Le projet d’avion de combat britannique obtient des financements

3 jours après la présentation du plan d’investissement de défense britannique, le 30 juin 2026, un contrat de 4,6 Md£ (5,4 Md€) sur 18 mois est annoncé pour le GCAP, le projet d’avion de combat du futur du Royaume-Uni, du Japon et de l’Italie. Le consortium Edgewing, composé de BAE Systems, Mitsubishi et Leonardo, explique que ce contrat va permettre de « procéder à la prochaine phase de design et d’ingénierie » du programme. Il se félicite qu’une « nouvelle étape significative » ait été franchie. Le dévoilement du premier démonstrateur est prévu d’ici fin 2027.

Thales dévoile un nouveau système d’éclairage embarqué pour hélicoptères

Thales annonce le lancement de la nouvelle génération de sa “Search & Landing Light” (SLL), un système d’éclairage embarqué pour hélicoptères offrant une couverture continue à 360° tout en limitant son impact sur l’aérodynamisme. Le système est destiné aux missions de recherche et de sauvetage, aux opérations de treuillage héliporté et aux missions tactiques nocturnes. Il est compatible avec des capteurs FLIR (Forward-Looking Infrared, imagerie infrarouge orientée vers l’avant), des écrans montés sur casque et des écrans multifonctions afin d’améliorer la conscience situationnelle et la coordination des équipages. Thales précise qu’il conçoit l’ensemble optique à LED haute puissance et assure l’intégration, l’assemblage ainsi que les essais du système sur son site de Dourdan, en France.

La Commission européenne propose cinq projets de défense communs pour renforcer les capacités industrielles de l’Europe

La Commission européenne annonce avoir proposé 5 “projets européens d’intérêt commun dans le domaine de la défense” afin de renforcer les capacités industrielles et militaires de l’Union européenne. Les initiatives portent sur les drones et systèmes antidrones, la défense maritime et des fonds marins, l’espace, la défense aérienne et antimissile, ainsi que la sécurité du flanc oriental de l’UE. Ces projets visent à permettre aux États membres de développer conjointement des capacités jugées trop complexes ou coûteuses à mener individuellement par chaque pays. En moyenne, 18 États membres participent à chaque projet et l’Ukraine est associée à 4 des 5 initiatives. Dans le cadre du programme pour l’industrie européenne de la défense (EDIP), la Commission a réservé 325 M€ pour soutenir leur lancement et leur déploiement.

Erdogan entend démontrer la vitalité de l’industrie de défense turque

À l’occasion du sommet de l’OTAN organisé en Turquie les 7 et 8 juillet, le président turc veut vanter les mérites de son industrie de défense. Les drones sont notamment devenus l’image de marque de la Turquie. En mai 2026, Safran a ainsi signé un partenariat stratégique pour doter les drones turcs du système électro-optique de pointe Euroflir. Le partenariat portait aussi sur le codéveloppement de capteurs, de systèmes de navigation et d’armement guidés. Rappelons enfin que Ankara lorgne du côté des Etats-Unis pour développer son futur avion de combat Kaan.

Drones militaires : la France veut refaire son retard et mise sur l’automobile

Renault prépare la fabrication en série de drones en ayant déjà signé des partenariats avec les groupes français Turgis Gaillard et Thales. Concrètement, Renault prévoit de produire jusqu’à 600 drones militaires par mois d’ici fin 2026 avec Turgis Gaillard. À partir de 2027, la cadence pourrait atteindre 1 000 drones kamikazes Toutatis par mois dans le cadre de son partenariat avec Thales. L’atelier du Mans pourrait assurer cette production tandis que certains composants, comme les moteurs, seraient produits à Cléon en Normandie.

La DGA se lance dans un vaste plan de transformation

Alexandre Lahousse, directeur général adjoint de la DGA, a détaillé le nouveau plan de transformation de la DGA visant à livrer plus et plus vite, à imposer ses choix techniques à l’industrie, et à accroître ses exigences sur les prix, d’où la naissance d’un nouveau département de cost-killing. Enfin, il s’agit d’augmenter son recours aux outils européens, au-delà de la BITD nationale. Le directeur général adjoint a ainsi demandé la création d’un plateau Europe. Il a enfin insisté sur le fait de permettre aux start-ups et PME d’accéder plus facilement à des moyens d’essais exceptionnels.

Sommet de l’OTAN à Ankara : 40 Md$ de contrats d’armement annoncés

Lors du sommet de l’OTAN le 7 juillet à Ankara, le secrétaire général Mark Rutte a annoncé une série de contrats d’armement, dont un investissement de 40 Md$ sur 5 ans contre les drones. Airbus livrera un dixième A330 MRTT, rapprochant la flotte de son objectif de 12 appareils, et un projet multinational autour de l’A400M a été confirmé. Norvège, Finlande, Allemagne et Danemark ont signé une lettre d’intention pour 5 drones MQ-4C Triton de Northrop Grumman. Saab pourrait livrer ses GlobalEye dès 2030, entre 400 et 450 M$ l’unité. Enfin, Lockheed Martin étudie un centre de maintenance PAC-3 en Europe.

Thales investit 830 à 850 M€ pour accélérer sa production militaire

Thales va investir entre 830 et 850 M€ en 2026 dans ses usines européennes (France, Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas, Allemagne), soit 40 % de plus qu’en 2024, et recruter plus de 9 000 personnes, dont 70 % en Europe. La production de radars Ground Master a quadruplé entre 2021 et 2025, tout comme celle des munitions de La Ferté-Saint-Aubin. Les roquettes guidées laser d’Herstal (Belgique) seront multipliées par 5 d’ici fin 2026, et la production du système SAMP/T par 2. Thales prévoit aussi l’acquisition d’Exail Technologies pour renforcer ses capacités en guerre sous-marine.

Airbus, ArianeGroup et MBDA défileront pour la première fois le 14 juillet

Une centaine de réservistes d’Airbus et de ses coentreprises ArianeGroup et MBDA, réunis au sein du GREADS (créé en 2001), participeront le 14 juillet au défilé militaire des Champs-Élysées, une première pour une entreprise privée. Le groupe équipe les forces françaises d’avions A400M, d’hélicoptères et d’avions ravitailleurs MRTT, tandis que MBDA fournit les systèmes de missiles français et qu’ArianeGroup produit les missiles balistiques M51 de la Force océanique stratégique.

Safran fournit le système de guidage du missile ukrainien Flamingo

Le fabricant ukrainien Fire Point a révélé, lors du salon Eurosatory, que son missile de croisière FP-5 Flamingo (charge de 1 150 kg, portée de 3 000 km, environ 30 exemplaires produits par mois) intègre un système de guidage fourni par Safran. Le groupe français a confirmé, via sa filiale Safran.AI (ex-Preligens), fournir à d’autres opérateurs ukrainiens des équipements de navigation, des systèmes électro-optiques et des solutions d’aide au renseignement, sans détailler le système livré à Fire Point. Cette coopération pourrait bénéficier au projet français Chorus, confié par le ministère des Armées à Turgis Gaillard et au constructeur automobile Renault, visant le développement d’un « équivalent du Flamingo ukrainien », mais avec des performances moindres.

Lockheed Martin appelé à tripler sa production de missiles Patriot avec l’aide des Européens

Donald Trump a autorisé, lors du sommet de l’OTAN à Ankara, la production sous licence de missiles Patriot en Ukraine et en Europe. Lockheed Martin, chef de file des missiles de dernière génération Patriot Advanced Capability-3 PAC-3 (environ 4 M$ l’unité), s’est engagé à porter sa production de 600 unités en 2025 à 2 000 en 2033. Le Pentagone a notamment passé une commande initiale de 4,7 Md$. Une coentreprise avec Rheinmetall doit prochainement ouvrir un centre de maintenance européen. L’Allemagne, la Pologne et l’Ukraine ont demandé à produire des PAC-3 ; la filiale allemande de MBDA fabrique déjà des PAC-2 sous licence RTX depuis fin 2023.

Robotisation militaire : un rapport sénatorial alerte sur le retard français

Dans un rapport intitulé « La guerre des drones : l’urgence d’un sursaut stratégique français », adopté à l’unanimité par la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat, les sénateurs Ronan Le Gleut, Hélène Conway-Mouret et Étienne Blanc jugent que « la France n’est pas prête à la guerre des robots ». Ils pointent des volumes de drones insuffisants et des lacunes dans les drones tactiques, munitions téléopérées et la lutte anti-drones. Ils appellent à faire de la robotisation la colonne vertébrale du modèle d’armée français.