OHB menace de contester le rapprochement satellitaire d’Airbus, Thales et Leonardo

Le fabricant allemand de satellites OHB envisage une action en justice contre le projet de rapprochement des activités satellitaires d’Airbus, Thales et Leonardo si celui-ci était validé par la Commission européenne. Baptisée « Projet Bromo », l’opération vise à créer un champion européen capable de rivaliser avec SpaceX et les acteurs chinois. Le directeur général d’OHB, Marco Fuchs, estime que cette consolidation pourrait perturber la chaîne d’approvisionnement et réduire la concurrence sur le marché européen. Le groupe allemand affiche pourtant une forte dynamique, avec une hausse de 18 % de son chiffre d’affaires trimestriel et un carnet de commandes en progression de 45 %. Sa capitalisation boursière atteint désormais près de 5 Md€. Les autorités européennes de la concurrence doivent désormais examiner l’impact de cette opération sur l’équilibre industriel du secteur spatial européen.

La Tribune du 7 mai 2026

SpaceLocker lance sa première mission partagée et devient opérateur spatial

La startup française SpaceLocker, fondée en 2022, a réalisé sa première mission spatiale partagée et devient officiellement opérateur de satellite. L’entreprise développe un « port spatial universel » destiné à simplifier et accélérer l’accès à l’orbite pour de multiples clients. Son modèle s’inspire du cloud computing en mutualisant les infrastructures spatiales afin de réduire les coûts et les délais de déploiement. La mission « Out of the Box » rassemble plusieurs acteurs industriels et institutionnels sur une même plateforme orbitale. SpaceLocker met également en avant un impact environnemental réduit grâce à l’optimisation des lancements et des ressources embarquées. En moins de 2 ans, la jeune entreprise française affirme avoir déjà démontré la viabilité commerciale de son approche sur un marché spatial en forte croissance.

Refrance du 7 mai 2026

Dassault Aviation s’associe avec l’allemand OHB pour proposer à l’ESA l’avion spatial polyvalent VORTEX-S

Lundi 11 mai 2026, Dassault Aviation et OHB ont annoncé leur association pour proposer à l’Agence spatiale européenne (ESA) un avion spatial polyvalent, le VORTEX-S, capable d’effectuer des allers-retours vers les stations spatiales et des missions orbitales autonomes. Dassault Aviation, en tant qu’architecte du VORTEX-S et intégrateur global de l’avion spatial, et OHB, en tant qu’architecte et intégrateur du module de service, formeront l’équipe centrale du projet proposé à l’ESA. Les deux entreprises précisent que des discussions sont en cours avec d’autres grands groupes spatiaux européens, afin « d’élargir l’équipe pour ce projet qui fera progresser l’avenir de l’Europe dans le domaine de la mobilité spatiale ».

Le Figaro et l’Usine Nouvelle du 11 mai 2026

Rivaliser avec Starlink, un enjeu clé pour la souveraineté des États

Avec le déclenchement de la guerre en Ukraine en 2022, Starlink, la constellation de satellites en orbite basse d’Elon Musk, est devenue un outil de contrôle des opérations militaires. Face à ce pouvoir stratégique, La Chine a lancé deux projets, Guowang et Qianfan. L’Europe a quant à elle initié en 2022 le projet de constellation IRIS², qui doit entrer en service en 2030, selon le contrat formalisé en décembre 2024 avec le consortium SpaceRISE (regroupant trois opérateurs de satellites européens, le français Eutelsat, l’espagnol Hispasat et le luxembourgeois SES). En complément la commercialisation d’une connexion à Internet par satellite auprès de clients privés, entreprises ou particuliers, IRIS² proposera des moyens de communication autonomes et souverains aux gouvernements européens. La constellation comptera 300 satellites.

Le Monde du 11 mai 2026

Géraldine Naja (ESA) invitée du podcast Air & Defense

Géraldine Naja, directrice du transport spatial à l’ESA, était l’invitée de l’émission Air & Defense du 8 mai 2026 animée par BFM Business en partenariat avec La Tribune et Air & Cosmos. Elle a souligné les performances du lanceur Ariane 6, qui poursuit sa montée en cadence et possède « au minimum 10 ans d’exploitation à venir »

BFMTV du 8 mai 2026

ExoMars 2028 : les modèles structuraux du rover prêts pour les campagnes de tests et de qualification

Thales Alenia Space (TAS), maître d’œuvre du projet pour le compte de l’Agence spatiale européenne (ESA), vient de transférer les modèles structuraux de la mission ExoMars 2028 depuis ses ateliers de Turin jusqu’aux laboratoires de Cannes, où ils vont subir une série de tests intensifs. Pilotée par l’ESA avec le soutien de la NASA, ExoMars 2028 a pour but d’envoyer un rover depuis la Terre en 2028 pour se poser sur Mars en 2030, et d’y creuser jusqu’à 2 mètres sous la surface, afin d’atteindre une zone à l’abri des rayonnements cosmiques, où d’éventuelles traces de vie passée ont le plus de chances d’être préservées. TAS conçoit plusieurs éléments clés, comme le module d’entrée et d’atterrissage (EDLM), et supervise l’intégration du mini-laboratoire installé à bord du rover, qui analysera scientifiquement les échantillons prélevés. Airbus Defence and Space au Royaume-Uni est responsable du rover ; Leonardo fournit la foreuse embarquée à bord ; ArianeGroup veille à la protection thermique lors de la traversée de l’atmosphère martienne ; l’Allemand OHB prend en charge le module de transport, et l’Italien ALTEC gérera depuis la Terre le centre de contrôle des opérations du rover.

Clubic du 12 mai 2026