La CFDT juge les accords de la métallurgie en “demi-teinte”
23/02/2026
La FGMM-CFDT revient dans un communiqué sur le cycle de négociation ouvert depuis avril 2024 dans la métallurgie.
Elle dit s’être résolue à signer un accord NAO malgré des propositions décevantes (+ 0,91 % en moyenne) “parce que les premières classifications sont légèrement mieux revalorisées et permettront aux salariés qui sont au mini d’améliorer leurs pouvoir d’achat” et qu’une non signature de sa part “se serait traduite par un gel des rémunérations minimum pour 2026”.
En revanche, la CFDT déplore l’accord sur l’intéressent et la participation aux bénéfices, qu’elle a refusé de signer. “Il permet aux entreprises de moins de 50 salariés de déroger à la formule légale sans nécessairement passer par un accord d’entreprise”, critique-t-elle en soulignant que cette dérogation devrait être systématiquement défavorable aux salariés. Côté intéressement, ajoute la CFDT, “l’absence de critères autres que financiers ne nous a pas permis de signer”.
Enfin, au sujet de l’épargne salariale, le syndicat a signé les accords qui mettent en place des PEI (plan d’épargne interentreprises), Percoi (plan d’épargne retraite d’entreprise collectif interentreprises) et qui traitent de la gouvernance et du suivi du dispositif d’épargne salariale de branche. Ces textes, estime la FGMM, permettront de “promouvoir l’épargne salariale pour l’ensemble des salariés de la branche”.
Les prochaines négociations de la branche métallurgie traiteront de l’emploi et du handicap.
Source : actuel CSE
Frédéric Guyonnet se retire de la course à la présidence de la CFE-CGC
24/02/2026
Le Syndicat national bancaire (SNB) a annoncé hier soir dans le journal L’Opinion le retrait de la candidature de Frédéric Guyonnet à la présidence de la CFE-CGC, qui tient son congrès en juin prochain.
Christelle Thieffinne, actuelle secrétaire nationale à la protection sociale et issue de la fédération de la métallurgie, reste donc la seule en lice pour succéder à François Hommeriel à la présidence de la confédération syndicale des cadres.
Hier dans la journée, Christophe Roth, le colistier de Frédéric Guyonnet, avait annoncé sur le réseau LinkedIn son retrait après le communiqué du syndicat Alliance et de la fédération des services publics de la CFE-CGC appelant à l’union des fédérations de la confédération des cadres.
Source : actuel CSE
Pour la CFE-CGC, les mauvais chiffres 2025 de Stellantis actent un échec stratégique
27/02/2026
Les résultats annuels présentés hier par Stellantis montrent selon la CFE-CGC que la recherche de rentabilité à très court terme a conduit le groupe automobile dans une “impasse industrielle et sociale” : “Après trois années de performance record (2021-2023), l’exercice 2025 affiche des indicateurs financiers dans le rouge : chiffre d’affaires à 153,5 Md€ (-2% vs 2024), résultat net en perte de 22,3 Md€ (incluant 25,4 Md€ de charges exceptionnelles pour recentrage stratégique), etc.”
Pour le syndicat des cadres, cette contre-performance “n’est pas le fruit du travail des salariés”, mais “la conséquence des choix financiers hérités de l’ère Carlos Tavares”. “Cette logique de rentabilité à court terme, au détriment des fondations industrielles et humaines qui assurent la pérennité du groupe, a fragilisé l’ensemble de l’écosystème Stellantis, estime la CFE-CGC qui énumère “les fournisseurs mis en tension, les effectifs sous pression et arrêts maladie en hausse, la qualité en baisse et les parts de marché en recul”.
Le syndicat juge urgent de “tourner la page du « tout financier » et de remettre au cœur de la stratégie les compétences, la qualité et la responsabilité sociale du Groupe” : “Il est nécessaire de consolider le périmètre actuel, de sortir de la logique de surrentabilité, de revenir aux besoins des clients et de construire une croissance plus stable et durable, tout en donnant aux représentants des salariés une réelle visibilité sur la gestion économique de l’entreprise”.
Source : actuel CSE
Restructuration de Seb : la CFE-CGC réclame “un dialogue social de qualité, loyal et constructif”
27/02/2026
Après la baisse de 25 % de son résultat opérationnel en 2025, l’annonce par le groupe Seb (Moulinex, Rowenta, Tefal) cette semaine de son intention de supprimer 500 emplois en France a cueilli à froid salariés comme syndicats.
La CFE-CGC n’élude pas “la concurrence internationale de plus en plus féroce” dans l’électroménager, ni “la stagnation des ventes” du groupe malgré sa politique d’innovation. Pour autant, la confédération déplore que l’emploi soit directement affecté, “alors même que les salariés ont largement contribué, par leur engagement et leur expertise, à la performance et à la solidité du groupe au fil des années”.
Et le syndicat des cadres de réclamer “un dialogue social de qualité, loyal et constructif”.
Source : actuel CSE