Transitions professionnelles : le Medef favorable à la simplification des dispositifs

14/02/2024

En marge de la négociation interprofessionnelle sur le “Pacte de la vie au travail” – la prochaine séance a lieu demain – Hubert Mongon, chef de file pour le Medef, a tenu à préciser les positions de l’organisation patronale. Avec dans le viseur, la simplifications des dispositifs de transition professionnelle. Douze co-existent actuellement, de la Pro-A au projet de transition professionnelle en passant par Transco, le congé mobilité reclassement, le contrat de sécurisation professionnelle, le contrat de professionnalisation ou encore le FNE formation…

L’idée serait d’arriver, en lieu et place de cette “jungle des outils” à deux dispositifs, le premier co-construit avec l’entreprise et le second, à l’initiative du salarié. “A budget constant, [notre objectif] est de réaffecter les fonds de la formation continue vers des outils qui nous paraissent prioritaires”. Parmi les dispositifs jugés peu efficients, il cite le cas des projets de transition professionnelle, financés par les associations transitions professionnelles (500 000 millions d’euros par an), qui permettent à seulement la moitié des 18 000 personnes ayant validé leur dossier de rebondir dans leur entreprise, à l’issue de leur parcours de formation.
Rester à savoir quels seront les dispositifs retenus et les moyens financiers réaffectés au profit de ces derniers.

Source : actuel CSE

La commission des finances de l’Assemblée nationale cogite sur les dépenses de la formation professionnelle

16/02/2024

Alors que les partenaires sociaux planchent actuellement sur les dispositifs de reconversion et de transition professionnelles, dans le cadre de la négociation sur le “Pacte de la vie au travail”, les députés s’invitent dans la discussion. La commission des finances de l’Assemblée nationale, présidée par Eric Coquerel (LFI-Nupes, Seine-Saint-Denis) a annoncé, le 31 janvier, le lancement d’une mission d’information sur les dépenses fiscales et budgétaires en matière de formation professionnelle.

Elle sera pilotée par Dominique Da Silva (Renaissance, Val-d’Oise) et Jean-Marc Tellier (GDR, Pas-de-Calais), selon un communiqué de la commission.

“Il nous importera de contrôler l’efficacité et l’efficience de l’usage des deniers de l’État, des régions et des partenaires sociaux au profit de la formation professionnelle – soit plus de 30 milliards d’euros – au service de la meilleure adéquation entre les besoins dans les territoires et l’accessibilité des dispositifs tels que l’alternance”, a ainsi souligné Dominique Da Silva. “Nous porterons une attention toute particulière à ce que les jeunes et les personnes les plus éloignées du monde du travail soient les premiers bénéficiaires d’outils comme le compte personnel de formation (CPF) ou la validation des acquis de l’expérience (VAE)”, a précisé Jean-Marc Tellier.

Les travaux de la commission sont attendus pour la fin du printemps 2024.

L’occasion pour le gouvernement de se doter d’arguments afin d’ajuster la retranscription d’un éventuel accord national interprofessionnel.

Source : actuel CSE