INDUSTRIE

Impôts de production : nouvelle exonération pour les entreprises

La baisse des impôts de production se cumule avec un autre dispositif favorable aux entreprises. La loi de Finances permet d’exonérer de cotisation foncière des entreprises (CFE) pendant trois ans toute création ou extension d’un établissement. Ce mécanisme cible certains des impôts locaux qui pèsent sur les facteurs de production des PME, ETI ou grands groupes. Le texte budgétaire indique aussi que « conformément aux règles applicables en matière de contribution économique territoriale, cette exonération sera transposable à la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) due au titre de l’établissement concerné ».

Les Echos du 12 avril

A220 : Airbus Canada accélère la cadence

Airbus Canada prévoit d’accélérer la cadence de production de l’A220. Le monocouloir, d’une capacité de 100 à 150 places, est aujourd’hui leader dans son secteur. L’usine de Mirabel (Québec) produit actuellement chaque mois trois A220 ; un quatrième appareil destiné au marché américain est également produit sur la chaîne d’Airbus à Mobile, en Alabama, précise Le Monde. L’objectif est de parvenir, en cinq ans, à une production mensuelle de 14 avions sur les deux sites, dont 10 au Canada. L’installation de futures lignes de préassemblage de l’A220 est prévue d’ici début 2022 sur le site de Mirabel. Cette future ligne de préassemblage, dite « pré-FAL » (pour « pre-Final Assembly Line »), est inspirée du site de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), qui a rationalisé son mode de production.

Le Monde du 15 avril

Airbus a enregistré un nouveau client pour l’A220-300

En mars 2021, Airbus a enregistré un nouveau client pour l’A220-300, non officiellement identifié pour l’instant. Ce client a signé pour 20 exemplaires fermes. Le contrat a été officialisé le 25 mars dernier et porte le nombre de ventes fermes de l’A220-300 à 559 unités, précise Air & Cosmos. Airbus a livré neuf A220 durant le premier trimestre 2021 : Delta Air Lines en a réceptionné cinq exemplaires, trois A220-100 et deux A220-300, tandis qu’Air Canada a pris quatre A220-300 et en attend encore 26 sur les 45 initialement commandés fermes. Delta Air Lines a encore quatre A220-100 (sur 45) à réceptionner et 43 A220-300 (sur les 50 achetés). Lors du premier trimestre 2020, Airbus avait livré huit A220 et un total de 38 exemplaires sur l’ensemble de l’année 2020.

Air & Cosmos du 12 avril

La crise sanitaire n’ébranle pas le marché du financement aéronautique (Boeing)

Selon une étude menée par Boeing, les financements restent abondants dans le monde pour financer les avions neufs commandés par les compagnies aériennes, en dépit de la crise sanitaire. « Le marché du financement aéronautique est en très bonne santé. Les compagnies n’ont pas eu de problème pour accéder à des liquidités abondantes en 2020 et à faible taux d’intérêt. Et 2021 s’inscrit dans la même tendance », souligne Tim Myers, président de Boeing Capital Corp, la filiale chargée d’aider les compagnies clientes de Boeing à trouver des financements. « Les financiers et les investisseurs comprennent la résilience de l’industrie et les fondamentaux à long terme qui font des avions une classe d’actifs précieuse », souligne Tim Myers. Boeing anticipe une hausse de 4% par an du trafic aérien sur les vingt ans à venir. La demande en avions neufs sera aussi portée par la sortie des flottes d’avions de plus de quinze ans et leur remplacement par des appareils moins consommateurs de carburant, moins polluants et aux coûts d’exploitation plus bas.

Le Figaro du 15 avril

Airbus annonce des changements au sein de son Comité exécutif

Airbus annonce d’importants changements au sein de son Comité exécutif, effectifs à partir du 1er juillet 2021. Dirk Hoke ayant décidé de « saisir des opportunités » en dehors du groupe Airbus, c’est Michael Schoellhorn, actuel Chief Operating Officer Commercial Aircraft, qui lui succède à la présidence d’Airbus Defence and Space. Michael Schoellhorn est remplacé par Alberto Gutiérrez, actuellement directeur d’Airbus avions militaires. Jean-Brice Dumont, actuellement Vice-président exécutif Ingénierie, devient directeur d’Airbus Avions militaires et Sabine Klauke, actuellement Executive Vice President Engineering d’Airbus Defence and Space, prend la direction de l’Ingénierie pour le groupe. Grazia Vittadini, actuellement CTO (Chief Technology Officer), a « décidé de quitter l’entreprise pour poursuivre d’autres opportunités », indique Airbus, qui précise que « Sabine Klauke assumera cette responsabilité en plus de son nouveau rôle de Vice-président exécutif de l’ingénierie ». « Je remercie chaleureusement Dirk Hoke pour son leadership à la tête d’Airbus Defence and Space au cours des cinq dernières années et pour les réalisations obtenues sous sa direction. Je tiens également à remercier sincèrement Grazia Vittadini pour ses contributions clés et son engagement personnel au cours des dernières années. Je suis maintenant très heureux d’accueillir Alberto Gutiérrez et Sabine Klauke au sein du Comité exécutif d’Airbus, tandis que Michael Schoellhorn et Jean-Brice Dumont prendront des responsabilités clés au sein d’Airbus Defence and Space. Ces changements nous permettront de relever davantage nos défis et de réaliser nos ambitions, ainsi que d’accroître la dynamique de l’« Équipe Airbus » avec une collaboration plus approfondie entre nos différentes activités et fonctions au-delà des frontières », a déclaré Guillaume Faury, CEO d’Airbus.

Ensemble de la presse du 13 avril

Airbus achève la construction du premier caisson central de voilure de l’A321XLR

Le programme A321XLR vient de franchir une étape importante, avec l’achèvement du premier caisson central de voilure (CWB). Produit en 16 mois par l’équipe d’Airbus à Nantes, le caisson central a rejoint les installations d’Airbus à Hambourg, prêt pour le début de l’assemblage structurel du premier A321XLR. La pièce a subi plus de 200 modifications par rapport au caisson central classique de l’A321 ; en effet l’A321XLR emportera davantage de carburant afin de supporter son rayon d’action accru. Cela signifie qu’il volera avec une masse maximale au décollage (MTOW) supérieure à celle de son appareil frère, ce qui a rendu nécessaire un renforcement en plusieurs endroits (longerons, panneaux inférieurs et supérieurs, cadres).

Le Journal de l’Aviation du 13 avril

Airbus : focus sur l’A321XLR

Air & Cosmos consacre un article à l’A321XLR (extra long range), dont la mise en activité commerciale est prévue en 2023 et dont les caractéristiques pourraient faire un « avion de sortie de crise ». Capable d’assurer des vols de dix heures avec jusqu’à 244 passagers à bord, cet appareil permettra d’exploiter, avec un monocouloir, des liaisons qui jusqu’ici ne pouvaient l’être que par des gros porteurs long-courriers. Lancé lors du salon aéronautique du Bourget en juin 2019, le modèle a, depuis, enregistré plus de 450 commandes. Air & Cosmos décrit les phases de développement de l’A321XLR, et les différents enjeux du travail préparatoire à la production. Gary O’Donnell, responsable du programme A321XLR, explique : « Depuis quelque temps déjà, nous utilisons un riche mélange de données numériques 3D, qui inclut la réalité virtuelle (VR) et la réalité augmentée (AR), pour faire la démonstration du modèle numérique 3D. Nous avons également utilisé les premiers démonstrateurs physiques, qui pouvaient être des maquettes en bois comme celles de Hambourg, ou des pièces imprimées en 3D ».

Air & Cosmos du 9 avril

La low-cost Flypop choisit l’Airbus A330-300

La future compagnie low-cost long-courrier Flypop, basée au Royaume-Uni, annonce avoir signé un contrat avec Avolon concernant la location de « multiples » Airbus A330-300. La compagnie devrait recevoir un premier exemplaire pour lancer ses opérations d’ici le mois d’octobre 2021, puis « un avion supplémentaire tous les 6 mois » ; son plan de développement prévoit plus d’une dizaine de gros-porteurs. Créée par des investisseurs indiens, la compagnie vise à satisfaire les besoins en déplacements d’une diaspora indienne qui compte trois millions de passagers potentiels installés au Royaume-Uni.

Le Journal de l’Aviation et Air & Cosmos du 13 avril

Occitanie : stratégies de maintien de l’emploi et des compétences au sein de la filière aéronautique

En Occitanie, les entreprises s’organisent pour que leurs collaborateurs ne perdent pas leurs compétences, voire en acquièrent de nouvelles. Le Syntec Numérique a ainsi initié au mois de septembre 2020 un speed-dating durant lequel dix sociétés (dont Akka, Alten et Capgemini) ont présenté à Airbus une centaine de projets qui pourraient entrer dans le cadre des fonds CORAC pour l’avion décarboné ou être déterminants en matière d’innovation, rapporte La Tribune Toulouse. Le principe est que les sous-traitants financent en fonds propres certaines missions à condition que le donneur d’ordre s’engage à les reprendre d’ici un à trois ans au moment de la reprise d’activité. « Au terme du « speed-dating », Airbus a choisi 30 projets présentés par sept entreprises », indique Anne Destouches, déléguée régionale du Syntec Numérique en Occitanie. La diversification représente une autre piste engagée au sein de la filière : Altran, notamment, a ainsi transféré 2 000 salariés de Blagnac vers une nouvelle entité baptisée Toulouse Engineering Center (TEC). « L’enjeu de ce projet est de maintenir les compétences des ingénieurs en aéronautique et de mettre leur expertise au service d’autres secteurs comme le ferroviaire, le spatial, le naval ou encore l’énergie, à l’échelle mondiale. Altran soutient la création de ce centre par un important plan de formation de ses équipes et l’investissement dans des programmes de recherche de type avion vert, mobilité du futur, ou encore ingénierie numérique », précise le groupe.

La Tribune Toulouse du 13 avril

La Banque de France maintient une prévision de croissance supérieure à 5% en 2021

Les économistes de la Banque de France font le constat d’un premier trimestre 2021 un peu meilleur que prévu, et d’« une résilience accrue de l’économie aux contraintes sanitaires ». L’institution maintient ses perspectives pour l’année : « Si les restrictions supplémentaires actuelles ne se prolongent pas au-delà du mois de mai, nous confirmons notre prévision d’une croissance supérieure à 5% sur l’ensemble de 2021 », a déclaré, lundi 12 avril, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, au journal Le Monde. Cette prévision est comparable à celle du gouvernement, qui anticipe une progression de 5% de l’activité.

Le Monde et Ensemble de la presse du 13 avril

 « Nous serons aux côtés des entreprises et des Français tant que la crise durera » : entretien avec Olivier Dussopt

Le Ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargé des Comptes publics, Olivier Dussopt, accorde un entretien au Figaro. « Nous serons aux côtés des entreprises et des Français tant que la crise durera. Nous retirerons progressivement les aides en place, à mesure que la situation s’améliorera, mais sûrement pas du jour au lendemain. Aujourd’hui, nous ne pouvons dire avec précision quand ces aides seront supprimées, nous ne nous fixons donc pas de limite temporelle », explique-t-il. « Notre pays a une capacité de financement importante », insiste le ministre : « Au total, sur 2020, 2021 et 2022, la réponse globale de la France à la crise aura été de 424 milliards d’euros, quand on additionne les mesures d’urgence, de relance, la hausse des dépenses sanitaires, l’ajustement automatique de nos dépenses sociales et des recettes publiques », détaille-t-il.

Le Figaro du 14 avril

Après une année 2020 éprouvante, l’Industrie Française Aéronautique, Spatiale et de Défense prépare la sortie de crise

Éric Trappier, Président du GIFAS, a présenté, mardi 13 avril, lors d’une visioconférence de presse, les résultats 2020 de l’Industrie Française Aéronautique, Spatiale et de Défense. « 2020, année de la pandémie de la Covid-19, a été une année véritablement éprouvante pour la filière avec une performance en net recul. Le chiffre d’affaires a régressé à 50,9 Md€ (-28%), de même que sa composante exportation qui se situe à hauteur de 33,6 Md€ (-30%). Le secteur civil, très touché par la crise, représente 68% du chiffre d’affaires. En revanche, ces résultats de la filière démontrent une très bonne résilience des activités Défense, avec un chiffre d’affaires de 16,5 Md€ (-3% à périmètre constant). La bonne performance à l’exportation (8,3 Md€ et +7% à périmètre constant) est à souligner, et est le résultat des livraisons satisfaisantes du Rafale à l’exportation ainsi que de la bonne tenue des livraisons d’hélicoptères. En ce qui concerne l’espace, l’activité a été en baisse de 25%, à 3,2 Md€ » a déclaré Éric Trappier. Le dirigeant a salué la force de la supply chain aéronautique : « la filière a démontré sa solidité et sa solidarité, et sa capacité de résilience », a-t-il souligné. Martin Sion, Président du Groupe des Equipements (GEAD) du GIFAS, et Christophe Cador, Président du Comité Aéro-PME du GIFAS, ont également fait valoir la résistance de la supply chain, pour laquelle le soutien de l’État et celui du GIFAS ont été « déterminants ». Un soutien qui a permis à la supply chain non seulement de « résister », mais aussi de « poursuivre son activité et les indispensables efforts d’adaptation requis, notamment la transformation industrielle de la filière, avec une priorité sur la modernisation et la numérisation ». Eric Trappier a insisté sur les cinq enjeux majeurs de la filière aéronautique et spatiale pour les années 2021-2022. « Tous les efforts seront entrepris pour sauvegarder et préserver notre industrie » a-t-il précisé. Le développement de l’avion décarboné représente un enjeu crucial pour l’avenir. Ces travaux de recherche se réalisent au sein du CORAC (Conseil pour la recherche aéronautique civile). Les enjeux de Défense feront également, en 2021-2022, l’objet d’une attention toute particulière, en France comme en Europe. La filière apportera tout son soutien au développement d’une industrie de défense européenne forte et ambitieuse ; le développement des exportations constitue également une priorité stratégique. La transformation réussie de la filière spatiale représentera un autre rendez-vous majeur, afin de continuer à garantir à la France et à l’Europe un accès autonome à l’espace et de préserver l’avance technologique. La préparation de l’avenir, en termes de métiers et de compétences, devra enfin permettre d’anticiper au mieux la reprise.

Ensemble de la presse du 14 avril

Airbus a enregistré 28 commandes et effectué 72 livraisons en mars

Airbus a annoncé, jeudi 8 avril, avoir enregistré 28 nouvelles commandes d’avions commerciaux et livré 72 appareils au mois de mars 2021, ce qui correspond à un rythme de livraisons similaire à celui que connaissait le groupe à la même période il y a deux ans. L’avionneur a enregistré une commande de 20 monocouloirs A220 pour un client non précisé et une autre du loueur irlandais Avolon pour 4 A320 et 4 A321. Depuis début 2021, Airbus a livré 125 appareils à 44 clients. Son carnet de commandes s’établissait fin mars à 6998 appareils, dont 6198 monocouloirs (familles A220 et A320).

Le Figaro, Air & Cosmos, Aerobuzz et Le Journal de l’Aviation du 9 avril

« Mobiliser les politiques européennes au service de la reconquête industrielle » : Tribune de Pierre Goguet (CCI France)

Pierre Goguet, président de CCI France (Chambres de Commerce et d’Industrie), s’exprime dans La Tribune. Il estime qu’il existe un « défi européen » pour les années à venir face aux enjeux de la relance économique mondiale, qui « se pense désormais à l’échelle des continents ». Il appelle à mobiliser les politiques européennes : « les initiatives nationales doivent être relayées, coordonnées et amplifiées au niveau européen, pour gagner en efficacité. Sans taille critique, l’Europe risque de se marginaliser », redoute-t-il. Le plan de relance européen s’élève à 750 milliards d’euros, avec des axes prioritaires « globalement partagés », rappelle le dirigeant, qui s’organisent autour de « la double transition, numérique et énergétique, autour d’écosystèmes associant la recherche et le monde de l’entreprise ». Pierre Goguet fait observer que l’Union européenne possède de nombreux atouts : un vaste marché intérieur, de fortes chaînes de valeur, des infrastructures de qualité, une main d’œuvre qualifiée, ainsi que des pôles d’excellence en matière de recherche et d’innovation. « Les Chambres de Commerce et d’Industrie sont prêtes à prendre toute leur part dans ce nouvel ensemble, en lien étroit avec les besoins des territoires. La semaine européenne des CCI, que nous organisons du 3 au 9 mai dans le cadre de la préparation de la Présidence française, aura pour fil rouge « une Europe concrète et visible par les entreprises » », conclut-il.

La Tribune du 9 avril