Un risque de manque de kérosène dès le mois de mai
Les aéroports européens restent dans l’incertitude sur l’approvisionnement en kérosène. Pour l’instant, les stocks sont jugés suffisants et aucune alerte n’a été émise, notamment en France où la situation reste maîtrisée. Toutefois, « si le passage au niveau du détroit d’Ormuz n’est pas rétabli de façon stable et sûr d’ici trois semaines, il y aura alors un risque de pénurie généralisée au niveau du réseau européen des aéroports », prévient Olivier Jankovec, le directeur général de l’ACI Europe, l’association des aéroports européens. L’Europe dépend en effet fortement des importations du Golfe qui représentent une part majeure du kérosène consommé. En cas de blocage prolongé, des tensions pourraient apparaître rapidement, même si les réserves françaises couvrent plusieurs mois. La crise met en lumière la vulnérabilité énergétique européenne et relance le débat sur le renforcement des capacités de raffinage pour sécuriser l’approvisionnement aérien.
La Tribune du 10 avril 2026
Hausse du pétrole : les low cost sont les plus vulnérables
Selon une note d’Eve Barré, économiste sectorielle chez Coface, les compagnies aériennes low cost sont les plus exposées aux conséquences de l’augmentation du baril de brut. Leurs marges, structurellement plus faibles, réduisent la capacité d’absorption d’une hausse prolongée du pétrole. « En 2025, 38 % des compagnies low cost affichaient déjà une marge opérationnelle négative, contre 27 % pour les compagnies traditionnelles », rappelle Eve Barré. Les transporteurs asiatiques sont en première ligne face au risque de pénurie en raison de leur forte dépendance au kérosène du Moyen-Orient. Les européens pourraient faire face à des tensions d’approvisionnement dès le mois de mai, mais « ils sont mieux couverts (environ 80 % des besoins 2026 protégés) », note Eve Barré.
Les Echos Investir du 14 avril 2026
Le transport aérien européen face au risque de pénurie de kérosène
Face aux répercussions de la guerre en Iran, les compagnies aériennes européennes demandent à l’Union européenne des mesures d’urgence, comme la suspension temporaire du marché européen du carbone pour l’aviation et la suppression de certaines taxes aériennes. Le conflit, marqué par des fermetures d’espaces aériens décidées notamment par l’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne, complique les opérations. S’y ajoute un risque de pénurie de kérosène lié aux tensions dans le détroit d’Ormuz. L’association Airports Council International Europe (ACI) évoque même une possible crise d’approvisionnement d’ici 3 semaines. La Commission européenne a déclaré qu’elle proposerait un ensemble de mesures le 22 avril, sans confirmer si celles-ci incluront des mesures spécifiques concernant le carburant aviation.
L’Usine Nouvelle du 14 avril 2026
Le premier A350-1000ULR de Qantas va débuter ses essais en vol
Le 1er Airbus A350-1000ULR du projet Sunrise de Qantas destiné à relier l’Australie à Londres et New York sans escale, est prêt pour ses essais en vol. Qantas est l’opérateur de lancement de cette version de l’A350-1000 avec 12 commandes passées en mai 2022. L’avion entame ses dernières vérifications au sol, avant une campagne d’essais en vol de 2 mois. Avec des améliorations significatives, le modèle intègre un réservoir additionnel permettant des vols de 22 h sans escale. La livraison est prévue pour la fin de l’année 2026, avec une entrée en service planifiée pour le 1er semestre 2027.
Le Journal de l’Aviation du 14 avril 2026
Lufthansa retire sa filiale CityLine
Ce jeudi, Lufthansa a annoncé le « retrait définitif de l’offre de Lufthansa CityLine avec effet immédiat », arguant de « la forte hausse des prix du kérosène, qui ont plus que doublé par rapport à la période précédant la guerre en Iran, ainsi que de l’augmentation des charges supplémentaires liées aux conflits sociaux ». Les 27 appareils opérationnels de Lufthansa CityLine seront définitivement retirés du programme de vols « afin de réduire les pertes continues de cette compagnie déficitaire », précise le groupe.
Les Echos du 17 avril 2026