L’actualisation de la LPM sera présentée mercredi en Conseil des ministres

L’actualisation du projet de loi sur la programmation militaire 2024-2030 sera présentée mercredi 8 avril en Conseil des ministres. Cette dernière sera revalorisée à hauteur de 36 Md€, portant les crédits budgétaires dédiés à la défense à 436 Md€. Selon la presse, l’acquisition de Rafale supplémentaires ne serait pas prévue. Le budget devrait être alloué notamment à l’achat de munitions (munitions téléopérées, missiles de croisière, Exocet, obus de 155 mm, missiles anti-chars), ainsi qu’au renforcement des capacités de l’armée de l’Air et de l4espace avec l’ajout de 6 avions de transport tactique A400M et 2 Mirage 2000D rénovés. La livraison des systèmes de défense aérienne de nouvelle génération SAMP/T NG devrait également être accélérée.

La Tribune et Capital du 7 avril 2026

Donald Trump demande au Congrès un budget de défense de 1500 Md$ pour 2027

Selon des documents publiés vendredi par la Maison-Blanche, le président américain demande au Congrès une augmentation de 445 Md$ du budget de défense des États-Unis en 2027, soit une hausse de 42 % par rapport à 2026. Le projet verrait les dépenses militaires américaines atteindre 1500 Md$ l’an prochain, selon ces documents. Cette augmentation record soutiendrait « le programme de “paix par la force” du président Trump », selon la Maison Blanche.

Le Figaro du 7 avril 2026

OTAN : les Européens s’adaptent aux nouvelles positions de Washington

L’OTAN traverse une évolution stratégique, les forces américaines incitant les Européens au développement de leurs propres capacités de défense. Les exercices alliés « Defender » vont ainsi céder la place à la nouvelle série des « Sword » : ce nouveau nom traduit « un changement d’orientation, du déploiement de forces des États-Unis vers l’Europe à l’emploi de forces sur le théâtre », selon Le Figaro, qui cite le commandement pour l’Europe. Les exercices « Sword 26 » commenceront en avril dans le Grand Nord, dans les pays Baltes et en Pologne. Ils visent à renforcer les défenses le long de la frontière orientale de l’OTAN et à tester des technologies de pointe telles que les systèmes de commandement basés sur l’IA. En marge de ces exercices, le prochain sommet de l’Alliance aura lieu à Ankara, en Turquie, début juillet.

Le Figaro et Business AM du 7 avril 2026

Drones : les industriels de défense occidentaux s’intéressent aux technologies ukrainiennes

Les industriels américains et européens cherchent à développer des coopérations avec les dronistes ukrainiens. En France, après la visite à Kiev de la ministre des Armées, Catherine Vautrin, le ministère des Armées a annoncé la création d’un cluster d’innovation militaire Brave1 France-Ukraine pour développer des projets communs. Le GICAT a ouvert un bureau permanent à Kiev, et « appuie de façon systématique les coopérations industrielles », soulignent Les Echos.

Les Echos du 7 avril 2026

Drones : l’Ukraine et l’OTAN rapprochent leurs industries militaires

Le cluster technologique Brave1, lancé par le gouvernement ukrainien en 2023 pour faire le lien entre startups, industriels, armées, investisseurs et administration, a annoncé avec l’OTAN le premier appel à projets du programme commun UNITE – Brave NATO, doté de 10 M€. L’objectif est d’accélérer le développement de solutions contre les drones et d’améliorer la navigation dans des environnements brouillés par la guerre électronique. Les candidats devront former des binômes entre entreprises ukrainiennes et sociétés relevant d’un pays de l’Alliance, afin de proposer un produit commun. « L’Ukraine ne veut plus seulement être un bénéficiaire d’aide, mais un producteur de technologies militaires exportables, capable de codévelopper avec ses partenaires des outils adaptés aux guerres à venir », observent Les Echos.

Les Echos du 7 avril 2026

L’Ukraine cherche à développer une filière d’exportation militaire

Kiev a multiplié ces dernières semaines les accords de défense, avec Le Royaume-Uni, le Qatar ou l’Arabie Saoudite notamment. L’objectif n’est plus seulement d’obtenir de l’aide mais d’ouvrir des débouchés commerciaux, une ambition soutenue par la croissance du secteur défense du pays. « Aujourd’hui, les entreprises ukrainiennes peuvent produire environ 6 fois plus que ce que l’Ukraine a les moyens d’acheter », explique aux Echos la députée Halyna Yanchenko. Sans débouchés extérieurs, prévient-elle, certaines entreprises risquent de fermer : « Nous perdrions des capacités de R&D et de production alors même que la Russie, elle, continue d’augmenter les siennes ». L’Ukraine dispose de nombreux atouts : des produits éprouvés au combat, des cycles d’innovation très courts, des coûts de production relativement faibles et une expérience rare, en particulier contre les drones de type Shahed.

Les Echos du 7 avril 2026

Frappe dans la profondeur, Rafale F5 : quels arbitrages pour la loi de programmation militaire ?

Le Conseil des ministres examine ce 8 avril 2026 la révision de la loi de programmation militaire (LPM). Selon le projet de texte, le projet Eurodrone doit être abandonné. Les moyens dédiés à la dissuasion nucléaire restent sanctuarisés. La nouvelle version du Rafale, le F5, sera équipée d’un nouveau missile de croisière supersonique de suppression des défenses aériennes ennemies et antinavires. L’aviation de combat, en particulier le F5 révisé, se voit dotée d’une enveloppe de 3,4 Md€. Un nouveau programme national de frappes à plus de 2 500 kilomètres doit être lancé cette année, appuyé sur le programme ELSA lancé en 2024 avec l’appui de MBDA, ArianeGroup, Safran et Thales notamment. En ce qui concerne les munitions, le Premier ministre a annoncé une augmentation de budget de 8,5 Md€, ce qui va déclencher des hausses dans tous les segments : missiles Scalp de MBDA (+85 %), obus, bombe guidée de Safran, torpilles de Naval Group et Leonardo, ou les munitions téléopérées (+400 %). Un nouveau missile, successeur du missile Meteor, sera développé avec pour objectif d’armer le standard F4 du Rafale dès 2030.

Les Echos du 8 avril 2026

Cimulec, première entreprise française à bénéficier, via la BPCE, du soutien de la BEI à la défense

La société Cimulec, basée près de Metz et fournisseur du Rafale, vient d’officialiser l’obtention d’un prêt d’1 M€, portant sur une durée de sept ans, auprès du groupe bancaire BPCE. L’opération est soutenue par la Banque européenne d’investissement (BEI) qui a prêté 150 M€ à BPCE pour que la banque française augmente ses financements dans le secteur défense. Cimulec devient ainsi la première entreprise française à bénéficier d’une nouvelle initiative du monde bancaire en faveur de la défense, alors que les financements privés sont de plus en plus sollicités pour accompagner l’effort de montée en cadence des industriels.

L’Usine Nouvelle du 8 avril 2026

« Programmation militaire et incohérences européennes » : tribune

Dans une tribune aux Echos, Louis Gautier, professeur et directeur de la chaire « Grands enjeux stratégiques contemporains » à l’université Paris-1-Panthéon-Sorbonne, déplore que « les armées européennes, confrontées à des défis qu’aucun État ne peut surmonter seul, s’obstinent à favoriser les logiques nationales plutôt que la coopération continentale ». L’actualisation de la loi de programmation militaire française doit permettre d’affirmer des choix, plaide-t-il. « Il est irresponsable, vu l’empilement des défis militaires, technologiques, industriels et financiers, de continuer à déterminer, sans concertation, la panoplie des armées européennes », conclut Louis Gautier.

Les Echos du 8 avril 2026

Les armées françaises se préparent à un possible conflit de haute intensité

Dans le cadre de l’actualisation de la loi de programmation militaire 2024-2030, le ministère des Armées fait des choix marqués : l’abandon du renforcement des effectifs et des équipements, ainsi que l’arrêt de certains programmes, comme l’Eurodrone ou le Patroller. La priorité est donnée à la préparation rapide à un conflit de haute intensité d’ici 2030. Les investissements ciblent la défense sol-air, la lutte anti-drones et la guerre électronique. L’effort porte aussi sur l’entraînement, plus intensif et réaliste. Enfin, l’armée de Terre voit ses capacités renforcées, notamment en artillerie, connectivité et coopération entre drones et hélicoptères.

La Tribune du 8 avril 2026

LPM : drones et défense aérienne au cœur de l’actualisation

Le 8 avril 2026, la ministre des Armées Catherine Vautrin a présenté en Conseil des ministres le projet d’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030. Le texte prévoit 36 Md€ supplémentaires entre 2026 et 2030, dont 10 Md€ dès 2026-2027. Malgré un contexte budgétaire contraint, la défense reste prioritaire face aux tensions internationales et aux incertitudes avec les États-Unis. La France vise 2,5 % du PIB pour la défense d’ici 2030. Un effort de 2 Md€ pour les drones (total de 8,4 d€) est prévu, pour doter chaque unité d’un système de drone. La défense antiaérienne et anti-drone va accélérer avec 1,6 Md€ supplémentaires sur les 6,9 Md€ prévus sur 2024-2030. Dans l’armée de l’Air et de l’Espace pas de Rafale supplémentaire, mais 15 A400M en plus (soit 41 en tout) et l’acquisition progressive de 4 avions de détection et de commandement Globaleye suédois. L’actualisation doit être votée par l’Assemblée nationale avant le 14 juillet.

Ensemble de la presse du 8 avril 2026

La France va investir massivement pour augmenter son stock de drones

Selon le média Politico, la France a décidé le 8 avril 2026 d’intensifier massivement ses investissements dans les drones, avec 8,5 Md€ supplémentaires entre 2026 et 2030, en plus des 16 Md€ déjà prévus. L’objectif est d’augmenter les stocks d’environ 400 % pour répondre aux conflits de haute intensité. Les dépenses de défense atteindront 76 Md€ en 2030. Inspirée par les guerres récentes, cette stratégie mise sur des équipements capables de frapper à distance. Des industriels comme MBDA, Renault et Airbus sont mobilisés.

La Nouvelle Tribune du 8 avril 2026

Livraison des premiers hélicoptères Airbus H145 au British Army Air Corps

L’armée britannique entame le déploiement de ses hélicoptères H145 Jupiter HC Mk2 à Brunei, avec 2 premiers appareils livrés au 667 Squadron de l’Army Air Corps. Fournis par Airbus Helicopters UK dans le cadre d’un contrat de 148 millions de livres, ces équipements marquent une étape clé de modernisation. Destinés à des missions d’entraînement en milieu difficile, notamment dans la jungle, ils assureront des missions variées : évacuation médicale, transport, reconnaissance ou lutte contre les incendies, remplaçant progressivement les Puma HC2 retirés du service. Au total, 6 appareils doivent être déployés à Brunei et à Chypre d’ici fin 2026. Le contrat avec Airbus Helicopters UK inclut un volet support et maintenance, pour un montant de 33,6 millions de livres.

Aeromorning du 9 avril 2026

L’UE propose un fonds de 115 millions d’euros pour accélérer les startups de défense

La Commission européenne propose un fonds pilote de 115 M€, baptisé AGILE (Accelerating Groundbreaking Innovation for Defence in Europe), destiné à accélérer les technologies de défense des startups européennes, réduisant à 4 mois le délai entre la demande et l’octroi. Il vise des secteurs clés comme l’IA, les drones, la robotique, les technologies quantiques et la cybersécurité. Le dispositif entend combler l’écart entre un prototype fonctionnel et le déploiement, en proposant une prise en charge des coûts pouvant aller jusqu’à 100 % et une clause de rétroactivité. Entre 20 et 30 projets pourraient être soutenus, pour un usage militaire sous 3 ans. Toujours à l’état de proposition, AGILE doit encore être approuvé par le Parlement et le Conseil. En cas d’adoption, la Commission prévoit qu’il soit opérationnel à partir du début de l’année 2027.

Euronews du 9 avril 2026

Première édition du forum Guerres et Paix

Lors du 1er forum Guerres et Paix organisé par Le Point le 1er avril 2026 , militaires, entreprises et chercheurs ont analysé les menaces qui pèsent sur la France, mais aussi les forces dont elle dispose. Nicolas Namias, président du directoire de BPCE, a mis en avant des outils de financement innovants pour répondre aux besoins de trésorerie des PME et aux besoins de capital des grands groupes. Il a notamment cité la création du 1er European Defence Bond, une émission obligataire de 750 M€ consacrée exclusivement à la défense. Vincent Quintana, du Groupement des industries françaises de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres (GICAT), et Pauline Martre (Alta Ares) ont analysé les tensions inhérentes à l’économie de guerre. La ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens Combattants, Alice Rufo, ainsi que d’autres dirigeants, comme le PDG de Dassault Aviation Éric Trappier, étaient également présents à cet événement qui a réuni près de1 500 personnes venues assister à plus d’une vingtaine de conférences.

Le Point du 9 avril 2026