“Il est inacceptable que des salariés restent durablement au Smic”
16/12/2025
Les syndicats réagissent vivement à l’absence de coup de pouce sur le Smic, qui ne sera revalorisé que de 1,18 % au 1er janvier 2026.
“Alors que le taux de pauvreté en France ne cesse de croitre, le Premier ministre fait le choix de laisser la France, pourtant 2ème économie d’Europe, à la 6e place au niveau du SMIC. C’est un signe très négatif alors même que les salariés n’ont toujours pas retrouvé leur niveau de salaire d’avant 2020″, déplore la CGT.
La confédération demande au Premier ministre de revenir sur sa décision et de “revaloriser le Smic à 2000 € brut au 1er janvier 2026 pour que les salariés puissent vivre de leur travail, et d’indexer les salaires sur les prix pour garantir à tous les salariés le maintien de leur niveau de vie face à l’inflation et stopper les effets de tassement”.
La CFDT regrette également l’absence de coup de pouce au Smic.
Dans un contexte de dégradation du pouvoir d’achat, la confédération demande “une réflexion globale”, c’est-à-dire “un Smic revalorisé, des négociations salariales sincères et régulières, des parcours professionnels valorisants et une réforme des exonérations pour inciter à la profession des salaires”. Pour la CFDT, il faut faire du salaire minimum “un réel point de départ vers des carrières dignes et durables” car “il est inacceptable que des salariés restent durablement au Smic”.
Source : actuel CSE
La CFDT pleure Mylène Jacquot
17/12/2025
Secrétaire générale de la CFDT-Fonctions publiques, Mylène Jacquot s’est éteinte brutalement samedi 13 décembre. “Mylène n’était pas seulement une camarade, mais un véritable pilier pour notre équipe, une amie. Elle incarnait une manière rare de tenir ensemble la fermeté des convictions et le respect des personnes. Son écoute, son attention aux autres, son sens du collectif, son amour de la vie et des gens — et cette attention constante à la dignité des agents et du service public — ont fait d’elle un repère pour toute notre organisation. Elle a su créer autour d’elle une confiance qui oblige et qui élève. Nous lui devons beaucoup”, indique le communiqué confédéral de la CFDT.
Conservatrice en chef des bibliothèques, Mylène Jacquot a enseigné dans des lycées professionnels avant de rejoindre l’Institut national polytechnique de Lorraine comme responsable de la bibliothèque de l’École nationale supérieure des industries chimiques. Elle prend ses premiers mandats syndicaux au Syndicat général de l’éducation nationale de la CFDT puis à l’Union des fédérations de fonctionnaires et assimilés. Elle succède ensuite à Brigitte Jumel au secrétariat général de sa fédération. Nous l’avions interviewée lors de la nomination d’Olivier Dussopt comme ministre du Travail.
Source : actuel CSE
Dermatose nodulaire bovine : la CFDT s’inquiète des violences contre les personnels vétérinaires
18/12/2025
L’épidémie de la dermatose nodulaire contagieuse, qui conduit à l’abattage de troupeaux de bovins et suscite l’angoisse et la colère du monde agricole, a aussi des conséquences sur le travail des salariés des établissements de soin vétérinaires, alerte la CFDT Agri-Agro.
“Rien ne saurait justifier la violence constatée ces derniers jours (physique, verbale, numérique) à l’encontre des équipes des établissements de soins vétérinaires”, s’indigne le syndicat en rappelant que le monde vétérinaire “a toujours été aux côtés des éleveurs, lors des crises comme en temps normal”.
Source : actuel CSE
Industrie automobile : la France se réjouit, pas les syndicats
19/12/2025
L’Union européenne avait prévu d’interdire la commercialisation de véhicules thermiques neufs à partir de 2035. Cette semaine, la commission européenne a proposé d’assouplir cette règle en passant de 100 % à 90 % de réduction des émissions à l’échappement en 2035. Cela signifierait que des véhicules thermiques et hybrides pourraient donc toujours être commercialisés après 2035.
Le gouvernement français a salué “une première avancée majeure sur la préférence européenne avec l’introduction du critère Fabriqué en Europe dans la réglementation automobile européenne”. À partir de 2028, souligne la France, “les financements publics seront orientés vers des véhicules fabriqués en Europe”.
Les premières réactions syndicales sont beaucoup plus critiques.
Pour la CFDT métallurgie, cette proposition crée “une incertitude réglementaire” alors que la filière automobile a besoin, selon le syndicat, de visibilité pour “amplifier les investissements dans l’électrification et rattraper le retard sur la concurrence notamment chinoise”. La confédération juge que cette décision serait “une impasse pour le climat, une impasse pour la compétitivité et l’emploi, une impasse pour l’accès de tous à une mobilité durable”.
La CFE-CGC Métallurgie estime également que la proposition de la commission ne répond pas “aux enjeux structurels de long terme auxquels est confrontée la filière automobile européenne”. Si les aménagements voulus par la Commission “peuvent répondre à certaines difficultés à court terme des acteurs de la chaîne de valeur”, concède le syndicat, il reste que ces aménagements “ne s’accompagnent pas des garanties nécessaires sur le volet emploi”, aucune étude d’impôt social partagée n’ayant été présenté au niveau européen. Or “une transition juste impose impérativement le maintien des sites industriels en Europe, l’interdiction de leur fermeture, des investissements renforcés”, etc.
Source : actuel CSE