Groupe ADP : le trafic croît de 4,2% en 2025

Les aéroports du Groupe ADP ont accueilli 379 millions de passagers en 2025, une croissance de 4,2 %, soit 110,9% du trafic de 2019. Les aéroports parisiens ont accueilli 107 millions de passagers, en croissance de 3,4%. Le trafic de Paris-CDG est de 72 millions de passagers (94,6 % du trafic de 2019) et de 34,9 millions de passagers, pour Paris-Orly (109,7 % du trafic de 2019. L’augmentation depuis le 1er mars 2025 de la TSBA, taxe spécifique sur les billets d’avion, a eu un impact « non négligeable » sur le trafic, notamment celui de Paris-CDG. Le Groupe ADP a par ailleurs annoncé un partenariat avec France Travail pour faciliter l’accès des demandeurs d’emplois aux métiers aéroportuaires.

Le Figaro, Boursier.com et Le Journal de l’Aviation du 18 janvier 2026

Le moyen-courrier chinois C919 entame ses essais en vol pour l’Europe

L’EASA a envoyé ses pilotes d’essai à Shanghai pour effectuer des vols de vérification sur le C919 de COMAC, une étape majeure vers une éventuelle certification européenne du moyen-courrier chinois. Ces essais s’inscrivent dans le processus de validation nécessaire avant toute exploitation par des compagnies occidentales. Selon plusieurs sources, l’appareil a été jugé globalement sûr, malgré des ajustements encore requis. Concurrent des Airbus A320 et Boeing 737, le C919 est en service en Chine depuis 2023 mais reste limité faute de certification occidentale. La validation européenne, engagée depuis 2019 et ralentie par le Covid, pourrait encore prendre plusieurs années.

Air Journal du 19 janvier 2026

Budget 2026 : le recours au 49.3 favorable à Air France-KLM

Selon les Echos, le recours au 49.3 pour faire adopter le budget 2026 se révèle très favorable à Air France-KLM, dont l’Etat français détient 28% du capital, car il entérine un amendement permettant à l’État d’effacer jusqu’à 727,8 M€ de dettes, qui correspondent aux titres super-subordonnés (TSS) souscrits par l’Etat en 2023 . Une fois le budget adopté, cette mesure pourra être activée par simple arrêté, avec l’aval de Bruxelles, afin d’alléger une dette qui atteignait 7,8 Md€ fin septembre. L’effacement de ces quasi-fonds propres, coûteux en intérêts et sans échéance de remboursement, améliorerait le bilan du groupe, réduirait un risque juridique lié aux contentieux européens sur les aides d’État et faciliterait ses futurs investissements, sans coût budgétaire pour l’État.

Les Echos du 20 janvier 2026