Géraldine Bofill remplace Hervé Lanouzière à la tête de l’Intefp

12/01/2026

Par arrêté du 30 décembre 2025, Géraldine Bofill est nommée directrice de l’Institut national du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (Intefp) pour une durée de trois ans, à compter du 19 janvier 2026.

Elle remplacera ainsi Hervé Lanouzière qui a exercé deux mandats consécutifs de trois ans. Le décret du 13 décembre 2005 prévoit, en effet, que le mandat de trois ans n’est renouvelable qu’une seule fois.

Géraldine Bofill, titulaire d’un DEA de droit du commerce international, était jusqu’à présent cheffe de service, adjointe à la directrice des ressources humaines des ministères sociaux. 

► Installé à Marcy-L’Etoile, près de Lyon, l’Intefp est “l’opérateur de formation du ministère du travail”. Cet établissement public administratif de l’Etat (EPA) forme notamment les inspecteurs du travail mais il organise aussi des rencontres et échanges autour du travail et du dialogue social. 

Source : actuel CSE

L’apprentissage, nouvelle voie de la seconde chance

15/01/2026

Six ans après la réforme de 2018 qui a libéralisé l’accès à l’apprentissage, le bilan se précise. L’alternance attire massivement des jeunes en quête de réorientation, bien au-delà de sa fonction traditionnelle de formation initiale. Entre 2018 et 2020, le nombre de contrats signés dans le cadre d’une reprise d’études a triplé, selon une enquête 2023 du Céreq publiée hier et portant sur la génération 2017. Une dynamique qui s’inscrit dans un mouvement plus large : près de 880 000 nouveaux contrats ont été conclus en 2024, contre 317 000 six ans plus tôt.

Cette explosion s’accompagne d’une mutation profonde. Pour 68 % des jeunes concernés, la reprise intervient plus de trois ans après la sortie du système éducatif, contre 30 % pour la génération 2010. Près de la moitié sont issus de l’enseignement supérieur.

L’apprentissage conserve son efficacité : 76 % des ex-apprentis sont en emploi six mois après leur formation, dont 53 % en CDI. Mais le lien avec l’entreprise formatrice s’est distendu, le taux de maintien tombant à 16 % contre 27 % auparavant, suggérant que certaines entreprises “mobilisent l’apprentissage davantage comme ressource [financière] et moins comme outil de pré‑recrutement”.

Source : actuel CSE

Apprentissage : vers un ciblage renforcé de l’aide ?

16/01/2026

L’apprentissage reste au cœur des débats de la loi de finances (PLF) pour 2026 qui ont repris à l’Assemblée nationale. Un amendement du 6 janvier 2026 défendu par LFI et adopté en commission des finances prévoit la suppression de l’aide dans les entreprises de 250 salariés et plus et les niveaux supérieurs à bac+2.

Pour LFI, les aides à l’apprentissage coûtent très cher à la collectivité : “presque 25 milliards d’euros en 2024”, selon l’exposé des motifs du texte. C’est pourquoi, le parti demande un ciblage plus important afin d’éviter les effets d’aubaine.

Pour rappel, dans l’attente d’une loi de finances, l’aide exceptionnelle à l’apprentissage est suspendue depuis le 1er janvier 2026. Seule l’aide pérenne perdure après le 31 décembre 2025. Elle est réservée aux entreprises de moins de 250 salariés pour l’embauche d’un apprenti préparant une certification reconnue aux niveaux 3 et 4 de qualification (équivalent bac et infra bac), et est maintenue dans ce cas de figure à 5 000 euros au titre de la seule première année du contrat (6 000 euros pour les apprentis en situation de handicap).

Source : actuel CSE