ESPACE

Vol spatial habité : Thales Alenia Space investit dans des technologies avancées pour les modules spatiaux

Thales Alenia Space a inauguré un nouveau banc de soudage par friction-malaxage (FSW – Friction Stir Welding) sur l’un de ses sites de production à Turin. Ce procédé permettra de doubler la capacité de production de modules pressurisés, destinés notamment aux futures infrastructures orbitales et de surface. Thales Alenia Space est la seule entreprise d’Europe à employer ce procédé pour assembler des modules d’habitation pressurisés. Le groupe « a introduit la technologie FSW en 2015, avec un premier banc utilisé pour la production du module-cargo pressurisé (PCM) de Cygnus, le vaisseau-ravitailleur de la Station spatiale internationale (ISS) », est-il précisé. « Le nouveau banc emploie un procédé de soudage innovant offrant une plus grande précision de traitement, un gain de résistance mécanique, des économies d’énergie et une réduction des coûts et des temps de production », se félicite Thales Alenia Space. Grâce à ce nouvel investissement, Thales Alenia Space améliorera la production des modules pressurisés, parmi lesquels ceux des trois principales composantes de la future station orbitale Lunar Gateway – I-HAB, ESPRIT et HALO -, les deux modules de la première station spatiale commerciale conçue par Axiom Space, et les modules du vaisseau-cargo Cygnus, crucial pour le ravitaillement en toute sécurité de l’ISS.

Zone-Bourse.com du 26 novembre

La constellation de satellites Galileo sera bientôt achevée

Plus de 20 ans après ses débuts, le projet Galileo touche au but. Deux nouveaux satellites seront envoyés dans l’espace dans la nuit du 1er au 2 décembre. Opérée par Arianespace pour le compte de l’Agence spatiale européenne (ESA), cette mission baptisée VS26 décollera depuis le port spatial de Kourou (Guyane française) et mobilisera une fusée Soyouz. Ce programme représente une alternative européenne aux systèmes américain (GPS), russe (Glonass) ou chinois (Beidou). L’Union européenne a investi 7 Md€ entre 2014 et 2020 et a prévu un montant similaire pour la période 2021-2027. « Galileo offre des services ultra précis de positionnement, navigation et synchronisation horaire à plus de 2,3 Md d’usagers dans le monde entier », précise Arianespace dans un communiqué. 6 satellites supplémentaires viendront compléter la constellation Galileo d’ici à 2025. Une deuxième génération de douze satellites, plus performants, est déjà en préparation. Pour ce marché de 1,47 Md€, l’ESA a choisi en janvier Airbus et Thales Alenia Space au détriment de l’entreprise allemande OHB.

L’Usine Nouvelle du 1er décembre