À Besançon, Zeta-SE développe des solutions de maîtrise des vibrations
Zeta-SE, société créée à Besançon en 2025, développe des solutions de contrôle vibro-acoustique qui suscitent l’intérêt des secteurs de la défense, du ferroviaire et de l’aéronautique. L’innovation développée par la startup repose sur un réseau de petits absorbeurs métalliques réglables, répartis en différents endroits de la structure d’accueil. Le système conserve son efficacité quelles que soient les variations de température. Sa conception facilite son intégration dans des systèmes industriels complexes. Labellisée Deeptech par Bpifrance début 2026 et dotée d’une bourse French Tech Emergence de 90 000 €, la startup a déposé un premier brevet visant à standardiser sa solution. Elle a rejoint StartAir, le club des startups du GIFAS.
Acquisition d’Exail Technologies : les discussions avec Safran ont pris fin ; Thales annonce un accord avec la famille Gorgé
Thales annonce, ce lundi 6 juillet 2026, avoir signé un accord engageant avec la famille Gorgé pour l’acquisition de sa participation de 35,51% dans Exail Technologies, en vue d’acquérir l’intégralité du capital par le biais d’une offre publique d’achat obligatoire. La finalisation de l’acquisition de la participation de la famille Gorgé est prévue d’ici le 3ème trimestre 2027. Une fois cette prise de participation réalisée, Thales déposera une offre publique d’achat obligatoire portant sur 100% des actions d’Exail, avec une clôture prévue début 2028 au plus tard, indique le groupe. Safran, qui avait confirmé le 26 juin 2026 être entré en négociations exclusives concernant une éventuelle acquisition d’Exail Technologies, a indiqué que ces négociations avaient pris fin le 3 juillet sans aboutir à un accord.
Daher inaugure un nouveau centre de services aéronautiques à Jonzac
Daher a inauguré un nouveau centre dédié aux pièces de rechange, à la maintenance, à la révision d’équipements et à la logistique, situé dans l’aéroport de Jonzac-Neulles (LFCJ), en Charente-Maritime. Cette implantation renforce les capacités de support de l’entreprise pour une large gamme d’aéronefs, des hélicoptères et avions d’entraînement jusqu’aux avions d’aviation générale. Le nouveau centre, implanté dans un bâtiment de 6 000 m², remplace l’ancienne implantation de Daher Aircraft à Merpins, à 25 kilomètres plus au nord. Le nouveau centre emploie actuellement 32 personnes transférées depuis l’ancienne implantation de Merpins. Les effectifs devraient atteindre environ 40 personnes d’ici la fin de l’année.
L’A320neo a permis à Brussels Airlines de réduire de 50 % les nuisances sonores de sa flotte
Brussels Airlines annonce avoir réduit de 50% les nuisances sonores de sa flotte depuis 2014, principalement grâce à l’introduction de l’A320neo et au retrait progressif des appareils plus anciens. Brussels Airlines a constaté une réduction de sa consommation de carburant allant jusqu’à 20 % , une réduction des émissions de CO2 et une diminution de 50 % du bruit par rapport aux appareils de la génération précédente de type A320ceo. Le nouveau monocouloir remplace progressivement les anciens A319/320, tout en offrant plus de sièges, ce qui permet de réduire la consommation de carburant par passager d’environ 30 %. Brussels Airlines a déjà réceptionné 8 A320neo depuis 2023, et son carnet de commandes prévoit à terme 13 exemplaires de ce type.
Menaces sur l’approvisionnement en semi-conducteurs en Europe d’ici 2031
Une note de la Chips Diplomacy Support Initiative (initiative de soutien à la diplomatie des puces électroniques), publiée jeudi 2 juillet 2026 en collaboration avec l’Institut Montaigne, indique que l’approvisionnement en semi-conducteurs de l’Europe « court un risque élevé de grave perturbation au cours des cinq prochaines années ». Une combinaison de menaces géopolitiques, géoéconomiques et juridiques, associée à des faiblesses internes de l’Union européenne, risque de compromettre la compétitivité de l’écosystème européen des semi-conducteurs avant la fin de l’année 2031, selon le rapport. Les semi-conducteurs représentent une industrie stratégique. Les secteurs de l’électronique, du spatial ou de la défense dépendent de l’approvisionnement en puces. En 2025, l’Europe n’a produit que 7 % des semi-conducteurs à l’échelle mondiale.
Souveraineté économique : « Moins de 2 % des dépendances critiques de la France à l’avenir sont sur l’écran radar des politiques économiques »
Alors que le ministère des Affaires étrangères a élargi son champ d’action à la souveraineté économique, intégrant des secteurs stratégiques comme le nucléaire, l’intelligence artificielle ou le spatial, Lionel Fontagné, directeur de l’i-MIP (Institut des politiques macroéconomiques et internationales) expose les résultats d’une étude menée par l’institut. Celle-ci révèle que moins de 2 % des dépendances critiques futures de la France sont actuellement prises en compte par les politiques économiques. La France est passée d’une situation d’interdépendance à une situation de dépendance économique dans plusieurs secteurs. C’est la conjonction de décisions microéconomiques optimales prises par des firmes individuelles qui crée la dépendance macroéconomique : le meilleur fournisseur au niveau international et le moins onéreux sera choisi par tous les opérateurs dans un secteur. « Ce phénomène est aggravé par le fractionnement international des chaînes de valeur : l’interruption d’un approvisionnement à un maillon de la chaîne crée des difficultés en cascade. », souligne Lionel Fontagné.
L’État lance le nouveau volet industriel de France 2030 régionalisé
L’annonce a été faite le 6 juillet chez SEW-Usocome, entreprise spécialisée dans la fabrication de moteurs électriques, motoréducteurs et solutions d’entraînement pour l’industrie, à Mommenheim dans le Bas-Rhin, par Sébastien Martin, le ministre délégué chargé de l’Industrie. L’objectif, avec ce dispositif doté de 8 millions d’euros, est d’accompagner les projets de modernisation des TPE, PME et ETI industrielles du Grand Est.
Le Beluga ST, l’avion-cargo d’Airbus, a cessé ses opérations après trente ans de service
Surnommé la baleine volante, le Beluga ST d’Airbus, chargé de transporter de grandes pièces d’aéronefs entre les usines européennes du constructeur, a tiré sa révérence. Seuls cinq exemplaires avaient été produits entre 1992 et 2000. Le dernier vol de ce géant des airs remonte au 29 janvier 2026. Un exemplaire a été transféré au musée Aéroscopia de Toulouse le 24 juin dernier et est maintenant visible par le grand public. Désormais, le BelugaXL prend le relais en présentant 40 % de volume supplémentaire et en étant capable de transporter deux ailes d’A350 en un seul vol.
Le CFM56 demeure le moteur d’avion le plus vendu au monde
Développé à partir de 1971 par la Snecma devenue Safran et General Electric, le CFM56 a été produit à environ 33 000 exemplaires pour 1,36 milliard d’heures de vol cumulées et plus de 600 compagnies aériennes en ont été clientes. Il équipait principalement les Airbus A320 et les Boeing 737. Sa production a cessé au début des années 2020, étant remplacé par le LEAP. Désormais, Safran et General Electric, à travers le programme RISE, visent une réduction de plus de 20 % de la consommation de carburant ainsi que des émissions de CO2.
Airbus a livré 89 appareils en juin, 351 depuis le début de l’année 2026
Airbus a livré 89 avions commerciaux à 49 clients en juin 2026, contre 81 en mai et 63 en juin 2025, et enregistré 71 commandes brutes. Sur le premier semestre, l’avionneur totalise 351 livraisons à 77 clients, soit 45 de plus qu’un an plus tôt, malgré un début d’année pénalisé par le manque de moteurs PW1100G-JM de Pratt & Whitney. Le groupe, dirigé par Guillaume Faury, maintient son objectif de 870 livraisons pour 2026, contre 793 en 2025, un niveau supérieur à celui de 2019 (863 appareils) avant la pandémie.
Le Comac C919 peine à ébranler le duopole Airbus-Boeing
Le constructeur chinois Comac a livré 15 avions C919 en 2025, contre 793 pour Airbus et 600 pour Boeing, mais revendique 989 commandes, devançant les 645 commandes d’Airbus en Chine. Le C919 n’est certifié qu’en Chine ; sa certification européenne, engagée en 2019 auprès de l’EASA, nécessitera encore 3 à 6 ans selon l’agence. « Comac est au défi de faire monter en maturité industrielle son propre écosystème », souligne Marc Durance (Indefi). L’avionneur vise 28 à 33 livraisons en 2026, 150 d’ici 2030, et pourrait atteindre 10 % du marché mondial à terme selon Pascal Fabre (AlixPartners).
Le groupe tchèque CSG prêt à racheter le Français Dixi Microtechniques
Le milliardaire tchèque Michal Strnad, fondateur du groupe d’armement CSG, serait « prêt à racheter » Dixi Microtechniques, fabricant de fusées de munitions installé à Chaudfontaine (Doubs), filiale du groupe suisse Dixi. Le ministère de l’Économie indique « étudier ce dossier avec attention et sérieux » dans le cadre du contrôle des investissements étrangers. CSG, second fabricant européen de munitions derrière Rheinmetall, a réussi son entrée en Bourse à Amsterdam début 2026.
Odyssée Technologies rachète la PME alsacienne SMES
Le groupe franc-comtois Odyssée Technologies, spécialisé dans la mécanique de précision aéronautique (20,8 M€ de chiffre d’affaires en 2025, dont 70 % dans l’aéronautique), a signé un compromis pour acquérir 100 % de la société alsacienne SMES, basée à Wittelsheim. Cette PME de 40 salariés, spécialisée dans l’usinage, le tournage et le fraisage, a réalisé 5,4 M€ de chiffre d’affaires. Il s’agit de la première opération de croissance externe du groupe depuis son introduction en Bourse fin 2024. Odyssée Technologies emploie désormais 175 salariés.
Collins Aerospace inaugure un centre d’ingénierie dédié aux inverseurs de poussée électriques
Collins Aerospace (groupe RTX) a mis en service le 9 juillet son centre d’excellence en ingénierie de Wolverhampton (Royaume-Uni), dédié à sa technologie elecTRAS d’actionnement électrique des inverseurs de poussée. Ce site collabore avec le siège Aerostructures de Chula Vista (Californie) et le centre de Solihull. La technologie elecTRAS supprime les interfaces hydrauliques et réduit de 15 à 20 % le poids du système d’actionnement de la nacelle. Déjà déployée sur l’Airbus A350, elle cumule plus de 15 millions d’heures de vol.