Arrivée de Crew-12 dans l’ISS
Après avoir passé environ 34 heures en orbite autour de la Terre, la capsule SpaceX Dragon Freedom, à bord de laquelle se trouvaient l’astronaute de l’ESA, Sophie Adenot, les astronautes de la NASA, Jessica Meir et Jack Hathaway, ainsi que le cosmonaute de Roscosmos, Andrei Fedyayev, s’est amarrée à la Station spatiale internationale (ISS) le 14 février 2026 à 21h15 (heure française). La mission εpsilon de l’ESA est ainsi officiellement lancée. Prévue pour durer jusqu’à 9 mois, εpsilon est en passe de devenir la plus longue mission spatiale de l’ESA à ce jour. Pendant son séjour à bord de l’ISS, Sophie sera spécialiste d’équipage pour Columbus, le module laboratoire européen, et Kibo, le module scientifique japonais. Elle mènera jusqu’à 36 expériences pour l’Europe, dont 7 développées par le CNES.
Ensemble de la presse du 14 février 2026
La fin de la Station spatiale internationale programmée en 2030
La fin de la Station spatiale internationale (ISS) est programmée en 2030, marquant la fin d’une ère de coopération spatiale. L’entretien, financé à 76,6 % par les Etats-Unis pour la partie occidentale, est devenu trop coûteux pour la NASA. Un module développé par SpaceX la désorbitera vers l’océan Pacifique. Une partie se désintégrera en raison du choc de températures. L’orbite basse s’ouvre désormais aux stations privées, comme celles que comptent développer des entreprises comme Axiom Space, Orbital Reef, Vast, ou Starlab, issue d’un partenariat entre Voyager Technologies et Airbus Defense and Space. Axiom Space a déjà presque terminé le 1er module de sa station et a également été choisie par la NASA pour transporter des astronautes vers l’ISS avant sa mise en retraite. Ces stations privées accueilleront recherche, industrie et tourisme spatial, tandis que l’ESA prépare la navette robotisée Space Rider pour poursuivre les expérimentations en orbite.
Les Echos du 13 février 2026
HyPrSpace prépare le premier lancement privé depuis la France métropolitaine
La startup bordelaise HyPrSpace prévoit fin 2026 le 1er vol suborbital de sa fusée Baguette One, depuis un site de la Direction générale de l’armement situé en France métropolitaine. Cette étape marquera un tournant dans le secteur du spatial français : jamais un lancement civil privé n’a eu lieu jusque-là en métropole. Il s’agira de démontrer la validité de la technologie sur laquelle s’appuient la société et les performances en vol de son lanceur. Fondée en 2019, l’entreprise mise sur une propulsion hybride innovante, combinant carburants liquide et solide, avec 30 fois moins de pièces et des coûts réduits de moitié. L’objectif est d’atteindre l’orbite fin 2027 avec OB1 (Orbital Baguette One) et de placer 250 kg de charge en orbite. Soutenue par le CNES, HyPrSpace a levé 21 M€.
Le parisien du 17 février 2026
À Toulouse, Airbus Defence and Space et Thales Alenia Space au service de Oneweb et Iris²
Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l’Europe, et Martin Briens, secrétaire général du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, ont visité lundi 16 février les sites d’Airbus Defence and Space et Thales Alenia Space (TAS) à Toulouse. La production de la ligne d’assemblage finale (FAL) d’Airbus Defence and Space pour les satellites destinés à la constellation OneWeb doit débuter la semaine prochaine. « Depuis 2025, nous avons rapatrié à Toulouse l’une des deux lignes d’assemblage. Nous avons 440 exemplaires commandés et nous devrions en livrer une soixantaine cette année. En rythme de croisière, la FAL produira 16 satellites par mois, donc environ un par jour », explique Alain Frizon, directeur de l’établissement toulousain d’Airbus Defence & Space. TAS prépare quant à lui la constellation européenne de connectivité sécurisée Iris², sur un site qui emploie 2 500 collaborateurs. Le projet de fusion des activités spatiales d’Airbus, Thales et Leonardo via le projet Bromo, jalon majeur pour le spatial européen, a été évoqué lors de la visite ministérielle.
La Tribune du 17 février 2026
Entretien avec Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l’Europe
Le ministre délégué chargé de l’Europe, Benjamin Haddad, accorde un entretien à La Tribune. Il appelle les États membres de l’UE à réaliser un effort budgétaire collectif pour accélérer le déploiement de la constellation Iris². « Cela sera au cœur des négociations du prochain cadre financier pluriannuel (CFP) de l’Union européenne pour les années 2028 à 2034, pour lequel les discussions ont déjà commencé », indique-t-il. « Nous sommes, pour le moment, sur une somme de 135 Md€ pour la défense et le spatial, dont 45 Md€ rien que pour le spatial. Nous considérons qu’il faut une ambition haute sur le spatial. C’est un enjeu de souveraineté, sur les plans civil et militaire ». Le ministre affirme son soutien au projet Bromo, fusion des activités spatiales d’Airbus, Thales et Leonardo. « Je crois qu’il y a un risque industriel à ne pas le faire, avec de la fragmentation dans un marché où des acteurs d’une taille moindre se feraient de la concurrence. On soutient l’émergence d’un champion européen sur le satellite ».
La Tribune du 18 février 2026
« New Space » : la filière spatiale française, innovante et dynamique, se structure
La filière spatiale française a vu l’arrivée, depuis une dizaine d’années, d’un écosystème de startups, de PME et d’investisseurs privés. Lancé en 2021 pour préserver la souveraineté technologique et accélérer l’innovation, le plan France 2030 consacre 1,5 Md€ au spatial, dont près d’un tiers pour les startups. Aujourd’hui en France, cet écosystème compte environ 150 sociétés, dont Absolute Sensing, HyPrSpace, Univity, Exotrail, Latitude, Unseenlabs, Look Up, Greenerwave, et plus de 2 500 emplois. Le financement représente un enjeu majeur : « Quand en France, une entreprise parvient à lever avec difficulté 10 M€, aux États-Unis, elle aurait pu lever 100 M€ sur un même projet », indique Samuel Mamou, directeur de l’Alliance NewSpace France. À l’approche de la phase d’industrialisation, les besoins augmentent fortement et « l’écosystème financier français et européen n’est pas encore prêt à tout financer, malgré les incitations publiques », déplore-t-il.
Le Parisien du 17 février 2026
Sophie Adenot partagera son expérience dans l’ISS avec des radioamateurs, dans le cadre d’un projet pédagogique
L’astronaute française va participer à un projet pédagogique baptisé « Mission : Sophie », au cours duquel des élèves d’une cinquantaine de classes de l’académie de Bordeaux pourront échanger avec elle. « Nous avons construit un pylône surélevé qui nous permet de suivre l’ISS dès qu’elle est au-dessus de l’horizon », détaille Simon Hemour, chercheur CNRS associé au projet. « C’est une manière de faire un peu de pédagogie et d’intéresser les plus jeunes à la science ». La communication devrait intervenir entre mars et avril prochain.
Le Monde du 18 février 2026
Le centre spatial de Kourou se prépare à l’arrivée des mini-lanceurs
Au Centre spatial guyanais (CSG) à Kourou, des travaux sont en cours pour lancer dès 2026 des fusées mises au point par des startups privées, positionnées sur le créneau des micro et mini-lanceurs. Le CNES a retenu 5 startups européennes, les français Latitude et MaïaSpace (filiale d’ArianeGroup), les allemands Isar Aeropsace et Rocket Factory Augsburg, et l’espagnol PLD Space. Une partie de l’ancien centre de lancement des fusées françaises Diamant leur est affectée ; MaïaSpace s’est quant à elle vu attribuer l’ancien pas de tir de Soyouz, abandonné par la Russie après l’invasion de l’Ukraine.
Le Figaro du 18 février 2026
Guillaume Faury appelle à accélérer pour instaurer une véritable préférence européenne dans la défense et le spatial
Interrogé par l’émission Air&Défense de BFM Business jeudi 19 février, Guillaume Faury, président exécutif d’Airbus, a plaidé pour développer le concept de préférence européenne, dans les domaines spatial et militaire. Il appelle les États membres de l’UE à prendre davantage en compte la dimension supranationale, pour fédérer les besoins. « Il n’y a pas un chef qui commande tout le monde, mais il y a 27 chefs qui voient midi à leurs portes et qui sont élus par leurs citoyens, ça rend la coopération beaucoup plus compliquée ». Le dirigeant espère que la crise actuelle provoquera des opportunités stratégiques. Il évoque notamment le projet Bromo, la fusion des activités satellitaires d’Airbus, Thales et Leonardo, dans le but de créer un géant européen du spatial.
BFM TV du 19 février 2026
La NASA dénonce de graves défaillances après l’échec de la mission du Starliner de Boeing vers l’ISS en 2024
L’administrateur de la NASA, Jared Isaacman, est revenu jeudi 19 février lors d’une conférence de presse sur les déboires rencontrés par le vaisseau Starliner de Boeing lors de son premier vol avec équipage vers la Station spatiale internationale (ISS), qui avaient conduit la NASA à renvoyer le vaisseau à vide et à confier le retour des astronautes Suni Williams et Butch Wilmore à SpaceX. La NASA a réévalué la gravité de cet incident et l’estime désormais de « type A », le plus haut niveau, a indiqué Jared Isaacman, soulignant que le vaisseau Starliner « présente des déficiences de conception et d’ingénierie ».
Le Monde du 20 février 2026