DÉFENSE

MBDA signe un important contrat de défense aérienne avec la Pologne

L’Agence polonaise de l’armement a confié à MBDA la fourniture de missiles CAMM et de lanceurs iLaunchers dans le cadre du programme polonais de modernisation de la défense aérienne PILICA+. « MBDA fournira des missiles et des lanceurs de missiles d’une valeur de 1,9 Md£ pour aider la Pologne à moderniser et à fabriquer 22 batteries de défense aérienne PILICA+, ce qui en fait le plus grand programme européen d’acquisition de défense aérienne à courte portée de l’OTAN », précise le groupe. Conçu par l’industriel polonais PGZ, PILICA+ associera des missiles à courte portée guidés par radar CAMM de MBDA à des autocanons de fabrication polonaise et à des missiles à très courte portée guidés par infrarouge. PILICA+ fonctionnera comme le niveau interne d’un réseau intégré de défense aérienne polonaise à haute capacité, comprenant également le système WISLA de niveau supérieur et le système NAREW de niveau intermédiaire, que MBDA soutient également avec PGZ. CAMM, « doté d’un système multicanal à guidage radar et d’une capacité à déjouer par tous les temps les menaces aériennes jusqu’à 25 km, renforcera considérablement les capacités du système polonais PILICA+ en assurant la défense des ressources mobiles », souligne MBDA. La Pologne est déjà un utilisateur du CAMM. MBDA et PGZ continuent également de travailler à la contractualisation du transfert de technologie et à la fabrication par la Pologne du programme de défense aérienne NAREW de niveau intermédiaire, utilisant le missile CAMM-ER à portée étendue et une solution iLauncher commune, ainsi qu’à la coopération sur les futurs missiles pour les niveaux de défense aérienne supérieurs, par le biais d’un contrat passé en 2022.

Ensemble de la presse du 2 mai

La phase 1B du SCAF a été lancée officiellement à Madrid

Le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, s’est rendu à Madrid aux côtés de ses homologues allemand, Boris Pistorius, et espagnole, Margarita Robles, pour acter le lancement des travaux du projet SCAF. L’accord obtenu avec les industriels avait été signé en décembre dernier par la France, l’Allemagne et l’Espagne. « Le démarrage effectif des travaux de la phase 1B constitue une avancée majeure. Il démontre la volonté commune de l’Espagne, de la France, de l’Allemagne et de leurs industries, de conduire le programme ensemble, pour garantir la supériorité aérienne et l’interopérabilité de nos forces armées. Ce projet doit nous permettre de renforcer le développement de l’industrie européenne, afin que nos trois pays restent dans le cercle restreint des concepteurs de systèmes aériens innovants », souligne le ministère français des Armées. Le projet rassemble de nombreuses industries européennes sous le pilotage de Dassault Aviation et des autres coordinateurs nationaux, Airbus Defence and Space et Indra. Y participent aussi, notamment, EUMET (Safran Aircraft Engines / MTU Aero Engines), ITP Aero, MBDA, SATNUS (GMV / Sener / Tecnobit), Thales et FCMS (Hensoldt, Diehl Defence, ESG Elektroniksystem- und Logistik-GmbH / Rohde & Schwarz).

Zone-Militaire.com du 28 avril

MBDA encourage l’innovation avec son Data studio

L’Usine Nouvelle consacre un reportage au site du Plessis-Robinson de MBDA, qui met à disposition de ses collaborateurs une « Innovation Arena » afin de favoriser la diffusion de la culture de l’innovation. Depuis 2022, cet espace accueille un Data studio, qui accélère le développement de projets liés à l’exploitation de données. Créé sous l’impulsion de la Direction Innovation & Futures technologies, le Data studio « a été pensé comme un espace agile et un véritable lieu d’apprentissage pour les équipes afin de tester en toute autonomie des outils et monter en compétences sur leurs projets », précise le magazine. Parmi les initiatives accompagnées figurent, par exemple, des projets impliquant la captation de données pour améliorer la compréhension des cycles, ou encore le traitement et l’exploitation de données de température et d’humidité enregistrées dans les conteneurs de missiles, afin de comparer des mesures réelles aux normes. Le Data studio permet en outre « de structurer l’approche autour d’experts de la donnée en interne et de diffuser la « culture data » dans toutes les équipes ».

L’Usine Nouvelle du 30 avril

Leonardo cède à Thales sa part dans la joint-venture AAC

Le groupe italien Leonardo a annoncé la semaine dernière que son unité américaine DRS avait accepté de vendre la totalité de sa participation dans la joint-venture Advanced Acoustic Concepts (AAC) à une filiale de Thales. L’unité Thales Defence & Security (TDSI) va acquérir la participation à parts égales de DRS, soit la pleine propriété d’AAC, spécialisé dans l’acoustique sous-marine. L’accord définitif devrait être finalisé au second semestre 2023. Cette cession fait suite à la vente par DRS, le mois dernier, de son activité de communication par satellite GES à SES pour 450 M$, alors que Leonardo réorganise son portefeuille d’actifs pour se concentrer sur ses activités principales, telles que l’électronique de défense et les hélicoptères.

Les Echos Investir du 26 avril

Sous-traitance industrielle : le SIAé signe un contrat avec GT Logistics

La PME bordelaise GT Logistics a remporté un contrat important avec le Service industriel de l’aéronautique (SIAé), chargé de la maintenance en condition opérationnelle des avions et des hélicoptères des trois armées. Avec ce nouveau contrat, signé en 2022 (pour trois ans) mais rendu public récemment, GT Logistics s’implante sur trois nouveaux sites, en Bretagne, en Auvergne et en PACA. « Nous assurons la réception de toutes les pièces, leur contrôle, leur mise en stock jusqu’à la mise à disposition des ouvriers mais aussi les expéditions vers d’autres sites. Nous nous appuyons notamment sur notre logiciel Follow GT, qui permet une traçabilité des pièces sur smartphone », explique Mounir Akalai, directeur des opérations au sein de GT Logistics.

Les Echos du 2 mai

La Suède mène un important exercice militaire

Depuis le 17 avril, la Suède mène l’exercice « Aurora 23 », le plus important organisé dans le pays depuis vingt-cinq ans. L’exercice doit durer un mois et mobiliser 26 600 soldats originaires de 14 pays. Il a lieu alors que le royaume attend de voir sa candidature à l’OTAN validée. Prévu en 2020, l’exercice avait dû être repoussé en raison de la pandémie. « Aurora 23 » n’est donc « pas un exercice de l’OTAN », souligne le ministre de la défense suédois, Pal Jonson. Néanmoins, le ministre estime qu’il devrait permettre à la Suède de « se préparer à devenir un membre à part entière » de l’Alliance, « en s’entraînant et en renforçant son interopérabilité avec d’autres pays membres de l’OTAN ». « Nous envoyons un signal au reste du monde qui montre que nous sommes prêts à défendre notre territoire et à collaborer avec d’autres pays », souligne-t-il.

Le Monde du 2 mai

L’Allemagne accélère la réforme de son armée

Le ministre de la Défense allemand, Boris Pistorius, mène une réforme pour simplifier les processus d’achat des équipements militaires afin de renforcer les capacités de la Bundeswehr. Le ministre a présenté le 28 avril aux députés de la commission défense du Bundestag deux projets de décrets. Un arrêté sur les achats vise à réduire le temps d’élaboration des commandes, qui devront désormais être finalisées « dans un délai maximal de six mois ». La disponibilité du matériel sur le marché devra l’emporter sur tout autre choix et les réglementations internes à la Bundeswehr, qui s’ajoutaient aux dispositions légales et prolongeaient les délais, seront suspendues. Un deuxième arrêté instaure au sein du ministère un état-major chargé de planifier les commandes et d’en suivre la réalisation. « Le changement d’époque résultant de la guerre d’agression russe en Ukraine exige un changement de paradigme fondamental », indique le premier arrêté, selon Les Echos. « Le facteur temps est une priorité absolue et s’impose avec effet immédiat comme le facteur essentiel de tous les projets d’armement de la Bundeswehr ».

Les Echos du 3 mai

Airbus Defence and Space livre le premier conteneur protégé de transport de blessés (GVTC) aux forces armées allemandes

Airbus Defence and Space vient de remettre le premier des 13 conteneurs protégés de transport de blessés (GVTC) à la Bundeswehr. Les équipes médicales pourront ainsi transporter en toute sécurité des malades, des blessés et des accidentés vers des hôpitaux, tout en leur apportant des soins médicaux pendant le transport. « Nos conteneurs protégés pour le transport des blessés améliorent la chaîne de sauvetage et la capacité de la Bundeswehr à récupérer, transporter et soigner les blessés dans les zones de crise », commente Harald Mannheim, directeur général d’Airbus Defence and Space GmbH. « En ce sens, le GVTC est une nouvelle preuve que nos technologies de pointe sont au service de ceux qui aident les autres ». Un premier GVTC, livré le 20 avril, sera utilisé comme démonstrateur par la Bundeswehr afin de former et entraîner son personnel sanitaire. Le GVTC passera ensuite à la production en série. 12 GVTC de série devraient ensuite être remis à la Bundeswehr entre 2024 et 2026.

Boursier.com et Capital du 3 mai

« L’Europe doit n’avoir que deux grands industriels dans chacun des domaines de la défense » : Thomas Müller (Hensoldt)

Thomas Müller, directeur général d’Hensoldt, spécialiste allemand de l’électronique de défense, accorde un entretien aux Echos. Il appelle à une plus grande standardisation et à une consolidation du secteur européen de la défense. Commentant le changement d’époque, ou « Zeitenwende », annoncé pour l’armée allemande le 27 février 2022 par le chancelier Olaf Scholz, il indique : « Le changement est significatif : je m’attends à ce qu’il y ait 70 à 80 dossiers d’investissements de plus de 25 M€ qui seront soumis au Bundestag cette année. Ce niveau sera historique ». Il appelle de ses vœux une harmonisation des règles d’exportation d’armes au niveau européen, et se dit « convaincu que la consolidation est nécessaire […] la situation actuelle n’est pas durable, nous sommes tous beaucoup trop petits en Europe pour nous imposer au niveau mondial face à nos concurrents américains. Il faut parvenir à n’avoir que deux grands acteurs dans chacun des secteurs de la défense », afin de réunir les forces européennes pour gagner en souveraineté. « Plus nous partagerons au niveau européen les dépenses d’armement, plus nos industries travailleront ensemble. C’est ce que nous faisons très bien avec Thales et Indra au sein de l’avion de combat du futur », ajoute-t-il.

Les Echos du 3 mai

LPM : « Il n’est pas possible de s’offrir une sécurité à crédit » : tribune du député Jean-Louis Thiériot

Dans une tribune au Monde, Jean-Louis Thiériot, député (LR) et vice-président de la Commission de la défense nationale, évoque le projet de loi de programmation militaire (LPM). Si ce dernier compte « de nombreux points positifs » à ses yeux, il estime qu’il manque « dans l’idéal » environ 40 Md€ à la future LPM, malgré son ambition. Il reconnaît toutefois que le poids de la dette publique impose de ne pas faire de surenchère. « A court terme, il faudra faire avec les expédients d’aujourd’hui et corriger à la marge une loi de programmation militaire qui n’est pas sans qualité. Mais en veillant à ce que ses défauts les plus saillants soient corrigés, notamment les marges budgétaires trop faibles en début de programmation (+ 3 Md€ par an), qui reportent le plus gros de l’effort après 2027 (+ 4,3 Md€) ».

Le Monde du 3 mai

Coopération entre la France et Taïwan pour concevoir un nouveau drone de combat

Le 23 avril dernier, la France et Taïwan ont officiellement annoncé travailler sur un drone de combat, via les sociétés Cavok UAS et GEOSAT Aerospace & technology. Baptisé CK50-T, le futur drone de combat (VTOL) pourra couvrir un long rayon d’action ainsi que décoller à la verticale si nécessaire. Il devra pouvoir effectuer des missions de reconnaissance et de surveillance de l’espace aérien de l’île de Taïwan ainsi que des îles archipels que possède Taïwan au large de la Chine. Les deux industriels ont annoncé que le développement du CK50-T devrait aboutir dès cette année.

Air & Cosmos du 3 mai

Présentation du plan européen pour accélérer la production de munitions

La Commission européenne a présenté, mercredi 3 mai, un plan de 500 M€ visant à accélérer la production de munitions, afin de reconstituer les stocks des Etats membres et de venir en aide à l’Ukraine. La proposition de loi, présentée par le commissaire européen Thierry Breton, a été baptisée « Act to Support Ammunition Production » ou « ASAP », l’acronyme désignant également en anglais l’expression « as soon as possible » (« aussi vite que possible »). Sur le budget de 500 M€ dont est doté le plan, 260 M€ proviennent du Fonds européen de la défense. Les 240 M€ restants seront retirés au futur instrument Edirpa. Le plan prévoit de soutenir financièrement les entreprises européennes produisant des munitions. Il suggère aussi la création d’un mécanisme pour cartographier et surveiller les éventuels blocages dans les chaînes d’approvisionnement, et l’introduction d’un cadre réglementaire temporaire pour faire face à la pénurie d’approvisionnement en munitions. Les industriels « n’ont pas aujourd’hui l’envergure pour répondre aux besoins sécuritaires de l’Ukraine et de nos Etats membres. Mais ils ont tout le potentiel pour le faire », a estimé Thierry Breton, qui a visité les sites des principaux producteurs de munitions de l’Union européenne. « En matière de défense, nos industriels doivent désormais passer en mode économie de guerre ». Thierry Breton espère faire adopter sa proposition d’ici fin juin. « Je suis confiant que, d’ici à douze mois, nous pourrons monter notre capacité de production à un million de munitions par an en Europe », a assuré le commissaire européen. Cette proposition de la Commission constitue le troisième volet du plan d’action approuvé fin mars par l’UE.

Ensemble de la presse du 4 mai

La LPM prévoit un « socle » de 35 A400M

Selon le projet de Loi de programmation militaire (LPM) 2024-30, l’armée de l’Air et de l’Espace (AAE) devrait compter « au moins » 35 A400M à l’horizon 2030-2035. Il était initialement prévu d’acquérir 50 exemplaires. « A400M : socle à 35. Ça veut dire que pour nos besoins militaires, l’armée de l’Air et de l’Espace estime, au moment où nous nous parlons, qu’avec 35 appareils, nous sommes capables de remplir la plupart des missions. Quand je dis « socle », ça veut dire qu’il faudra évidemment se poser la question si on augmente ou pas », a déclaré Sébastien Lecornu, le ministre des Armées, devant les sénateurs de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, mercredi 3 mai. Le ministre a dit « souhaiter » qu’Airbus « regarde les perspectives à l’export ». « L’A400M est un vecteur formidable pour [les opérations d’évacuation de ressortissants] et permet en plus de lutter contre la tyrannie de l’éloignement, y compris pour nos outre-Mer », a souligné le ministre, qui a précisé que la cible finale de 50 A400M pour l’armée de l’Air et de l’Espace était toutefois maintenue.

Zone-Militaire du 4 mai

L’A400M au service de l’opération Sagittaire de l’armée française

Les forces françaises ont mené à bien une opération d’évacuation d’urgence de ressortissants étrangers depuis le Soudan. Baptisée Sagittaire, cette opération d’envergure, lancée dans la nuit du 22 au 23 avril, a permis d’évacuer 538 personnes, dont 209 Français, a indiqué le président Emmanuel Macron le 25 avril. 3 A400M, un C-130 et un ravitailleur A330 MRTT Phénix ont été mobilisés afin d’évacuer les ressortissants vers Djibouti. « Il y a eu 7 norias (aller-retours) d’A400M et 2 de C-130, soit une vingtaine de vols environ », indique le colonel Pierre Gaudillière, porte-parole de l’Etat-major des armées.

Aerobuzz du 4 mai et Challenges du 25 avril

Commande de 7,8 Md$ pour de nouveaux F-35

Le Département américain de la Défense a annoncé une modification de contrat concernant la production de nouveaux F-35. Elle s’appliquera au titre du lot 17 et comprendra la production et la livraison de 126 F-35. La modification du contrat inclut 81 avions F-35A (la version à décollage et atterrissage conventionnel (CTOL) du chasseur), dont 43 pour l’US Air Force, 8 pour le gouvernement finlandais, 7 pour le gouvernement italien, 6 pour le gouvernement des Pays-Bas, 6 pour le gouvernement polonais, 4 pour le gouvernement japonais, 4 pour le gouvernement belge, 3 pour le gouvernement danois. Le F-35 opère à partir de 27 bases dans le monde et comprend, au stade actuel de développement du programme, plus de 2 000 pilotes et 14 000 techniciens formés ainsi que plus de 920 chasseurs livrés, rappelle Air & Cosmos.

Air & Cosmos du 4 mai