ThrustMe substitue l’iode au xénon pour sécuriser les achats

ThrustMe, fondée par Ane Aanesland et Dmytro Rafalskyi, utilise de l’iode solide pour remplacer le xénon dans les systèmes de propulsion pour satellites, ce qui réduit le coût de la matière première par 100. Basée à Verrières-le-Buisson (Essonne), l’entreprise possède une chaîne d’approvisionnement à 80 % française, 95 % du chiffre d’affaires étant réalisé à l’export. Elle produit entre 400 et 500 systèmes de propulsion par an, et double sa cadence chaque année. « Le carnet de commandes est plein jusqu’à mi-2027. L’entreprise compte 60 salariés et doit doubler ses effectifs dans l’année », souligne Ane Aanesland.

Decision-achats du 20 avril 2026

Blue Origin a fait atterrir pour la première fois un propulseur New Glenn réutilisé

La fusée New Glenn de Jeff Bezos a réussi, le 19 avril, son premier lancement en réutilisant son premier étage. La mission était essentielle pour démontrer que cette fusée de 29 étages dispose d’une capacité de réutilisation fiable du booster et peut rivaliser avec la fusée Falcon 9 de SpaceX, de plus petit gabarit. Cette nouvelle mission vient conforter les ambitions de Blue Origin dans le cadre du programme lunaire Artemis de la NASA, l’entreprise étant en concurrence avec SpaceX pour les futurs alunisseurs de l’agence spatiale américaine.

Les Echos du 20 avril 2026

Flex, le satellite européen qui doit surveiller la santé cachée des plantes

Sur le site de Thales Alenia Space (TAS) à Cannes, le satellite Flex (Fluorescence Explorer), destiné à surveiller la santé des plantes, est soumis à des derniers tests avant son départ pour Kourou. TAS a été sélectionné par l’ESA pour mener cette mission. Flex s’appuiera sur un instrument innovant, nommé Floris, pour cartographier la fluorescence de la végétation terrestre afin de quantifier l’activité photosynthétique. Le lancement du satellite à bord d’une fusée Vega C est prévu à partir de septembre, depuis Kourou.

Le Figaro du 21 avril 2026

L’investissement spatial atteint un record au premier trimestre

Les investissements mondiaux dans le spatial ont atteint un record début 2026, avec 7,95 Md$ levés au 1er trimestre. Sur un an, le total grimpe à 18,8 Md$. L’intérêt des investisseurs est stimulé par les spéculations autour d’une éventuelle entrée en Bourse de SpaceX, perçue comme un événement majeur pour le secteur. L’Amérique du Nord domine largement, mais l’Europe progresse. Les capitaux se diversifient vers de nouveaux segments comme les infrastructures orbitales. Parallèlement, Amazon renforce la dynamique en annonçant le rachat de Globalstar, signe d’un marché en pleine expansion.

Zone Bourse du 21 avril 2026

Entretien avec Christophe Bruneau, PDG d’ArianeGroup

Christophe Bruneau, PDG d’ArianeGroup, évoque notamment la collaboration franco-allemande en matière de défense, et met en avant une capacité clé d’ArianeGroup, ses capacités de production de missiles balistiques conventionnels, dont il étudie la localisation en Allemagne. Il rappelle qu’Ariane 6 a été créé pour garder une autonomie d’accès à l’espace des Européens. « En 2026, nous voulons augmenter la cadence d’Ariane 6 entre 7 et 8 lanceurs. L’objectif est, après, de produire environ dix lanceurs lourds par an qui peuvent mettre chacun, avec un tir, plus de 30 satellites pour une constellation en orbite basse. C’est ce que nous faisons actuellement pour la constellation d’Amazon », détaille-t-il. Interrogé sur la concurrence représentée par SpaceX, il rappelle le rôle crucial d’Ariane 6 pour la souveraineté européenne : le lanceur représente « une voie indépendante pour lancer des satellites pour la recherche, les télécoms mais aussi le militaire ». Les clients de la filiale Arianespace soulignent sa fiabilité, rappelle également le dirigeant. « Demain, que ferez-vous si Ariane n’est pas là ? Les prix vont flamber. Nous demandons une préférence européenne pour les lancements institutionnels en Europe », insiste-t-il.

Les Echos du 23 avril 2026

La NASA dévoile Roman, son nouveau télescope

L’agence spatiale américaine a dévoilé son nouveau télescope, Roman, baptisé en l’honneur de l’astronome Nancy Grace Roman. Haut de plus de 12 mètres, équipé de panneaux solaires, de systèmes d’optiques et d’instruments scientifiques de haute précision, ce télescope a été développé pendant plus d’une décennie pour un coût dépassant les 4 Md$. Il « va offrir à la Terre un nouvel Atlas de l’univers », s’est félicité Jared Isaacman, administrateur de la NASA. Le lancement est prévu fin 2026 ou début 2027 à bord d’une fusée SpaceX.

Les Echos et Le Monde du 23 avril 2026

Segula Technologies prend en charge l’assemblage des satellites OneWeb pour Airbus

Airbus a choisi de s’associer à Segula Technologies pour assurer, dès cette année, la production en série de satellites destinés à la constellation OneWeb opérée par Eutelsat. Segula Technologies est désormais chargée de l’ensemble des activités d’assemblage, d’intégration et de test des satellites, sur une ligne dédiée située à Toulouse. Cette s’inscrit dans une dynamique plus large, notamment en préparation du programme IRIS2, le futur réseau spatial multi-orbital européen attendu à l’horizon 2030.

Electroniques du 23 avril 2026

Vers un retour à l’équilibre de Thales Alenia Space

Après 3 années de pertes (315 M€ entre 2023 et 2025), Thales Alenia Space se redresse progressivement et vise un retour à l’équilibre en 2026. La perte a été réduite à 86 M€ en 2025, avec une activité redevenue légèrement rentable. La croissance du chiffre d’affaires, portée par l’exécution de commandes récentes, confirme cette amélioration. La branche spatiale du groupe a bénéficié de l’ensemble des actions de redressement mises en place par la direction de Thales ces dernières années. Le groupe a aussi remporté plusieurs contrats majeurs, dont un satellite militaire pour le Luxembourg. Ce redressement intervient dans un marché des télécoms spatiaux en mutation, où la concurrence des mégaconstellations comme Starlink ou Kuiper oblige les acteurs à adapter leur modèle économique.

La Tribune du 23 avril 2026