SANTÉ SÉCURITÉ CONDITIONS DE TRAVAIL

Travail par grand froid, attention !

Le gouvernement rappelle aux employeurs qu’ils sont responsables de la santé et de la sécurité de leurs salariés et qu’ils doivent donc prendre des précautions lors du travail en extérieur par grand froid.

Pour prévenir les accidents du travail et blessures (gelures, crampes, hypothermie, etc.), le site du ministère du travail recommande : 

  • de planifier le travail en extérieur en fonction des conditions météo, sachant que l’employeur peut récupérer les heures de travail perdues, mais dans une certaine limite (pas plus d’une heure de travail en plus par jour et pas plus de 8 heures par semaine); 
  • de limiter le travail en zone froide (pauses adaptées, local de repos chauffé, mise à disposition de boissons chaudes, etc.);
  • de fournir des protections individuelles (gants, pantalons et vestes isolants, bonnets, etc.);
  • d’éviter le travail isolé.

Le ministère du travail renvoie aux mesures détaillées de la circulaire interministérielle du 4 novembre 2021. L’on peut aussi citer les documents de l’INRS, l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles :

  • travail au froid, ce qu’il faut retenir (lire ici);
  • travail au froid, prévenir les risques (lire ici);
  • travail au froid, les accidents et les effets sur la santé (lire ici).

actuEL CE

Politiques publiques de santé au travail : il reste des efforts à faire !

La Cour des comptes a publié mardi 20 décembre 2022 un rapport sur les politiques publiques de prévention en santé au travail dans les entreprises

Elle constate une “stagnation apparente de la sinistralité [qui] masque des situations très contrastées selon les secteurs”. Ainsi, “les progrès observés dans certains secteurs (en particulier le BTP) coexistent avec des dégradations significatives dans d’autres (notamment les secteurs du soin et de l’aide à la personne, du nettoyage et de l’intérim)”. Par ailleurs, note le rapport, “le paysage de la santé au travail demeure fragmenté entre de multiples intervenants, sans véritable pilote”.

La Cour des comptes formules plusieurs pistes d’amélioration, parmi lesquelles : 

  • mettre l’accent, dans les plans en santé au travail, sur les actions qui exigent un effort de coordination entre les acteurs institutionnels concernés et renforcer le pilotage de celles-ci ; 
  • mieux prendre en compte la sinistralité élevée propre à certaines filières et populations pour l’intégrer pleinement dans le ciblage des orientations nationales des actions de prévention ; 
  • définir les priorités de prévention en termes de risques et d’entreprises ciblées, en tenant compte de l’impact financier des sinistres sur l’ensemble des branches de la sécurité sociale ; 
  • rendre la tarification plus incitative à la prévention des accidents du travail en majorant les taux de cotisation lorsque l’entreprise présente une sinistralité anormalement élevée dans son domaine d’activité ; 
  • rendre plus efficace l’accompagnement à la reprise du travail par une intervention très précoce auprès des salariés, en lien avec leur médecin traitant, en associant durant l’arrêt de travail l’employeur et les services de santé au travail ; 
  • mettre en œuvre sans tarder un programme de contrôle du respect par les employeurs de leurs obligations relatives au compte professionnel de prévention (C2P). 

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