Les missiles MICA déployés dans le ciel des Émirats arabes unis
Depuis le début du conflit en Iran, l’armée de l’Air et de l’Espace française a tiré plus de 80 missiles air-air MICA dans le cadre de ses missions de défense aérienne aux Émirats arabes unis (EAU), selon les chiffres de La Tribune. Embarqués à bord des Rafale, ces missiles d’interception sont utilisés pour contrer les drones Shahed. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé la semaine dernière un considérable effort d’investissement pour accélérer le réassort des stocks de munitions. La surconsommation de missiles MICA aux EAU et le ratio défavorable entre le coût d’une munition complexe (MICA) et un drone low cost (Shahed) l’ont notamment conduit à déclarer qu’il fallait « revoir désormais plus profondément nos modèles. Quand un drone à quelques milliers d’euros mobilise un missile à plusieurs millions, c’est toute notre conception de l’armement qu’il faut repenser ». Le PDG de MBDA, Éric Béranger, souligne que la destruction de drones Shahed par les missiles MICA évite « la destruction d’équipements qui coûtent eux-mêmes extrêmement cher et [permet] de sauver des vies humaines », tout en reconnaissant la nécessité de « trouver des solutions plus économes ».
La Tribune du 30 mars 2026
La France « beaucoup moins en retard » sur les drones, selon le député Loïc Kervran
Le député Loïc Kervran, vice-président de la Commission de la défense nationale, cité par France info, estime que la France est désormais « beaucoup moins en retard » dans le domaine des drones qu’il y a quelques années. Il souligne notamment l’évolution des doctrines d’engagement face à ces menaces, rappelant qu’il n’est pas soutenable d’utiliser des missiles coûtant plusieurs millions d’euros pour neutraliser des drones valant quelques dizaines de milliers d’euros. Dans ce contexte, le gouvernement prévoit de moderniser la loi de programmation militaire, axée sur la production de petits drones abordables pour contrer les menaces aériennes. Une nouvelle usine de drones doit par ailleurs être inaugurée en Essonne, dans les jours qui viennent.
France Info du 30 mars 2026
Guerre en Iran : Donald Trump menace de ne pas secourir l’OTAN en cas d’attaque contre l’Europe
Lors d’un forum d’affaires à Miami le 27 mars 2026, le président américain a affirmé que les États-Unis pourraient ne pas venir en aide à l’OTAN en cas de besoin. Donald Trump reproche aux États membres d’avoir refusé de sécuriser le détroit d’Ormuz. Plusieurs pays dont le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne ou l’Italie s’étaient dits prêts à contribuer à la sécurisation de la zone, sans toutefois passer par l’OTAN, ni engager de participation militaire directe dans le détroit. Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a récemment qualifié l’OTAN de «Tigre de papier », précisant que ses États membres étaient des « lâches ». Les États-Unis « s’en souviendront », avait-il déclaré, jeudi 26 mars, en Conseil des ministres.
Ensemble de la presse du 30 mars 2026
Conflit au Moyen-Orient : le général Serge Cholley alerte sur un risque d’enlisement
Serge Cholley, général de l’armée de l’Air et de l’Espace et directeur de la chaire Renseignement de Sciences-Po Aix, alerte sur les risques d’enlisement du conflit au Moyen-Orient. « L’annonce par le Pentagone d’envoyer 10 000 hommes supplémentaires ne changera rien », selon lui. Il estime qu’une opération terrestre ne serait crédible qu’à partir d’un engagement beaucoup plus massif, et regrette que les considérations politiques prennent le pas sur la stratégie militaire.
La Tribune Dimanche du 29 mars 2026
Les pays du Golfe ont signé des accords avec l’Ukraine portant sur la lutte contre les missiles et les drones
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a fait part samedi d’accords signés avec les pays du Golfe lors d’une tournée dans la région, prévoyant une « coopération sur dix ans » dans le domaine de la défense, ainsi que la mise en place de chaînes de production conjointes. Il a évoqué des accords signés avec l’Arabie saoudite et le Qatar, et indiqué qu’un autre allait être signé avec les Emirats arabes unis. Depuis le début de l’invasion russe en 2022, « les Ukrainiens se défendent contre les mêmes frappes terroristes, de missiles balistiques et de drones, que le régime iranien inflige aujourd’hui au Moyen-Orient et dans la région du Golfe », a fait valoir Volodymyr Zelensky.
La Tribune du 29 mars 2026
Premier vol de démonstration du drone « Bird of Prey » d’Airbus
Le drone « Bird of Prey » d’Airbus Defence and Space a effectué son 1er vol de démonstration en Allemagne, en interceptant autonomement un drone grâce au missile Mark I de Frankenburg Technologies. L’engin a été capable de neutraliser de façon autonome un drone kamikaze avec un missile Mark I développé par Frankenburg Technologies, une startup estonienne. Le prototype emportait 4 missiles. La version opérationnelle en portera 8. Ce système vise à réduire drastiquement les coûts de défense face aux drones bon marché. Le « Bird of Prey », dérivé du drone Do-DT25, a une endurance d’environ 60 minutes et une portée opérationnelle de 110 km. Lancé par catapulte pneumatique mobile, il est récupéré par parachute et conçu pour être réutilisé.
L’Essentiel de l’Eco
Normandie Défense : un fonds d’investissement pour soutenir les PME normandes intervenant dans le secteur de la défense
À l’initiative d’Hervé Morin, président de la Région Normandie, la Région lance Normandie Défense, un fonds d’investissement doté de 5 M€ destiné à soutenir la montée en puissance industrielle des PME normandes intervenant dans le secteur de la défense. Destiné à renforcer durablement les fonds propres des entreprises, ce fonds doit leur permettre d’accélérer leurs investissements, d’augmenter leurs capacités industrielles et de consolider leur positionnement dans les chaînes de valeurs stratégiques. Normandie Défense a été conçu pour apporter une réponse concrète, flexible et réactive, adaptée aux réalités industrielles du territoire normand. Il a vocation à accompagner les entreprises dans la durée, avec une logique de partenariat financier permettant de préserver la gouvernance entrepreneuriale tout en facilitant la mobilisation de financements complémentaires.
Ecom News du 30 mars 2026
Mission OTAN : les Rafale français de retour dans le ciel balte
4 Rafale et une centaine d’aviateurs français sont déployés sur la base de Siauliai, en Lituanie, pour la mission de OTAN Baltic Air Policing. Pendant 4 mois, ils vont assurer la surveillance de l’espace aérien des États baltes, dépourvus de chasseurs, et suivre notamment les vols russes en mer Baltique. Le détachement de Rafale français restera d’alerte 24h/24 prêt à intervenir en cas de vols suspects ou non déclarés. Depuis 2004, il s’agit de la 12ème fois intervention de la France, avec un dispositif aérien composé de Mirage 2000-5F ou de Rafale.
Aerobuzz du 30 mars 2026
Guerre au Moyen-Orient : tensions autour de l’OTAN et des exportations d’armes
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré mardi sur Fox News que les États-Unis devaient « réexaminer l’intérêt que présente l’OTAN pour notre pays » une fois le conflit avec l’Iran terminé. Les États-Unis reprochent à des pays de l’OTAN dont la France, l’Espagne et l’Italie de ne pas avoir autorisé le survol de leurs territoires ni l’utilisation de bases américaines pour acheminer des équipements militaires à Israël du déclenché le 28 février. Le gouvernement israélien a quant à lui annoncé mettre fin à toutes ses importations d’armes venant de France, en réaction au refus de Paris d’autoriser le survol de son territoire par certains avions américains contenant des équipements militaires à destination d’Israël et du Moyen-Orient.
Ensemble de la presse du 1er avril 2026
Un A400M Atlas a réussi à se poser sur la banquise, au Groenland, sans équipement spécial
Lors de l’exercice militaire Uppick 26, mené en collaboration avec les Danois, l’armée de l’Air et de l’Espace est parvenue à faire se poser l’avion-cargo A400M Atlas sur la banquise arctique, sur son train d’atterrissage, sans équipement spécial. Les conditions de l’atterrissage étaient extrêmes : température avoisinant les -25°C et absence de piste aménagée. L’avion-cargo a atterri sur « une piste naturelle formée de glace et de neige, mesurant moins de 1 400 mètres de long et située à seulement 150 mètres du rivage », indique le ministère des Armées, qui souligne que cette réussite permet désormais d’opérer « en toute autonomie » dans des environnements particulièrement contraints.
France 3 du 2 avril 2026
Embargo israélien sur l’armement : un impact limité pour la France
Amir Baram, le directeur général du ministère de la Défense israélien, a annoncé mardi que l’État mettait fin immédiatement aux livraisons d’armes à la France, ainsi qu’aux importations israéliennes de matériel militaire français. Cette décision est intervenue après que les autorités françaises ont, d’après la version des autorités israéliennes, interdit à un avion-cargo américain transportant des bombes destinées à Tsahal de traverser l’espace aérien français. Les sanctions imposées par Israël « n’auront qu’un effet très limité », selon Les Echos. D’après le Sipri (Stockholm International Peace Research Institute), la France assure moins de 1 % des importations d’armes d’Israël et ne vend pas de systèmes d’armes complets. Les fournitures se limitent à des composants électroniques destinés aux différents systèmes israéliens de défense aérienne (vendus notamment par Safran), des systèmes de communication, ou des équipements de protection et de vision nocturne. Les exportations d’Israël vers la France concernent quant à elles surtout des technologies de pointe, telles que les microdrones du groupe israélien Elbit Systems pour des unités de renseignements.
Les Echos du 2 avril 2026
Dépendances militaires : des députés alertent sur le poids des États-Unis
Les députés François Cormier-Bouligeon et Aurélien Saintoul ont remis ce mercredi 1er avril les conclusions de la mission d’information sur les dépendances militaires de la France vis-à-vis de l’étranger. Ils listent les dépendances des armées et appellent à renforcer les capacités de production nationales. « La dépendance aux États-Unis tend à se nouer là où la capacité n’est pas encore développée au niveau national », soulignent-ils. À ce titre, « nous subissons toujours les choix passés. La révision de la loi de programmation militaire (LPM) sera un moment clé pour assurer les moyens de nos armées », ont-ils déclaré. La dépendance aux lanceurs suborbitaux américains a notamment retardé les essais du planeur hypersonique VMaX développé par ArianeGroup. Le programme Sylex doit permettre de renforcer l’autonomie du groupe, mais les effets sont attendus d’ici 3 ans. Pour la surveillance des petits débris spatiaux, la France dépend presque entièrement du système américain Space Track, qui fournit 90 % des informations utilisées par l’Union européenne. En ce qui concerne les drones de moyenne altitude et longue endurance, les forces restent dépendantes du drone Reaper américain de General Atomics, même si Turgis et Gaillard* a effectué ses premiers vols avec pilote sur l’Aarok.
Les Echos du 2 avril 2026
ST Group finance sa croissance en s’introduisant en Bourse sur Lise
ST Group, PME toulousaine du secteur de la défense spécialisée dans les pièces composites pour avions, annonce ce jeudi son projet d’introduction dans la nouvelle Bourse parisienne Lise (Lightning Stock Exchange). La société va ouvrir la souscription pour sa cotation le 9 avril. Dédiée aux PME et ETI, Lise a été autorisée fin 2025 par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et l’Autorité des marchés financiers (AMF) et accueille ainsi sa première entreprise. Stéphane Trento, PDG de ST Group, souligne qu’il s’agit « d’une solution remarquable pour financer les PME ». Cette opération doit en effet permettre à ST Group d’accélérer sa croissance et d’accompagner la forte progression de son carnet de commandes.
La Tribune et Ensemble de la presse du 2 avril 2026
L’industrie de la défense apparait en force au Salon Global Industrie
L’édition 2026 du Salon Global Industrie à Paris a été marquée par la présence accrue des acteurs de la défense, en quête de fournisseurs et de solutions pour accélérer leurs cadences. La participation de dirigeants comme Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation, aux côtés de représentants gouvernementaux illustre ce tournant stratégique. Face à une forte demande, le secteur prévoit d’importants recrutements : 10 000 immédiatement en France et 100 000 d’ici à 2030, selon des chiffres de France Travail. Cette dynamique s’explique par la hausse notable de la production depuis la guerre en Ukraine, avec des niveaux records pour l’armement. Le salon reflète cette évolution, notamment avec la mise en avant d’entreprises comme Delair et ses drones militaires, symboles d’une industrie en pleine expansion.
La Tribune et Libération du 2 avril 2026
Exail a mis au point un simulateur pour la formation des pilotes d’AWACS
Après 3 ans de travail, Exail basée à Lannion, a mis au point un simulateur unique en France permettant de former les pilotes d’Awacs de l’armée de l’Air française. Grâce à des vérins hydrauliques puissants, l’équipement permet de recréer des scénarios critiques, tels que des pannes de moteurs multiples ou des conditions météo difficiles. Jeudi 2 avril 2026, une délégation du GIFAS était présente pour assister à une démonstration aux côtés du cluster Bretagne Aerospace. La validation définitive du simulateur devrait intervenir dans les prochaines semaines.
Le Télégramme et France Bleu du 2 avril 2026
Airbus développe les synergies entre drones tactiques et hélicoptères
À Pierrelatte, Survey Copter, filiale d’Airbus Helicopters, assemble des drones comme l’Aliaca et le Capa-X, conçus pour des missions de surveillance et d’identification. Le site, regroupe toutes les capacités de production et de test. Bien que la production reste encore limitée, une hausse de la demande est attendue et Survey a déjà lancé les travaux pour doubler la surface des ateliers d’assemblage. Parallèlement, Airbus Helicopters mise sur des versions dronisées de ses hélicoptères. Le groupe œuvre aussi pour faire travailler ensemble des hélicoptères pilotés avec des drones tactiques. À Marignane, ses équipes développent une solution qui permettra à un hélicoptère de piloter un essaim de drones, grâce à des technologies avancées et à l’intelligence artificielle.
Usine Nouvelle du 2 avril 2026