AVIATION COMMERCIALE

Air France devrait atteindre 90% de son niveau d’activité d’avant crise cet été

A l’été 2022, Air France desservira jusqu’à 196 destinations, avec un programme de vols représentant en moyenne, sur la saison, 90% des capacités déployées à la même époque en 2019. La compagnie poursuit notamment le renforcement de son offre de et vers les Etats-Unis, sa première destination long-courrier. Air France et Delta Air Lines proposeront pour la première fois un horaire de type « navette » entre Paris-Charles de Gaulle et New York-JFK, avec 8 vols par jour (6 vols Air France et 2 vols Delta Air Lines). En Afrique, Air France retrouvera ses niveaux d’activité d’avant la pandémie, grâce à l’ajout de fréquences sur de nombreuses destinations. En Asie, la compagnie maintient la quasi-totalité de ses destinations avec un nombre de vols réduits.

Air & Cosmos du 2 avril

La crise sanitaire a favorisé la création de nouvelles compagnies aériennes

Selon IATA, alors qu’en 2019, 42 nouvelles compagnies aériennes étaient apparues (dont 8 dédiées au cargo), ce nombre a été de 29 en 2020 et 57 (dont 12 pour le cargo) en 2021. Certains investisseurs ont profité de la crise pour lancer leur compagnie à moindres frais, la grande majorité se lançant sur le segment low-cost avec des vols de loisirs. De nouvelles entités, comme FlyBig (Inde), Akasa Air (Inde), Ego Airways (Italie), Lift (Afrique du Sud) ou Norse Altantic (Europe) (qui reprend les activités de Norwegian) sont apparues dans le paysage aérien mondial. Par ailleurs, « le fret aérien est devenu compétitif face au transport maritime. Avant la crise, le prix moyen de l’aérien représentait 12,5 fois celui du maritime. En septembre 2021, le transport aérien n’était plus que trois fois plus élevé », souligne IATA.

Aerobuzz du 7 avril

Vers une hausse du prix des billets d’avion en Europe ?

L’Usine Nouvelle observe que le prix des billets d’avion pourrait être promis à de fortes augmentations, suite à la hausse des prix des matières premières et au coût de la transition énergétique. En Europe, la taxe sur les vols intra-européens prévue dans le cadre du plan climat « Fit for 55 », adopté en juillet dernier par la Commission européenne, inquiète les acteurs du secteur qui craignent une distorsion de concurrence avec des acteurs qui ne seraient pas soumis à ces contraintes. Le renchérissement du prix des billets d’avion en Europe profiterait ainsi à des hubs et des opérateurs non-européens. « Une autre stratégie est possible », avance le magazine : « celle de soutenir plutôt que de punir. Et de faire de l’aéronautique européenne la tête de pont mondiale de la décarbonation de l’aviation, via un appui allant de la production d’énergie au recyclage des appareils ».

L’Usine Nouvelle du 7 avril