Venturi Space annonce un investissement de 250 M€ à Toulouse lors du sommet Choose France
L’entreprise monégasque Venturi Space va investir 250 M€ pour l’implantation de son futur pôle technologique à Toulouse, une opération annoncée à l’occasion du sommet Choose France qui se tient ce lundi 1er juin 2026 au château de Versailles. Le site de 16000 m ² devrait être opérationnel courant 2028 et compter à terme 200 salariés, en grande majorité des ingénieurs. La société dispose déjà de sites à Monaco et à Fribourg (Suisse). Le 26 mai, son partenaire américain Venturi Astrolab a obtenu un contrat de 220 M$ de la NASA pour construire le CLV-1, le véhicule qui devrait être utilisé en 2028 par les astronautes américains pour l’exploration du Pôle Sud de la Lune. Venturi Space est notamment chargée de fournir les systèmes électroniques de gestion des batteries du véhicule. L’entreprise a par ailleurs remporté un premier contrat de l’Agence spatiale européenne (ESA) pour tester plusieurs briques technologiques des futurs rovers lunaires européens. En décembre, son prototype Mona Luna, un véhicule de 750 kg capable de résister aux conditions extrêmes du Pôle Sud lunaire a été testé par l’ESA à Cologne.
L’Usine Nouvelle et La Dépêche du Midi du 1er juin 2026
Mini-lanceurs : l’espagnol PLD Space investit 35 M€ à Kourou
Dans le cadre de Choose France, PLD Space, opérateur et fabricant des lanceurs de la famille Miura, annonce un investissement de 35 M€ au Centre spatial guyanais (CSG) pour développer et concevoir son site de lancement. Cet investissement fait de PLD Space le premier opérateur privé à réaliser des investissements d’une telle ampleur sur ce site. Dans un entretien accordé à La Tribune, le président exécutif de PLD Space Ezequiel Sanchez, a précisé que le groupe prévoyait de terminer dans « deux mois environ » les travaux du pas de tir, qui ont débuté en août 2025. Il confirme un premier vol d’essai de Miura 5 « d’ici à la fin de l’année si on est prêt, sinon début 2027 ». Dès 2027, PLD Space compte réaliser jusqu’à quatre lancements au CSG.
La Tribune du 1er juin 2026
Partenariat inédit entre la startup Vast et l’État français ; les astronautes Thomas Pesquet et Arnaud Prost choisis
Un partenariat entre la startup américaine Vast Space et l’État français a été annoncé par Emmanuel Macron lundi 1er juin 2026, à l’issue de la 9e édition du sommet Choose France. La startup s’appuiera sur les compétences humaines, techniques et scientifiques du Centre national d’études spatiales (CNES) et de l’industrie spatiale française, dans le cadre de deux projets emblématiques : d’une part la prochaine mission privée vers la Station spatiale internationale (ISS) que Vast Space prévoit d’organiser mi-2027, dont la France devient le partenaire privilégié ; d’autre part le test, prévu l’année prochaine, de la station spatiale Haven-1, qui devrait être la première station spatiale privée à orbiter autour de la Terre. Deux astronautes français sont choisis pour ces missions : Thomas Pesquet sera le commandant de bord de la mission vers l’ISS, tandis qu’Arnaud Prost, membre de la réserve des astronautes de l’Agence spatiale européenne (ESA), sera l’ingénieur d’essais de Haven-1.
Ensemble de la presse du 2 juin 2026
La fusée française Latitude franchit une étape clé vers son premier vol
La startup française Latitude, basée à Reims, annonce avoir franchi une étape clé vers le vol inaugural de sa fusée éponyme (auparavant nommée Zéphyr), qui doit déployer des petits satellites. « La première mise à feu du moteur complet, le 13 mai dernier, est un succès que nous avons, depuis, réitéré plusieurs fois le 27 mai », détaille Stanislas Maximin, fondateur et président exécutif de l’entreprise. L’assemblage du premier étage vient d’être lancé et devrait s’achever fin 2026. La fusée de 20 mètres de haut disposera à terme d’une capacité d’emport en orbite basse de 300 kilos. Acheté par le Centre national d’études spatiales (CNES), dans le cadre du concours mini et micro lanceurs, le premier lancement commercial sera précédé d’un tir de démonstration à vide prévu fin 2027.
Le Figaro du 2 juin 2026
Vast s’appuie sur l’écosystème spatial français et le CNES pour son projet de station spatiale
À l’occasion du sommet Choose France, Emmanuel Macron a annoncé un accord avec la société américaine Vast, futur opérateur de stations spatiales, pour faire voler deux astronautes français d’ici 2027. Pour Lionel Suchet, directeur général adjoint au CNES, ce partenariat renforcera les compétences françaises en matière de vol habité et ouvre des opportunités à la filière spatiale française. « Nous ne sommes pas dans la logique d’un contrat de type client/fournisseur entre le CNES et la société américaine Vast. Il s’agit de tisser des liens fort avec Vast qui est l’acteur privé le plus avancé pour fabriquer et exploiter une station spatiale privée en orbite basse », souligne-t-il. Il relève que Vast fait confiance à l’écosystème spatial français avec lequel il entend développer des liens privilégiés, et rappelle que la société, dans le cadre de Choose France, a confirmé l’implantation de son siège européen à Paris et sa volonté d’investir en France et en Europe.
L’Usine Nouvelle du 3 juin 2026
Josef Aschbacher (ESA) : “Une attaque sur nos satellites serait semblable à la menace nucléaire”
À l’occasion du salon Globsec, qui s’est tenu à Prague du 20 au 23 mai 2026, le directeur général de l’ESA alerte sur la vulnérabilité des infrastructures spatiales européennes et la dépendance du continent envers les États-Unis et la Chine. Une attaque contre les satellites européens aurait un impact dévastateur sur la vie quotidienne des citoyens (météo, agriculture, navigation, paiements) et sur les capacités militaires, avertit le dirigeant, comparant cette menace à celle d’une attaque nucléaire. L’Europe a décidé lors de la conférence ministérielle de Brême d’augmenter ses investissements de 31 % pour renforcer ses capacités spatiales autonomes, notamment dans les télécommunications et les constellations de satellites.
L’Express du 3 juin 2026
SpaceX vise une introduction record en Bourse le 12 juin
SpaceX a confirmé son entrée en Bourse pour le 12 juin, visant une levée de fonds record de 75 Md$ via 555 millions d’actions à 135 $ l’unité, pour une valorisation cible de 1 765 Md€. Ce montant pulvérise le précédent record de Saudi Aramco (25,6 Md$). La société d’Elon Musk a clôturé 2025 sur une perte opérationnelle de 2,6 Md$ pour un chiffre d’affaires de 18 Md$. Elon Musk conservera 79 % des droits de vote malgré 42 % du capital. L’introduction déclenche une fièvre spéculative sur les ETF spatiaux, Rocket Lab, AST SpaceMobile et autres valeurs du New Space.
Ensemble de la presse du 4 juin
Erems investit 10 M€ pour étendre son site spatial de Flourens
Implanté à Flourens (Haute-Garonne), Erems, fournisseur d’Airbus et de Thales, est spécialiste des équipements électroniques embarqués pour le spatial. Il est notamment fournisseur sur les constellations Pléiades Neo et CO3D. Le groupe a inauguré ses nouvelles installations industrielles, représentant un investissement de plus de 10 M€. Il s’est notamment doté d’une nouvelle ligne de câblage automatique de cartes électroniques. L’extension bâtimentaire réalisée représente environ 2700 m2, portant la nouvelle surface du site à 4000 m2 environ.
L’Usine Nouvelle et La Tribune du 5 juin 2026
The Exploration Company réussit un test clé pour sa capsule Nyx
Le 19 mai 2026, The Exploration Company (TEC) a réussi un test de largage du système de récupération, étape clé dans le développement du vaisseau spatial Nyx. Mené dans le désert de Mojave, en Californie, ce test s’est concentré sur l’une des phases les plus critiques de la récupération d’un vaisseau spatial : la transition entre les parachutes de freinage et les parachutes principaux qui ramènent le véhicule au sol en toute sécurité.
Sud-Ouest du 5 juin 2026
SpaceX remporte un contrat de 4,16 Md$ pour fournir des satellites de suivi d’aéronefs
Le 29 mai 2026, l’US Space Force a octroyé un contrat de 4,16 milliards de dollars à SpaceX pour disposer d’une constellation de satellites de suivi d’aéronefs de tu (avions, missiles, drones). Le nom du programme est AMTI, pour Air Moving Target Indicator. Le nombre de satellites n’est pas précisé.
La Tribune du 5 juin 2026