La CGT dénonce le bradage de Vencorex et met à jour sa liste noire des PSE dans l’industrie

30/03/2026

La CGT a organisé le vendredi 26 mars une journée “made in France” à Pont-de-Claix, près du site de Vencorex en Isère.

Le syndicat a dénoncé le “bradage” que constitue à ses yeux la décision du tribunal de commerce de Lyon, le mercredi 25 mars, de rejeter le projet de reprise soutenu par la CGT (projet Exalia), les juges ayant préféré céder le foncier à Suez et vendre le matériel de Vencorex à un ferrailleur.

“Les travailleurs et travailleuses ont pu obtenir du ministre de l’industrie la tenue d’une table ronde, fin de semaine prochaine, afin de réfléchir à une voie de recours face à cette décision scandaleuse”, indique la CGT qui demande également la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur la décision du tribunal de commerce.

À l’occasion de sa journée sur la défense de l’industrie française, le syndicat a mis à jour sa “liste noire des plans de licenciement en France” (lire le document en pièce jointe). La CGT estime par exemple à 1 600 le nombre d’emplois qui seraient supprimés en France par les laboratoires pharmaceutiques d’ici fin 2026. 

Source : actuel CSE

Présidence du CESE : les syndicats soutiennent la candidature de Claire Thoury

31/03/2026

Élu président en 2021 pour cinq ans, Thierry Beaudet arrive au terme de son mandat à la tête du CESE, le conseil économique, social et environnemental. Pour lui succéder, deux candidates sont en lice : Dominique Carlac’h (représentante du Medef), et Claire Thoury (présidente du Mouvement associatif et membre du CESE au titre de la Cohésion sociale et territoriale et vie associative).

Cette dernière a les faveurs des organisations syndicales, à l’exception de la CFTC qui ne s’est pas encore prononcée. Réunis en séance plénière, les conseillers du CESE devront départager deux candidates incarnant des présidences très différentes : l’une donnant à la troisième Assemblée du pays une coloration plus patronale, l’autre tournée vers les syndicats et associations. Selon un communiqué commun (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, Unsa, FSU), les organisations syndicales partagent “la conviction que le CESE peut être bien davantage qu’une chambre consultative : un espace où la société civile organisée, dans toute sa diversité, contribue réellement à tracer des chemins pour le pays. Nous nous reconnaissons dans la candidature de Claire Thoury parce qu’elle incarne cette démarche”.

Claire Thoury a de plus œuvré en faveur de la réforme du CESE par la loi organique n° 2021-17 qui a revu sa composition, intégré les conventions citoyennes à ses travaux et revu les conditions de saisine du CESE par pétition. Les syndicats saluent en Claire Thoury sa “capacité à rassembler sans effacer les différences, à faire du débat une force plutôt qu’un obstacle, à construire des compromis sans renoncer à l’ambition” et appellent l’ensemble des membres du CESE à soutenir sa candidature. Celle-ci ayant été déclarée bien plus tôt que celle de sa rivale, Dominique Carlac’h, Claire Thoury dispose pour l’instant d’une longueur d’avance. Elle devra remporter la majorité absolue des 175 voix des membres du CESE, soit au moins 88 suffrages. L’élection aura lieu le 20 mai 2026.

Source : actuel CSE

Prix des carburants : les revendications CFDT, CGT et FO

01/04/2026

Face à la hausse des prix des carburants depuis le début de la guerre en Iran, les syndicats réclament des mesures concrètes. A la CFDT, Marylise Léon s’est exprimée sur la station de radio RTL et a exclu le versement d’aides générales non ciblées. Comme ses homologues de la CGT et de FO, elle revendique en premier lieu des augmentations de salaires permettant aux salariés d’absorber ce nouveau coût sans baisse du niveau de vie. Elle appelle les employeurs à revoir les indemnités kilométriques des salariés qui se rendent au travail en voiture.

De son côté, Sophie Binet appelle à l’encadrement des prix de l’énergie ainsi qu’à la fin de la spéculation sur le carburant. La CGT revendique aussi l’indexation des salaires sur l’inflation afin d’éviter la paupérisation des salariés à chaque nouvelle crise. Elle soutient par ailleurs une pétition lancée sur change.org par l’une de ses militantes aide à domicile qui ne peut se déplacer sans utiliser son véhicule.

À FO, Frédéric Souillot a indiqué hier sur BFM Business avoir envoyé un courrier au Premier ministre le 20 mars dernier, demandant le plafonnement du prix du carburant. Le secrétaire général de FO invite également les employeurs à augmenter les indemnités de déplacement et autres primes de transport des salariés. Autre revendication : que le gouvernement déplafonne les indemnités kilométriques dans le barème Urssaf.

Source : actuel CSE

Règlement sur l’Industrial Accelerator Act : la CFE-CGC demande un pilier social

02/04/2026

Le 4 mars 2026, la Commission européenne a présenté sa proposition de règlement sur l’Industrial Accelerator Act (IAA). Cette proposition de texte “d’accélération industrielle” vise à accroître en Europe la demande de technologies et produits décarbonés. Un projet jugé pour l’instant insuffisant par la fédération CFE-CGC de la métallurgie. Après avoir écrit en intersyndicale aux députés européens en avril 2025 pour leur demander de préserver l’emploi, la sous-traitance et le secteur automobile en Europe, elle leur a fait connaître sur avis sur cette proposition de règlement. Le texte “ne semble pas suffisant pour garantir que la transition vers la décarbonation de l’industrie ne se traduise pas (…) par des phénomènes de désindustrialisation et de fragilisation sociale”.

La fédération réclame que la question du coût de l’accès à l’énergie soit ajoutée au projet, ainsi qu’un “pilier social structuré” reposant sur des soutiens publics et des conditionnalités permettant d’anticiper les transformations sur l’emploi. Elle revendique notamment de renforcer la préférence européenne en imposant des exigences de contenu local pour l’ensemble des véhicules équipés d’une batterie électrique. Cette préférence devrait également selon elle être étendue aux pièces et accessoires. Autre demande : clarifier la notion de “Fabriqué en Europe” en la limitant au périmètre de l’Union européenne.

Source : actuel CSE