Projet de loi transparence salariale : les réactions CFDT, CGT et Unsa
11/09/2026
Jeudi 10 septembre, le projet de loi sur la transparence salariale a été présenté en Conseil des ministres. Pour la CFDT, “des garanties restent à obtenir” alors que les écarts de rémunération “restent massifs” entre hommes et femmes. D’autant que le premier syndicat du pays considère que “le texte ne va pas assez loin”. La CFDT s’oppose d’ailleurs au seuil de droit individuel à l’information et réclame que les branches puissent “construire des catégories de travail de valeur égale”.
Pour la CGT, ce projet de loi représente “une fausse égalité et un cadeau au patronat”. La confédération de Montreuil déplore que le calcul des écarts ait lieu uniquement tous les 3 ans dans les entreprises de plus de 250 salariés, ou encore l’absence de sanction des écarts eux-mêmes. De plus, ajoute la CGT, “le texte ne permet pas une implication renforcée des représentants du personnel” dans la définition des catégories de salariés, l’évaluation des écarts et les mesures de correction.
De son côté, l’Unsa salue “plusieurs avancées : la communication d’une fourchette de rémunération dès le recrutement et la possibilité pour chaque salarié d’obtenir des informations sur son niveau de rémunération, de le comparer aux rémunérations moyennes des femmes et des hommes exerçant un travail identique ou de valeur égale”.
En revanche, ce premier pas législatif doit permettre, pour l’Union syndicale, une négociation des classifications obligatoires dans les branches, une mesure des écarts de rémunération chaque année à compter de 50 salariés, une “correction rapide et effective des écarts constatés”.
Source : actuel CSE