La Cité de l’espace met en avant la mission de Sophie Adenot
À l’approche du décollage de Sophie Adenot, prévu le 11 février 2026, pour une mission de 8 mois à bord de l’ISS, la Cité de l’espace à Toulouse consacre une nouvelle exposition aux coulisses de cette aventure. Elle met en scène l’entraînement de l’astronaute, le quotidien qu’elle aura à bord de la Station et le rôle essentiel des équipes au sol. Toulouse, capitale historique du spatial, joue un rôle central grâce au CNES, au Cadmos (Centre d’Aide au Développement des Activités en Micropesanteur et des Opérations Spatiales) et au MEDES (l’Institut de médecine et de physiologie spatiales de Toulouse), mobilisés pour le suivi scientifique et médical. Sophie Adenot participera à plus de 200 expériences, dont certaines pilotées depuis Toulouse, mêlant innovations médicales, intelligence artificielle et recherche sur l’alimentation en microgravité. L’exposition valorise les entreprises locales impliquées, telle que la PME Comat. Elle vise également à susciter des vocations dans une filière en fort besoin de recrutements, comme le souligne le GIFAS.
La Tribune du 6 février 2026
SpaceX vise la Lune
Elon Musk a annoncé que SpaceX donnait désormais la priorité à l’établissement d’une base lunaire, reléguant la colonisation de Mars au 2nd plan. Selon lui, une ville autonome sur la Lune pourrait voir le jour en moins de 10 ans, contre plus de 20 pour Mars, dont l’accès est limité par l’alignement des planètes. La Lune permettrait des lancements fréquents et un développement plus rapide. Musk n’abandonne pas Mars, qu’il vise toujours à moyen terme, mais estime que la Lune est essentielle pour assurer l’avenir de la civilisation. Cette stratégie s’aligne avec celle des États-Unis et du programme Artemis, malgré des retards techniques majeurs.
Les Echos du 9 février 2026
Le départ de Sophie Adenot pour l’ISS repoussé à jeudi au plus tôt en raison de la météo
Le lancement de la mission Crew-12 vers la Station spatiale internationale (ISS), à laquelle participe l’astronaute française Sophie Adenot, ne se tiendra pas avant jeudi 12 février au plus tôt en raison de mauvaises conditions météorologiques, a annoncé la NASA. Une autre fenêtre de tir est prévue le vendredi 13 février. Sophie Adenot deviendra à cette occasion la deuxième Française de l’histoire à effectuer un vol dans l’espace, après Claudie Haigneré en 1996 et 2001. Elle sera accompagnée de 2 Américains et d’1 Russe. Leur mission à bord du laboratoire orbital que constitue l’ISS doit durer 8 mois.
Ensemble de la presse du 10 février 2026
CMA CGM conclut un partenariat avec Eutelsat
CMA CGM a signé un partenariat technique avec l’opérateur Eutelsat et l’intégrateur norvégien Marlink pour équiper sa flotte de 350 navires de nouvelles antennes de réception d’ici à la fin 2026. Ces derniers pourront ainsi recevoir les signaux de la constellation en orbite basse OneWeb, propriété de l’opérateur européen Eutelsat. Ce partenariat ne remet pas en cause les accords de fourniture de signal avec Starlink. « Notre solution innovante est de pouvoir conjuguer l’accès à deux constellations en orbite basse. On garde la double option : un navire donné pourra aller actionner un réseau ou un autre, pour avoir la meilleure solution à bord en permanence », explique Ramon Fernandez, directeur financier du groupe CMA CGM.
Les Echos du 10 février 2026
L’astronaute française Sophie Adenot partira pour la station spatiale internationale ce vendredi matin
L’astronaute française Sophie Adenot, dont le premier vol spatial est prévu ce vendredi à 11h15 (heure de Paris) depuis Cap Canaveral à bord d’un lanceur Falcon 9, passera 8 à 9 mois dans l’ISS, soit le voyage le plus long jamais effectué par un astronaute de l’ESA. Accompagnée des Américains Jessica Meir et Jack Hathaway, ainsi que du Russe Andrei Fedyaev, elle participera à 200 expériences scientifiques et pourrait effectuer des sorties extravéhiculaires. Elle testera notamment le dispositif EchoFinder, un échographe assisté par intelligence artificielle, conçu pour permettre aux astronautes de réaliser des examens médicaux en totale autonomie. Ce dispositif préfigure les besoins des futures missions vers la Lune ou Mars, lors desquelles les délais de communication interdiront le guidage en temps réel depuis la Terre.
Le Parisien et le Monde du 11 février 2026
Des sociétés françaises entendent recourir au laser face à la saturation des communications satellitaires
La prolifération d’objets en orbite augmente la complexité de la régulation des fréquences : des ondes radio émises sur une même fréquence par des sources différentes peuvent interférer entre elles. Plusieurs sociétés entendent remédier à ce problème par le développement des communications optiques, en envoyant des données via un laser infrarouge. C’est le cas de Reuniwatt, qui a rejoint cet été le projet Solis dirigé par Thales Alenia Space pour développer un terminal optique qui permettra une communication sécurisée et en temps réel entre les stations au sol de Nice et de Chypre. La PME a également accompagné Airbus dans le projet Teleo, un démonstrateur qui a permis de valider en vol les premières liaisons par laser optique. La société Miratlas, dans le Vaucluse, a développé un instrument pour analyser les paramètres d’altération de la lumière dus à la couverture nuageuse et aux turbulences atmosphériques. La startup rennaise Cailabs a quant à elle mis au point un système de communication satellitaire laser permettant de corriger la turbulence atmosphérique.
La Tribune du 11 février 2026
Eutelsat obtient près d’1 Md€ de financement pour sa constellation OneWeb
Eutelsat a annoncé mercredi avoir obtenu 975 M€ de financement de la part de l’Agence de Crédit à l’Exportation (ACE) française. Cette somme servira à la commande de nouveaux satellites en orbite basse (LEO) destinés à sa constellation OneWeb, qui offre notamment un accès Internet dans les zones mal desservies par le réseau terrestre. « Ce financement vient en appui du contrat conclu récemment avec Airbus Defence and Space portant sur 340 satellites LEO qui s’ajoutent aux 100 satellites commandés précédemment et qui seront construits dans les installations d’Airbus à Toulouse », précise le groupe. Ces nouveaux satellites assureront « la continuité de service pour les clients de la constellation OneWeb en orbite basse », puisqu’ils « remplaceront progressivement » les quelque 600 satellites en orbite basse du groupe actuellement en service, à mesure de l’arrivée à terme de leur durée de vie opérationnelle.
Les Echos du 11 février 2026
Décollage réussi de Crew 12 avec Sophie Adenot
Sophie Adenot et les 3 autres astronautes (2 Américains et 1 Russe) ont décollé ce vendredi 13 février à 11h15 (heure française) de Cap Canaveral, à bord d’une capsule Crew Dragon de Space X. La fusée a passé avec succès toutes les phases de son ascension, notamment le maximum de pression aérodynamique et la séparation des étages. Le 1er étage de la Falcon 9 est ensuite revenu sur une nouvelle zone d’atterrissage à Cap Canaveral. 12 minutes après le décollage, le vaisseau Dragon Freedom s’est séparé du 2nd étage pour poursuivre son vol vers la Station spatiale internationale (ISS). L’arrimage au module Harmony de l’ISS est prévu samedi 14 février à 21h15 (heure de Paris), après un vol d’une trentaine d’heures.
Ensemble de la presse
Premier vol réussi pour Ariane 64
Le 12 février 2026, Ariane 6 a réussi son 1er vol en version 64, la plus puissante, lors de la mission VA267. Équipé de 4 boosters et d’une coiffe de 20 mètres, le lanceur a placé 32 satellites de la constellation Amazon Leo en orbite basse à 465 km. Après 5 vols en version 62, ce succès valide sa capacité à transporter jusqu’à 21 tonnes, soit le double de la version légère. Le vol, d’une durée de 1 h 54, marque aussi le 1er grand contrat commercial d’Ariane 6, avec 17 lancements supplémentaires prévus pour Amazon, confirmant la compétitivité européenne sur le marché spatial.
Ensemble de la presse du 12 février 2026
ArianeGroup intensifie la production des boosters d’Ariane 6
ArianeGroup accélère fortement la production des propulseurs latéraux d’Ariane 6 pour soutenir la hausse des lancements, visant 7 à 8 vols en 2026 puis une dizaine par an. Environ 30 boosters ESR (equipped solid rocket), hauts de 20 mètres et pesant 150 tonnes, seront produits cette année, contre une dizaine auparavant. Les sites girondins, qui regroupent 40 % des effectifs, fabriquent des éléments clés : la jupe arrière assemblée à Saint-Médard-en-Jalles et la tuyère en composite produite au Haillan, partiellement robotisée. La cadence pourrait atteindre 12 à 13 tirs annuels sans investissements majeurs, si le marché suit.
Les Echos du 12 février 2026