La représentativité syndicale est fixée dans les sucreries et distilleries de la Réunion
11/05/2026
Un arrêté du 2 avril 2026, paru dans le Journal officiel du 7 mai, fixe la représentativité syndicale dans la convention collective départementale des sucreries et sucreries-distilleries de la Réunion (IDCC n° 0440).
Le poids des organisations représentatives est le suivant :
- la CFDT avec 48,52 % ;
- la CGT avec 43,56 % ;
- la CFE-CGC avec 7,92 %.
Pour la représentativité syndicale au niveau des conventions collectives nationales, vous pouvez retrouver les poids de chaque organisation dans notre infographie.
Source : actuel CSE
Infopro Digital (Le Moniteur, l’Usine nouvelle…) justifie un PSE par le recours à l’IA
11/05/2026
Lundi 4 mai, les élus CSE du Groupe Le Moniteur (magazines Le Moniteur, La Gazette des communes, etc.) et de Gisi (L’Usine Nouvelle, LSA, l’Argus de l’assurance, etc.) ont appris le projet de la direction du groupe Infopro Digital, qui contrôle les deux entités, de supprimer tous les postes de journalistes secrétaires de rédaction, soit 19 CDI. “Pour les remplacer, la direction annonce 5 nouveaux postes de chefs d’édition tenus de travailler avec l’intelligence artificielle sur un total de 26 titres”, s’indigne un communiqué intersyndical (SNJ, SNJ-CGT, CFDT, FO et Unsa).
Le groupe de presse, qui a été contraint par la justice d’ouvrir une information-consultation sur le projet de recours à l’IA, invoque désormais cette mutation technologique pour justifier ce PSE, déplorent les syndicats. Ceux-ci remarquent que les deux groupes (Moniteur et Gisi) ont réalisé 38 millions d’euros de bénéfices pour un chiffre d’affaires de 142 M€, “soit une marge de 27,1 %”.
Les syndicats ont lancé un mouvement de grève contre le PSE
Source : actuel CSE
1er mai : l’intersyndicale appelle les parlementaires à s’opposer au projet de loi
13/05/2026
L’intersyndicale a publié, mardi 12 mai, son premier communiqué commun sur le 1er mai. Alors que le projet de loi a été présenté en Conseil des ministres mais n’est pas encore à l’ordre du jour du Parlement, les huit organisations (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU, Solidaires) continuent de dénoncer “une première brèche” : “À chaque fois qu’un principe est entamé, les dérogations s’étendent progressivement jusqu’à devenir la règle”. Les syndicats déroulent leur argumentaire : il s’agit du seul jour férié et chômé lié à la commémoration de “conquêtes collectives” comme la fusillade de Fourmies le 1er mai 1891 (neuf morts dans une manifestation ouvrière pour la journée de huit heures) ou les événements de Haymarket.
L’intersyndicale dénonce l’extension de la dérogation au travail salarié que porte le projet de loi, les exploitants des commerces pouvant déjà ouvrir leurs portes le 1er mai sans leurs salariés. Quant à la limitation aux artisans boulangers et fleuristes, elle constitue selon eux une façade : “Des grands groupes (…) seraient demain nombreux à pouvoir se prévaloir de la nouvelle dérogation du fait de découpages fréquents en petites entités permettant d’entrer dans la catégorie dite artisanale”.
Ils critiquent également le volontariat du salarié : “Ajouté pour rassurer, il n’existe pas, du fait du lien de subordination inhérent au contrat de travail, d’autant plus dans les petites entreprises. (…) Les employeurs obligeront les salariés à travailler le 1er mai sous peine de licenciement, ou de non-recrutement pour les nouvelles et nouveaux salariés”.
L’intersyndicale semble en tout cas ouvrir désormais une période de lobbying parlementaire : elle appelle les députés et sénateurs “à s’opposer à toute tentative de remise en cause du 1er mai aux dépens des salariés mais aussi des petits commerces indépendants de proximité au profit des grand groupes, en rejetant le projet de loi présenté le 16 juin 2026”.
Source : actuel CSE