Drame de Lyon : la CFDT condamne un “climat guerrier”, la CGT appelle au respect de l’État de droit
17/02/2026
Un étudiant, militant nationaliste, est mort ce week-end lors d’affrontements entre bandes d’extrême-droite et d’extrême-gauche, en marge d’une conférence organisée à Sciences Po. Dans un communiqué publié hier, la CFDT réagit à ce drame : “La mort de militants politiques, syndicaux ou associatifs est une épouvante pour tous les humanistes et une défaite pour ceux et celles qui défendent, par-dessus tout, la démocratie. Elle ne devrait jamais être suscitée par les slogans haineux et les discours justifiant ou relativisant les violences contre les personnes et les biens. La CFDT condamne le climat guerrier qui s’est emparé du débat public. L’ultrapolarisation des positions politiques est à l’origine de cette ambiance délétère qui refuse le dialogue, disqualifie toutes idées opposées aux siennes et voue aux gémonies les femmes et les hommes qui les portent”. Le syndicat estime que “l’ensemble des acteurs politiques, syndicaux et associatifs doivent contribuer et appeler au respect et à l’apaisement sans rien renier de leurs convictions profondes”.
La CGT a également réagi hier soir. Après avoir “condamné les violences ayant entraîné la mort de Quentin D., militant d’extrême droite à Lyon”, le syndicat souhaite que le travail d’enquête se fasse “sereinement, dans le respect de l’État de droit pour que justice soit faite”. La CGT appelle “les responsables politiques, le gouvernement et le président de la République à ne pas instrumentaliser ce drame ni participer à la surenchère dans leurs prises de parole qui, au lieu d’appeler au calme, encouragent la montée d’un climat de haine et de violences”. Et la confédération, qui dénonce la dégradation de locaux de Solidaires à Lyon, de déplorer “la stratégie de violence de groupuscules d’extrême droite comme Némésis qui organisent des provocations dans les initiatives progressistes”, comme lors de manifestations ou meetings organisés contre l’extrême droite.
Source : actuel CSE
NAO : les syndicats de la branche du bricolage dénoncent des hausses dérisoires et un tassement des grilles
17/02/2026
Les syndicats CFDT, CFTC, CGT et FO de la branche du bricolage dénoncent, dans un communiqué commun, les propositions de salaires du patronat de leur branche lors des NAO.
“La Fédération des magasins du bricolage (FMB) propose une revalorisation comprise entre 16 et 18 euros bruts mensuels, soit environ 50 centimes par jour”, indique le communiqué.
Pour les syndicats, cette proposition, qui est assortie de la création d’un jour rémunéré pour enfant malade jusqu’aux 3 ans de l’enfant, ne constitue pas une revalorisation salariale et elle contribue au contraire “au déclassement des métiers du bricolage”, alors que les salariés doivent “répondre aujourd’hui à une technicité croissante des produits et services, à des attentes clients renforcées et à une polyvalence accrue entre conseil, vente, logistique et relation client”.
Les organisations syndicales s’inquiètent également de la réduction progressive des écarts entre les différents niveaux de qualification : “Aujourd’hui, le premier niveau de la grille salariale se situe à environ 3 euros au-dessus du SMIC, ce qui entraîne plusieurs conséquences : un rapprochement des rémunérations entre salariés débutants et expérimentés ; une perte de lisibilité des parcours professionnels ; une dévalorisation progressive de l’expérience et des compétences acquises”.
Et les syndicats de réclamer une “revalorisation salariale réelle et significative, une revalorisation cohérente de l’ensemble des niveaux de qualification (..) et un repositionnement salarial permettant de restaurer l’attractivité des métiers”.
Source : actuel CSE
Drame de Lyon : la réaction de Solidaires
19/02/2026
Après la CFDT et la CGT, l’union syndicale Solidaires, dont les locaux de l’union départementale du Rhône ont été attaqués dans la nuit du 14 au 15 février, réagit à son tour au drame de Lyon, un jeune homme militant nationaliste étant décédé le 14 février après avoir été frappé très violemment dans la rue.
“La mort d’un homme suite à un déchaînement de violences est un drame et un échec social collectif”, estime le syndicat qui dénonce “une indécente opération de récupération politique”. Solidaires rappelle qu’elle combat “syndicalement” l’extrême-droite et ses idées qu’elle juge contraires aux libertés publiques et syndicales et aux intérêts des travailleurs.
Solidaires juge néanmoins que ce drame est la conséquence “d’un laisser faire coupable” : “Depuis près de 15 ans, Lyon est la capitale des violences d’extrême droite : personnes blessées, devantures de librairies brisées, locaux syndicaux dégradés. Ces faits sont régulièrement dénoncés par les organisations progressistes de la ville qui ne peuvent s’exprimer sereinement. C’est en réaction à cette situation que se forment des groupes antifascistes”.
Le syndicat, qui rappelle la mort de Clément Méric tué en 2013 par des militants d’extrême-droite, évoque les violences et les provocations de groupes d’extrême-droite comme Némésis.
Source : actuel CSE
La CFDT victime d’une cyberattaque
19/02/2026
Dans un communiqué publié hier soir, la CFDT indique avoir été victime d’une cyberattaque “impliquant un téléchargement illégal de fichiers contenant des données personnelles d’adhérents”. Le syndicat affirme avoir isolé et stoppé le serveur hébergeant ses applications, et mener des investigations pour mesurer “l’impact de cette violation de données informatiques”.
“La Commission nationale informatique et liberté (Cnil) et l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) ont été informées et une plainte a été déposée”, précise la confédération qui, “consciente des risques que cette fuite de données pourrait entraîner”, dit tout mettre en œuvre pour en limiter les effets.
Source : actuel CSE
CFE-CGC : Claire Gaillard rejoint les candidats Frédéric Guyonnet et Christophe Roth
20/02/2026
Candidats à la présidence de la CFE-CGC dont le congrès confédéral se tiendra début juin, Frédéric Guyonnet et Christophe Roth ont complété leur équipe. En effet, les candidatures à la présidence de la CFE-CGC se présentent sous forme de trio : président, secrétaire général, trésorier. Ce dernier poste serait (en cas de victoire) occupé par Claire Gaillard, actuelle trésorière adjointe de la section régionale de Nouvelle-Aquitaine. Consultante RH, elle a également été directrice grands comptes chez Constructys, l’opérateur de compétence (Opco) de la construction.
Source : actuel CSE