3 grands parachutes principaux qui assurent l’amerrissage en douceur, attendu à 2h07 heure française.
Ensemble de la presse du 10 avril 2026
Le vol inaugural de la fusée lunaire chinoise en préparation
La Chine se prépare pour le vol inaugural de sa fusée lunaire Longue Marche 10. L’agence spatiale chinoise CMSA a récemment testé le vaisseau Mengzhou et son système d’éjection. Le lanceur, conçu pour être réutilisable, comme le Falcon 9 de SpaceX, projette d’envoyer des taïkonautes vers la Lune et sera également utilisé pour lancer le module lunaire Lanuye. La Chine vise un alunissage habité avec un binôme de taïkonautes en 2029.
La Chronique Spatiale du 8 avril 2026