DEFENSE

L’Inde commence l’assemblage du prototype de l’AMCA, son avion de combat multi rôle de 5ème génération

L’entreprise d’état indienne HAL (Hindustan Aeronautics Ltd) a annoncé la fabrication du premier bord d’attaque du prototype de l’avion de combat multi rôle indien 5ème génération AMCA (Advanced Medium Combat Aircraft). Le premier vol est prévu « pour 2024-2025 avec une mise en production début 2030 », selon Air & Cosmos. L’AMCA, d’une masse de 25 tonnes, aura une charge utile interne de 1.5 tonne et une charge utile externe de 5.5 tonnes en addition de 6.5 tonnes de carburant. Il sera disponible en version furtive et non furtive. Concernant ses deux moteurs, ses variantes connaîtront deux étapes : une version MK1 équipée des moteurs GE414 qui équipent le LCA Tejas (génération précédente d’avions de combats indiens), puis une version MK2 équipée d’une motorisation plus puissante (110kN, légèrement en dessous du NGF). « Un accord de collaboration devrait être signé prochainement avec Safran ou Rolls-Royce pour le développement de ce moteur », souligne Air & Cosmos, qui rappelle que Safran a déjà travaillé avec HAL sur le développement du moteur Shakti de son hélicoptère ALH.

Air & Cosmos du 18 mars

Signature du nouveau contrat d’objectifs et de performance 2022-2026 entre le ministère des Armées et l’Onera

Florence Parly, ministre des Armées, et Bruno Sainjon, PDG de l’Onera, ont signé, le 3 mars dernier, le contrat d’objectifs et de performance (COP) de l’Onera, pour la période 2022-2026. Ce document, qui « reconnaît le succès de la transformation de l’Onera et la consolidation de son statut de partenaire clé du ministère des Armées et de l’industrie aéronautique et spatiale », est l’aboutissement d’un travail entamé dès 2020 entre l’Onera, l’Agence de l’innovation de défense (AID) et l’ensemble de ses partenaires institutionnels, académiques ou privés. Il en résulte neuf objectifs opérationnels, dont, notamment, « l’exploitation de la complémentarité de l’Onera et du CNES au bénéfice du secteur spatial ». Bruno Sainjon souligne que « le ministère des Armées confirme une nouvelle fois son soutien au développement de l’Onera, par le renouvellement de sa subvention précédemment réévaluée, complétée par le financement d’investissements tels que la modernisation des moyens de télédétection aéroportée ou de calcul intensif, ou encore la croissance de l’activité contractuelle du secteur Défense de l’Office ». Florence Parly a déclaré : « Ce contrat d’objectifs et de performance pour la période 2022-2026 illustre pleinement le soutien de l’État à l’Onera, en prévoyant une augmentation des moyens financiers qui lui seront alloués. Il conforte le rôle central de l’Office dans la recherche et le développement de la filière aérospatiale française, en pleine synergie avec l’industrie dont il contribue à l’excellence au niveau mondial. L’Onera contribue directement à notre souveraineté sur le long terme, non seulement pour la France mais également pour l’Europe. Avec ce contrat d’objectifs et de performance, l’Office se voit confirmé dans sa mission d’être au cœur des grands projets aérospatiaux ».

Le Journal de l’Aviation du 21 mars

Vente de Rafale et de frégates FDI : les PDG de Dassault Aviation et de Naval Group attendus ce jeudi en Grèce

Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, et Pierre-Eric Pommellet, PDG de Naval Group, sont attendus ce jeudi 24 mars en Grèce, pour signer les contrats de vente de 6 avions de combat Rafale et de 3 frégates de défense et d’intervention (FDI). La ministre française des Armées, Florence Parly, devrait participer à la cérémonie de signature. La Grèce avait annoncé en septembre dernier la commande de 6 Rafale supplémentaires à la France, venant s’ajouter aux 18 préalablement commandés, ainsi que celle de 3 frégates FDI. Le Parlement grec avait validé, le 15 février dernier, les deux nouveaux contrats avec la France, pour une valeur de 4 Md€.

La Tribune du 21 mars

Dassault Aviation poursuit sa collaboration avec l’ISAE-SUPAERO sur la chaire de recherche « Conception et Architecture de Systèmes Aériens Cognitifs »

Suite à de premiers résultats prometteurs, Dassault Aviation et l’ISAE-SUPAERO annoncent le renouvellement de leur partenariat pour trois années supplémentaires pour la chaire de recherche et de formation « Conception et Architecture de Systèmes Aériens Cognitifs » (CASAC). Cette chaire, créée en 2016, vise à repenser la relation entre les équipages et les systèmes utilisés dans l’aviation. Les principaux axes de recherche concernent « la neuroergonomie, l’autonomie décisionnelle des systèmes automatisés et l’ingénierie système ». La chaire a pour objectif « d’étudier différents aspects de la collaboration entre l’homme et la machine. L’enjeu est de rendre les opérations aériennes civiles et militaires plus sûres, plus robustes et plus efficaces, tout en garantissant une maîtrise complète aux équipages », précise Dassault Aviation. « Dassault Aviation se sent tout particulièrement concerné par les problématiques d’interaction Homme-Machine car l’aviation militaire est très exigeante en raison de la diversité et de l’imprévisibilité des missions, qui induisent une gestion tactique complexe. L’enjeu est de fournir à l’Humain tous les services lui permettant d’assurer la responsabilité de cette gestion. C’est pour cela que nous collaborons avec l’ISAE-SUPAERO afin d’identifier les phénomènes qui vont jouer sur la performance de la collaboration entre les équipages et leurs machines », affirme Jean-Louis Gueneau, coordinateur des aspects scientifiques de la chaire chez Dassault Aviation.

Zone-Bourse.com du 22 mars

Les missiles hypersoniques russes en cinq questions

Les Echos consacrent un article aux nouveaux missiles hypersoniques que la Russie a déclaré avoir utilisé à deux reprises ce week-end en Ukraine. Ces missiles peuvent se déplacer et maintenir des vitesses supérieures à Mach 5, c’est-à-dire cinq fois la vitesse du son : autour de 6 000 km/h minimum. Ces armes, très rapides, le sont toutefois moins que les missiles balistiques traditionnels, qui volent jusqu’à Mach 20. En revanche, elles sont capables de changer de cap et d’altitude à très haute vitesse, ce qui les rend difficilement détectables, et manœuvrables sur la quasi-totalité de leur vol. Leur mise en service a conduit d’autres pays à accélérer leurs programmes hypersoniques, entraînant une course aux armements dans ce domaine. Les Etats-Unis ont annoncé un programme pour se doter de tels missiles. La Corée du Nord a dit en développer et en avoir testé. La Chine a mené en août 2021 un essai de planeur hypersonique, capable de se déplacer à une vitesse supérieure à Mach 5 (soit plus de 6 000 km/h), qui a fait le tour de la Terre en orbite avant de descendre vers sa cible.

Les Echos du 22 mars

En Europe, les industries de Défense se préparent à la hausse des commandes

De nombreux gouvernements européens ont annoncé de fortes augmentations de leurs budgets militaires, comme l’Allemagne (+ 100 Md€) et la Suède, qui passera ses dépenses de 1,3% à 2% du PIB et envisage une intégration dans l’OTAN, de même que la Finlande. En France, la Loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025 prévoit de porter son effort de 40,9 Md€ cette année à 50 Md€ en 2025 (soit 2,5 % du PIB), à raison de 3 Md€ supplémentaires par an. Cette loi pourrait être suivie d’une programmation plus ambitieuse à partir de 2025, Emmanuel Macron ayant annoncé, le 2 mars, qu’il « amplifiera l’investissement dans la Défense ». La base industrielle et technologique de défense (BITD) française devrait connaître une forte augmentation des commandes, en particulier Dassault Aviation (Rafale), Airbus Defence and Space (avions de combat et de transport, drones), Thales (radars, sonars, cybersécurité…), Nexter (blindés et armement terrestre…), MBDA (missiles), Naval Group (frégates, sous-marins…) et les milliers de PME et d’ETI qui fournissent les armées. « Nous sommes aux côtés de la France qui poursuit un double effort, à la fois capacitaire et technologique, face à des menaces croissantes et de plus en plus complexes », explique Philippe Keryer, Directeur général adjoint Stratégie, Recherche et Technologie. Conserver les compétences et attirer des jeunes est « crucial », estime Pierre-Eric Pommellet, PDG de Naval Group, qui rappelle que « certains métiers sont en tension ». Pour la première fois, l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) est présidée par un dirigeant du secteur, Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation.

Le Monde du 23 mars

La France a testé avec succès son missile nucléaire modernisé ASMPA

La France a effectué avec succès, mercredi 23 mars, le tir de qualification du missile stratégique air-sol moyenne portée amélioré (ASMPA) rénové, dépourvu de sa charge militaire. Ce missile entre dans la composante aérienne de la dissuasion française, a indiqué la ministre des Armées, Florence Parly. « Le missile, développé par MBDA, a été tiré par un Rafale qui a décollé de la base aérienne 120 de Cazaux », dans le sud-ouest de la France, précise le ministère des Armées. « Ce succès marque l’entrée en phase de production du missile ASMPA rénové, prérequis avant sa mise en service dans les Forces aériennes stratégiques de l’armée de l’Air et de l’Espace et dans la Force aéronavale nucléaire de la Marine nationale ». Le missile ASMPA a été mis en service en 2009 et doit être remplacé à l’horizon 2035 par un système air-sol de nouvelle génération (ASN4G). La France est le seul pays de l’Union européenne doté de l’arme nucléaire, pouvant être employée soit par les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), soit par les avions Rafale équipés des ASMPA, rappelle Le Figaro.

Le Figaro du 24 mars

Remontée en puissance de l’armée française : les priorités pour faire face à la haute intensité

Le Point dresse un état des lieux des forces armées françaises. « La défense a été restructurée au fil des ans en fonction des conflits les plus probables », analyse le magazine, ce qui entraîne certaines « failles », notamment en cas de conflit de haute intensité. L’article détaille cinq priorités en matière d’autonomie stratégique : les armes antisatellites, les avions de transport stratégique, les hélicoptères de manœuvre et d’assaut, les missiles antiradars et les avions de reconnaissance stratégique. La ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé en 2019 un changement de doctrine en matière d’armes antisatellites : « Si nos satellites sont menacés, nous envisagerons d’éblouir ceux de nos adversaires », avait expliqué la ministre. « Nous nous réservons le moment et les moyens de la riposte : cela pourra impliquer l’emploi de lasers de puissance déployés depuis nos satellites ou depuis nos nanosatellites patrouilleurs ». L’Onera, notamment, travaille sur de futures armes laser antisatellites. En ce qui concerne les avions de reconnaissance stratégique, la Direction générale de l’armement (DGA) a notifié en 2019 le programme d’avions de renseignement stratégique Archange (Avion de Renseignement à CHArge utile de Nouvelle GEnération). Celui-ci reposera sur trois Falcon 8X de Dassault Aviation, équipés d’une Capacité universelle de guerre électronique (CUGE) développée par Thales.

Le Point du 24 mars

La France, 3ème exportateur mondial d’armement

Selon le Stockholm Institute (Sipri), la France est devenue le 3ème exportateur d’armement sur la période 2017-2021. La France a représenté 11% des exportations mondiales d’armes en 2017-2021, augmentant ses exportations de 59% entre les périodes 2012-2016 et 2017-2021. C’est le pays dont les ventes militaires à l’international ont le plus progressé. L’Inde, le Qatar et l’Égypte, trois pays clients de l’avion de combat Rafale, ont concentré 56% des exportations françaises entre 2017 et 2021. Les États-Unis sont en 1ère place mondiale, avec une augmentation de 14% des exportations d’armes entre 2012-2016 et 2017-2021, leur part mondiale passant de 32% à 39%. La Russie (19% du marché mondial, contre 24% sur la période précédente) est en 2nde position mais ses ventes ne cessent de reculer (-26% entre 2017 et 2021 ; autant entre 2012 et 2016). L’isolement de la Russie depuis son invasion de l’Ukraine et les conséquences des sanctions occidentales risquent de pénaliser davantage son industrie de l’armement, observe le Sipri. La Chine (4,6% des exportations mondiales) et l’Allemagne (4,5 %) sont en 4ème et 5ème place. Les cinq premiers pays ont représenté 77% des ventes internationales. Au total, relève le Sipri, les ventes de matériels militaires à l’international ont reculé de 4,6% sur la période 2017-2021 par rapport au quinquennat précédent, mais sont en hausse de 3,9% par rapport à la période 2007-2011. Cette tendance à la hausse devrait se confirmer dans les années à venir, les pays relevant leur niveau de défense.

Le Figaro et BFM Business du 24 mars